CRITIQUE BLU-RAY: LE PETIT CESAR

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LE FILM: 8.5/10

L’ascension et la déchéance de Rico Bandello. Mû par la soif de devenir quelqu’un, Rico Bandello rejoint une bande de Sam Vettori et, petit à petit, prend la place des patrons…

Réalisé en 1931 par Mervin LeRoy, cinéaste prolifique à qui l’on doit entre autres « la Valse dans l’ombre » ou « Johnny Roi des Gangsters« , ce Petit Cesar marque les grands débuts d’un des grands acteurs de l’âge d’or hollywoodien, Edward G. Robinson, dont c’est le quatrième film mais déjà l’un de ses rôles marquants. Retraçant l’ascension et la chute d’un gangster sans pitié, le film de LeRoy marque une étape importante de l’histoire du cinéma car il établit les règles du film de gangster, spécialité hollywoodienne par excellence: la ville, les voitures, les armes, les costumes, toute une iconographie qui nous paraît maintenant si familière.

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Autre spécificité du film, il se place pour la première fois du côté du gangster alors que jusque là les films prenaient le parti de la justice. Le Petit César, au-delà de ses propres qualité notamment dans la mise en scène, a donc une vraie valeur pour qui s’intéresse à l’histoire du 7ème art, se posant comme un jalon incontournable du genre.

TECHNIQUE: 8/10

Même si le résultat n’est pas d’une grande régularité sur la durée du métrage avec quelques plans largement en dessous en terme de grain et de définition, l’ensemble est amplement satisfaisant compte tenu de l’âge du film!

BONUS: 8/10

Comme souvent pour ces éditions de classique, Warner offre la possibilité de visionner le film dans les conditions de projection de l’époque, c’est-à-dire précédé d’un court-métrage (ici avec Spencer Tracy), d’un dessin animé (un Mickey en N et B) et d’actualités. D’autre part, on trouve également un documentaire sur le film de grand intérêt (17 mins).

VERDICT: 9/10

Un jalon important de l’histoire du Cinéma enfin en HD!

Disponible en blu-ray (14.99 euros) chez Warner Bros

CRITIQUE DVD: QUINZE JOURS AILLEURS

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LE FILM: 8/10

Après divers déboires, sentimentaux et professionnels, suivis de six ans en clinique psychiatrique, Jack Andrus est rappelé à Rome pour un tournage durant quinze jours. Jack remplace à la hâte le metteur en scène tombé malade, qui voit là une véritable trahison. Sur le plateau, Jack retrouve son ex-femme, Carlotta, qui lui fera des avances pour ensuite le bafouer. Mais il tombera amoureux de Véronica, la maîtresse d’un jeune premier, qui jaloux, veut le tuer.

TWO WEEKS IN ANOTHER TOWN [US 1962] KIRK DOUGLAS, DALIAH LAVI

Alors qu’il enchaîne les grands films comme Gigi ou les Quatre Cavaliers de l’Apocalypse, Vincente Minnelli résonne un comme un cri d’alarme contre ce nouvel Hollywood qui se dessine, un Hollywood qui néglige l’artistique pour privilégier l’aspect mercantile.

Le réalisateur qu’incarne l’excellent Edward G. Robinson se retrouve en effet confronté à un producteur qui ne connait pas grand chose à l’art mais maîtrise les recettes pour gagner de l’argent! Quant à la star incarnée par Kirk Douglas, elle se retrouve condamnée à superviser le doublage d’un film à cause de son passé d’alcoolique. Reprenant une thématique identique à celle des Ensorcelés (dont des extraits sont même utilisés dans le film), Minnelli dresse un portrait pessimiste de l’industrie hollywoodienne et montre tout le malaise qu’il ressent. Remarquablement interprété Quinze Jours Ailleurs montre surtout un Minnelli au sommet de son art! Point d’orgue du film, une scène en voiture tout simplement hallucinante!

Un excellent film à (re)découvrir absolument.

TECHNIQUE: 9/10

Une très belle copie aux couleurs éclatantes!

BONUS: 8/10

Outre la bande-annonce et une galerie photos, on trouve une présentation du film par Jean Douchet (12 mins)

Disponible en DVD (14,99 euros) chez Wild Side Video dans la collection les Introuvables dans les magasins Fnac et Fnac.com.