Critique Bluray: Comme un chien enragé

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Titre original At close range
Réalisation James Foley
Scénario Nicholas Kazan & Elliott Lewitt
Acteurs principaux
Sociétés de production Hemdale Film Corporation (en)
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre thriller
Durée 111 minutes
Sortie 14 janvier 1987

LE FILM:

4

Brad Jr. vient d’arrêter ses études et s’ennuie ferme dans sa petite ville de Pennsylvanie où il passe son temps à traîner avec son frère et ses amis. Lorsque son père, Brad Sr., refait surface après des années d’absence, il est immédiatement subjugué par cet homme devenu leader d’un gang local et décide de le suivre. Mais sa rencontre avec Terry, une jeune lycéenne, et l’attitude de Brad Sr., de plus en plus violent et intraitable, amènent Brad Jr. à vouloir prendre du recul vis-à-vis de son père et à monter son propre gang…

Tiré d’une histoire vraie, « comme un chien enragé » est le portrait d’une famille dysfonctionnelle dans l’Amérique profonde. Quand Brad Jr s rapproche de son père perdu de vue, c’est pour tomber dans les mêmes outrances que ce dernier. Si le scénario ne réserve que peu de surprises, on ne peut qu’être fasciné par la prestation d’un casting complètement fou: Christopher Walken incarne le père avec ce regard capable de passer de la tendresse à la folie, Sean et Chris Penn jouent les frangins et l’on peut suivre les premiers pas de kiefer Sutherland et Crispin Glover! Un plaisir!

TECHNIQUE:

4.5

Une copie remarquable à tous les niveaux!

BONUS:

3.5

On trouve ici une intéressante interview de James Foley. Dans cette belle édition concoctée par Carlotta, on trouve également le dossier de presse, l’affiche et quelques photos d’exploitation!

VERDICT:

4

Une belle édition pour un film d’acteurs!

Disponible en combo Bluray/dvd (27.99 euros) dès le 22 août chez Carlotta

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Critique bluray: Jersey Boys

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  • Film musical
  • Date de sortie :
    18 juin 2014
  • Réalisé par :
    Clint Eastwood
  • Avec :
    John Lloyd Young, Erich Bergen, Michael Lomenda…
  • Durée :
    2h15min
  • Pays de production :
    Etats-Unis
  • Année de production :  2014
  • Distributeur :
    Warner Bros Pictures France

LE FILM:

4

Quatre garçons du New Jersey, issus d’un milieu modeste, montent le groupe The Four Seasons qui deviendra mythique dans les années 60. Leurs épreuves et leurs triomphes sont ponctués par les tubes emblématiques de toute une génération qui sont repris aujourd’hui par les fans de la comédie musicale…

Si Jersey Boys n’est pas le plus grand film de Clint Eastwood, il est sans conteste un excellent cru! On connaissait l’amour de Clint pour la musique, notamment jazz, et il n’y a donc rien d’étonnant à le voir adapter une comédie musicale à succès. Véritable récit picaresque, chacun des membres du groupe s’adressant à son tour à la caméra, Jersey boys retrace donc la naissance et la carrière des Four Seasons, boys band avant l’heure! Le classicisme eastwoodien se fond ici à merveille dans ce biopic délicieusement vintage. Avec un casting entièrement composé des comédiens ayant joué le spectacle à Broadway, à l’exception de l’excellent Christopher Walken dans le rôle d’un parrain de la mafia et de Vincent Piazza (Boardwalk Empire), ce Jersey Boys offre un excellent divertissement, malin, élégant et dansant à souhait! Un régal!

TECHNIQUE:

4

Aucun souci! Un régal pour les yeux et les oreilles!

BONUS:

3.5

Outre un doc sur le film et l’adaptation, on trouve un court sujet sur l’un des comédiens qui joua le même rôle plusieurs dizaines d’années et un sujet sur le chorégraphie finale!

VERDICT:

4

Un excellent Eastwood à découvrir absolument!

Disponible en combo bluray/dvd/copie numérique (19.99 euros) chez Warner Bros

CRITIQUE BLU-RAY: LA PORTE DU PARADIS

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LE FILM: 9.5/10

La critique est ici: https://cinedingue.com/2013/07/08/critique-la-porte-du-paradis/

TECHNIQUE: 9/10

Si quelques défauts subsistent de-ci de-là, le principal est ailleurs: la définition est au top et le film a retrouvé ses couleurs perdues! L’herbe est enfin verte!

