Critique: Alliés

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Titre original Allied
Réalisation Robert Zemeckis
Scénario Steven Knight
Sociétés de production GK Films
New Regency Pictures
Paramount Pictures
20th Century Fox
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre drame
Durée 124 minutes
Sortie 23 novembre 2016

Casablanca 1942.  Au service du contre-espionnage allié, l’agent Max Vatan rencontre la résistante française Marianne Beauséjour lors d’une mission à haut risque. C’est le début d’une relation passionnée. Ils se marient et entament une nouvelle vie à Londres. Quelques mois plus tard, Max est informé par les services secrets britanniques que Marianne pourrait être une espionne allemande. Il a 72 heures pour découvrir la vérité sur celle qu’il aime.

Depuis qu’il en a eu terminé avec sa série de films d’animations avec « le Drôle de Noël de Scrooge », Zemeckis semble avoir, avec « Flight », « The Walk » et maintenant « Alliés », décidé de revenir à un Cinéma plus adulte. Après un début surprenant, avec notamment le drôle d’accent québecois de Brad Pitt et une photo parfois déstabilisante, qu’on aurait aimé moins « numérique », la magie opère. La première partie du film nous montre l’opération menée par deux espions, Max Vatan et Marianne Beauséjour, obligés de « jouer » un couple. Dans la seconde partie, la plus passionnante et la plus réussie, le couple est devenu un « vrai » couple et Marianne est suspectée d’être une espionne allemande. Max va alors tenter de savoir si le jeu de rôles perpétuel a aussi touché son couple. Suspense hitchcockien très bien mené, « Alliés » possède aussi ce cachet du grand Cinéma hollywoodien classique que l’on aime et Marion Cotillard continue de faire taire ses détracteurs; son rôle plein de mystère et de nuances est fait pour elle. Zemeckis s’offre même quelques grands moments de mise en scène, comme cette scène d’amour dans une voiture en pleine tempête de sable et prouve qu’il est plus qu’un faiseur mais un maître!

4.5

 

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« Alliés », la bande-annonce du nouveau Zemeckis !

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LE SYNOPSIS

Casablanca 1942.  Au service du contre-espionnage allié,
l’agent Max Vatan (Brad Pitt) rencontre la résistante française Marianne Beauséjour (Marion Cotillard) lors d’une mission à haut risque.
Réunis quelques mois plus tard à Londres, leur relation est mise en péril par des tensions liées à la guerre.

 

C’est le 23 novembre prochain que sortira le prochain film de Robert Zemeckis avec un duo des plus glamours: Brad Pitt et Marion Cotillard! On a hâte!

Critique Dvd: Vue Sur Mer

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Titre original By the Sea
Réalisation Angelina Jolie
Scénario Angelina Jolie
Acteurs principaux
Sociétés de production Jolie Pas
Pellikola
Plan B Entertainment
Universal Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame
Sortie 9 décembre 2015

LE FILM:

2.5

Roland, un écrivain américain, et sa femme Vanessa débarquent dans une station balnéaire, en France, dans les années 70. Le couple semble en crise. Tandis qu’ils se rapprochent d’autres touristes, comme Léa et François, jeunes mariés en vacances, et d’habitants, comme Michel et Patrice, Roland et Vanessa affrontent leurs propres difficultés.

Après « Au pays du sang et du miel » et « Invincible », Angelina Jolie passe à nouveau derrière la caméra pour mettre en scène son couple, même s’il n’y a rien d’autobiographique dans « Vue sur mer ». Oui, le film est parfois maladroit et même par moments ridicule mais la réalisatrice ne mérite pas la lapidation malgré tout. En effet, malgré les clichés, le portrait de ce couple d’Américains en crise est touchant et même envoûtant par le mystère qu’il dégage. Mais surtout, ce qui est largement à souligner, c’est l’originalité de la démarche et le pari osé lancé par Angelina Jolie. Qu’en 2015, une femme réussisse à emmener un grand studio dans un film presque théâtral de deux heures sur un couple qui observe ses voisins, qui plus est avec un casting de seconds rôles français (Mélanie Laurent, Melvil Poupaud, Niels Arestrup, Richard Bohringer)  est assez dingue pour être souligné!

TECHNIQUE:

4

Correct pour le support!

BONUS:

1

Une section de scènes coupées et c’est tout!

VERDICT:

2.5

Un huis-clos amoureux audacieux à défaut d’être vraiment réussi!

Disponible en DVD (12.99 euros) chez Universal Pictures

 

 

Critique Dvd: 12 Years a Slave

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  • Réalisé par :
    Steve McQueen (réal)
  • Avec :
    Chiwetel Ejiofor, Michael Fassbender, Benedict Cumberbatch…
  • Durée :
    2h13min
  • Pays de production :
     Etats-Unis
  • Année de production :  2014
  • Titre original : 12 Years a Slave
  • Distributeur :
    Mars Distribution

LE FILM: 9/10

La critique est ici

TECHNIQUE: 8/10

Sans problème, impeccable pour le support!