BONUS: 10/10

Sur le premier bluray on trouve les deux bandes-annonces ainsi qu’une courte présentation Michael « Freaky » Cimino et sur le second, une conversation de 50 mins entre Cimino et Michael Henry Wilson, des interviews de Isabelle Huppert, Kris Kristofferson, Jeff Bridges et David Mansfield et un court sujet sur la restauration impressionnante du film! Pour finir, un petit livret de 36 pages!

VERDICT: 9.5/10

Une très belle édition pour un film mythique!

Disponible en DVD (16.99 euros), blu-ray (19.99 euros) et coffret prestige avec le bluray, le DVD, la BO, la bible du tournage et autres goodies! (79.99 euros).

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CRITIQUE BLU-RAY: LES DERNIERS AFFRANCHIS

les_derniers_affranchisLE FILM: 5/10

Doc est à la sortie de la prison le jour de la libération de Val après 28 ans de détention. Très vite ils vont reconstituer le trio qu’ils formaient avec Hirsh. Mais Doc est chargé d’éliminer Val…

Voilà une excellente idée de réunir les trois stars oscarisées que sont Al Pacino, Christopher Walken et Alan Arkin! Dommage que le scénario des Derniers Affranchis ne soit pas à la hauteur de ces trois monstres sacrés. Ils se trouvent malheureusement contraints de parler de leurs problèmes d’érection durant la première moitié du film à tel point que ç’en devient gênant. Quant à l’intrigue principale sur l’élimination de Val, elle reste assez anecdotique et sans vraie surprise. Heureusement, il y a toujours le plaisir d’assister au numéro de ces trois grands acteurs.

TECHNIQUE: 9/10

Comme souvent chez cet éditeur, la copie HD tutoie les sommets et ce, à tous points de vue.

BONUS: 8/10

On trouve en guise de bonus un court making of (10 mins) dans lequel on apprend que les deux acteurs principaux ont choisi leur rôle (ils devaient à l’origine interpréter le rôle de l’autre), deux scènes coupées dont une lors de laquelle Pacino se livre à un numéro de danse endiablé, un sujet sur les chansons de Bon Jovi et des bandes annonces.

VERDICT: 5/10

Un DTV qui vaut essentiellement pour son casting.

Disponible en DVD (19.99 euros) et blu-ray (24.99 euros) chez Metropolitan Video dès le 4 septembre.

 


CRITIQUE BLU-RAY: TRUE ROMANCE

51RBKzXGGCL__SL500_LE FILM: 8/10

Le jour de son anniversaire, Clarence Worley rencontre la splendide Alabama dans un cinéma miteux. Coup de foudre immédiat. Après une nuit d’amour, Alabama avoue a Clarence qu’elle a été en fait engagée par le patron de Clarence comme cadeau d’anniversaire. De là va commencer une folle aventure…

Avant même de réaliser son premier film Reservoir Dogs en 1992, Quentin Tarantino vend un scénario pour la somme de 40 000 dollars: c’est True Romance. Après avoir sympathisé avec le réalisateur Tony Scott dont Top Gun est l’un des films favoris de QT (sic), c’est finalement ce dernier qui réalisera le film.

C’est sans doute le scénario le plus personnel de QT tant son personnage principal, Clarence Worley, est son alter ego: il travaille dans une petite boutique de BD (ressemblant au video club de QT), a des goûts musicaux très vintage et adore le cinéma de genre, particulièrement les films d’arts martiaux avec Sonny Chiba.

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Le film doit beaucoup à l’alchimie entre Clarence et Alabama interprétés par Christian Slater et Patricia Arquette qui ne retrouveront plus de meilleurs rôles, à la pleiade de seconds rôles fabuleux (Dennis Hopper, Christopher Walken, Gary Oldman en proxo rasta et l’une des premières apparitions de Brad Pitt dans un rôle inoubliable de grunge enfumé!) et bien sûr au scénario de QT, alternant scènes très dialoguées et irruptions de violence. Tony Scott réalise également son meilleur film, les scènes de dialogues le contraignant à cesser d’agiter sans cesse sa caméra comme on le lui reprochera toute sa carrière: il parvient à se calmer complètement lors de l’une des scènes d’anthologie du film entre Walken et Hopper!

Le film comprend bien sûr une scène de fusillade hallucinante qui évoque la scène finale de Reservoir Dogs.

Un vrai plaisir de revoir l’un des films choc des années 90!

TECHNIQUE: 9/10

Une bien belle copie HD avec une image à la définition et aux couleurs éclatantes. Le son n’est pas en reste, doux avec le célèbre thème d’Hans Zimmer et explosif quand les armes s’expriment!