BONUS: 3/10

Outre la bande-annonce, on trouve un mini making of ainsi qu’un très court module sur la musique. Un peu court pour un tel film…

VERDICT: 9/10

L’un des grands films de l’année, indispensable malgré une édition un peu limitée!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (24.99 euros) chez FranceTV Distribution


Critique Bluray: Funny Games US

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  • Réalisé par :
    Michael Haneke
  • Avec :
    Naomi Watts, Tim Roth, Michael Pitt…
  • Durée :
    1h51min
  • Pays de production :
     américain
  • Année de production :  2007
  • Titre original : Funny Games
  • Distributeur :
    Les Films du Losange

LE FILM: 8/10

Ann, George et leur fils Georgie sont en route vers leur résidence secondaire pour y passer l’été. Leurs voisins, Fred et Eva, sont déjà arrivés et ils décident de se retrouver tous le lendemain matin pour une partie de golf. Tandis que son mari et son fils s’affairent sur leur voilier récemment remis en état, Ann commence à préparer le dîner. Tout à coup, elle se trouve face à face avec un jeune homme extrêmement poli, Peter, un des invités de ses voisins, venu, à la demande d’Eva, lui emprunter quelques oeufs. Ann s’apprête à les lui donner quand soudain, elle hésite. Comment Peter est-il entré dans leur propriété ? Les choses prennent vite un tour étrange et débouchent sur une explosion de violence…

Dix ans après Funny Games, Michael Haneke réalise le remake américain de son propre film. Reprenant presque plan par plan l’original, ce Funny Games US a pour principal intérêt son casting absolument parfait avec Naomi Watts et Tim Roth en victimes et les inquiétants Brady Corbet et Michael Pitt en tortionnaires. Haneke nous jette à la face l’un des films les plus violents et dérangeants que le cinéma nous ait donné: sans explication, à base de longs plans séquences, on assiste au calvaire d’une famille bourgeoise par deux jeunes de la même classe sociale mais qui semblent avoir muté, dégénéré! Si la petite famille prenait plaisir à jouer à des devinettes musicales, les deux jeunes s’amusent d’une manière bien plus cruelle!

Etouffant, choquant, déstabilisant et désespéré, le film d’Haneke ne risque pas de laisser insensible!

TECHNIQUE: 8/10

Une copie immaculée avec toutefois un léger grain qui n’entache en rien le plaisir de visionnage.

BONUS: 0/10

Rien!

VERDICT: 8/10

Un cauchemar terrifiant!

Disponible en bluray (14.99 euros) chez Warner Bros

CRITIQUE: 12 YEARS A SLAVE

12 YEARS A SLAVE

Les États-Unis, quelques années avant la guerre de Sécession. Solomon Northup, jeune homme noir originaire de l’État de New York, est enlevé et vendu comme esclave. Face à la cruauté d’un propriétaire de plantation de coton, Solomon se bat pour rester en vie et garder sa dignité. Douze ans plus tard, il va croiser un abolitionniste canadien et cette rencontre va changer sa vie…

Si Tarantino avait évoqué la question de l’esclavage dans son dernier film, Django Unchained, c’était presque au second degré, voire dans un registre cartoonesque, ce que n’avait pas manqué de lui reprocher Spike Lee. Pour son troisième film, Steve MacQueen aborde le sujet, mais de manière totalement frontale. S’inspirant des mémoires de Solomon Northup, il nous parle donc de l’esclavage et précisément de l’enlèvement de Noirs libres pour en faire des esclaves. Il en profite pour rajouter une pierre à son oeuvre sur le thème du corps: après les corps ravagés par la faim de Hunger, le corps comme machine sexuelle dans Shame, le corps est ici exploité, frappé, scarifié, fouetté.  L’usage du flash-back nous montrant Solomon du temps de sa liberté renforce le contraste avec les scènes se déroulant au présent, où le héros a tout perdu jusqu’à son nom. MacQueen n’hésite pas non plus à étirer ses scènes notamment les scènes de sévices mais sans chercher le spectaculaire. Par ce procédé, il tente de faire ressentir le quotidien de ces hommes et femmes mais aussi d’éviter tout manichéisme.

Lors d’une des scènes les plus éprouvantes, Solomon est pendu par un Blanc, assez bas pour que la pointe de ses pieds touche le sol boueux et que l’agonie soit plus lente. Filmée en plan fixe, la scène dure. Quand les Blancs sont partis, l’homme est seul à se débattre puis, petit à petit, d’autres esclaves entrent dans le champ, reprenant leurs activités comme si de rien n’était. MacQueen montre ainsi à quel point les esclaves étaient soumis, jusqu’à ignorer l’un des leurs en train de mourir. Les « maîtres » , quant à eux, ne sont pas tous dépeints comme des assassins: si le personnage interprété par Michael Fassbender est un monstre de cruauté, celui incarné par Benedict Cumberbatch, s’il profite du système, tente de se conduire humainement.

Traitant ainsi de son sujet de manière réaliste et juste, MacQueen jette à la face du spectateur ce morceau d’histoire prouvant que le Cinéma américain n’est pas qu’une usine à rêve mais sait affronter son histoire. Brillant et indispensable!

NOTE: 9/10

CRITIQUE BLURAY: WORLD WAR Z

917rWSnlT0L__SL1500_LE FILM: 6/10

La critique est ici: https://cinedingue.com/2013/07/10/critique-world-war-z/

Si la note est légèrement supérieure à celle de la critique lors de la sortie en salles, cela tient au fait que le bluray propose la version non censurée. Plus longue de 7 minutes, elle rend le film beaucoup moins édulcorée, apportant une bonne dose d’hémoglobine desespérément absente du montage salles. Même si cela ne fait pas du film un chef d’oeuvre, cela renforce le côté horrifique de l’affaire et ce n’est pas plus mal!

TECHNIQUE: 10/10

C’est parfait pour l’image épatante tout comme le son qui se montre carrément explosif!

BONUS: 8/10

Aussi bien sur le DVD que sur le bluray on trouve une featurette sur le roman et une autre sur le côté scientifique du film. En exclusivité sur le bluray, on trouve un making of en plusieurs parties qui montre le tournage de certaines choc du film!

VERDICT: 6/10

Un blockbuster horrifique à privilégier dans sa version non censurée!

Disponible en DVD (19.99 euros), bluray (24.99 euros) et bluray 3D (29.99 euros) chez Paramount Pictures dès le 20 novembre.