BONUS: 8.5/10

On trouve ici  3 commentaires audio (Tony Scott, Tarantino, et Christian Slater et Patricia Arquette), des scènes coupées, le matériel promotionnel de l’œuvre, les origines du scénario (10 mn), le tournage, la production (20 mn, interview fleuve de Samuel Hadida, le producteur français), les coulisses (visionnage interactifs d’images inédites via icône – 25 mn), la version US (7 mn, suite de l’interview du producteur), les acteurs parlent de leur rôle, des interviews et les influences de Tarantino (9 mn, interviews de journalistes français).

VERDICT: 8.5/10

Un blu-ray au top pour un film culte!

Disponible en blu-ray (14,99 euros) chez Metropolitan Films

CRITIQUE BLU-RAY: ARRETE-MOI SI TU PEUX

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LE FILM: 8/10

Années 60. L’histoire vraie d’un véritable imposteur recherché dans le monde entier. A 17 ans, il se fait passer pour un pilote de Boeing, un avocat, un médecin et détourne des millions de dollars. Il fait enrager le meilleur agent du FBI. Qui est le chat ? Qui est la souris ?

A sa sortie en 2002, Arrête-moi si tu peux est l’un des trois films réalisés par Spielberg en quelques mois à peine avec A.I. et Minority Report. Tiré de l’histoire vraie de Frank Abagnale, un imposteur de 17 ans qui détourna des millions de dollars, endossant tout un tas d’identités et mettant à genoux le tout puissant FBI, le film de Spielberg, bien que destiné au départ à Gore Berbinski, est probablement l’un de ses films les plus personnels.

En effet, traumatisé par le divorce de ses parents et la dislocation de sa cellule familiale, il trouve en le personnage d’Abagnale son parfait alter ego. Complètement dévasté par les infidélités de sa mère et la rupture qui en découle, le personnage d’Abagnale choisit alors la fuite et une vie de mensonges dans l’objectif de reconstituer le couple de ses parents. A côté de cet aspect qui lui est très personnel, Spielberg réussit à éviter tout pathos et créer un vrai divertissement de très haut niveau. Véritable jeu du chat et de la souris entre Abagnale (excellent Leonardo Di Caprio) et Hanratty (Tom Hanks jamais meilleur que dans les rôles de Monsieur Tout le monde), le film s’avère une enquête haletante tout comme une aventure jubilatoire, le spectateur se délectant des trouvailles et du culot du personnage principal!

Magnifique reconstitution des 60’s brillamment mise en scène, le film regorge de trouvailles dont un hommage à James Bond, musique à l’appui, et s’illustre par une bande originale jazzy très Mancinienne de Sir John Williams comme toujours!

Du grand divertissement de grande qualité!

TECHNIQUE: 8/10

Très belle copie malgré quelques points blancs sur certains arrières plans.

BONUS: 0/10

Pas même une bande-annonce! Où sont passés les bonus du DVD ?

VERDICT: 8/10

Un plaisir de revoir un si bon film en HD malgré l’absence de bonus!

Disponible en blu-ray (19,99 euros) chez Paramount.

 

CRITIQUE BLU-RAY: THE KING OF NEW-YORK

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LE FILM: 9/10

Un homme sort de prison. Pas n’importe quel homme. C’est Frank White, le plus grand des seigneurs du crime à New York. Mais l’impitoyable Frank White nourrit aussi le rêve de construire un hôpital pour les plus démunis. Ce qui n’est pas du goût de tout le monde, y compris les flics prêts à tous les coups bas pour détruire son empire…

Quand on parle de New-York au Cinéma, on pense toujours à Martin Scorsese ou Woody Allen! C’est vite oublier l’importance de la grosse pomme dans l’oeuvre d’Abel Ferrara, cinéaste underground, dont la filmo multiplie les pépites jusqu’au milieu des années 90 qui ont vu la qualité de ses films sévèrement chuter. Parmi ses films les plus remarquables, on se souvient de Driller Killer, film d’horreur fauché, l’Ange de la Vengeance, NY 2 heures du matin, China Girl, le chef d’oeuvre Bad Lieutenant et bien sûr ce « King of New-York »!

Tous ces films ont pour point commun de donner une vision assez désespérée de la ville de New-York, rongée par le crime, et dont les forces de police ne parviennent même pas à sauver l’image, que ce soient les flics de « The King of NY », obligés d’user de méthodes plus que douteuses pour arriver à leurs fins, ou le Bad Lieutenant, drogué et aux moeurs un peu borderline! Dans TKONY, Ferrara ne fixe aucune frontière entre le bien et le mal, évitant tout manichéisme: les flics franchissent la ligne rouge pour mettre hors d’état de nuire Frank White et ce dernier, avec l’argent de la drogue, finance un hôpital!

christopher_walken Lire la suite