Critique Bluray: Live By Night

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Titre original Live by Night
Réalisation Ben Affleck
Scénario Ben Affleck
Acteurs principaux
Sociétés de production Appian Way
Pearl Street Films
Warner Bros.
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Thriller
Durée 129 minutes
Sortie 18 janvier 2017

LE FILM:

4

Boston, dans les années 20. Malgré la Prohibition, l’alcool coule à flot dans les bars clandestins tenus par la mafia et il suffit d’un peu d’ambition et d’audace pour se faire une place au soleil. Fils du chef de la police de Boston, Joe Coughlin a rejeté depuis longtemps l’éducation très stricte de son père pour mener une vie de criminel. Pourtant, même chez les voyous, il existe un code d’honneur que Joe n’hésite pas à bafouer : il se met à dos un puissant caïd en lui volant son argent et sa petite amie. Sa liaison passionnelle ne tarde pas à provoquer le chaos. Entre vengeance, trahisons et ambitions contrariées, Joe quittera Boston pour s’imposer au sein de la mafia de Tampa…

Après « Gone Baby Gone« , « The Town » et « Argo« , Ben Affleck réalise son 4ème film, pour la troisième fois situé dans la ville de son enfance, Boston. L’action se déroule cette fois durant la prohibition et Aflleck incarne un caïd qui va se heurter à la police, la mafia, le Ku Klux Klan et une partie de la population, catholique intégriste! Bénéficiant de moyens considérables, « Live By Night » s’avère bigrement bien ficelé avec une belle reconstitution, une mise en scène efficace à défaut d’être géniale et un casting réussi: Zoe Saldana, Elle Fanning ou encore Sienna Miller. Palpitant, ponctué de morceaux de bravoure dont une chouette scène de poursuite auto et de scènes de violence crue, « Live by night » n’a qu’un seul défaut, un personnage principal un peu lisse…

TECHNIQUE:

4.5

Un sans faute!

BONUS:

4

On trouve plusieurs featurettes constituant un making of intéressant et quelques scènes coupées.

VERDICT:

4

Un film de gangster qui mérite vraiment le coup d’oeil!

Disponible en DVD (14.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez Warner Bros


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CRITIQUE BLU-RAY: LE PETIT CESAR

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LE FILM: 8.5/10

L’ascension et la déchéance de Rico Bandello. Mû par la soif de devenir quelqu’un, Rico Bandello rejoint une bande de Sam Vettori et, petit à petit, prend la place des patrons…

Réalisé en 1931 par Mervin LeRoy, cinéaste prolifique à qui l’on doit entre autres « la Valse dans l’ombre » ou « Johnny Roi des Gangsters« , ce Petit Cesar marque les grands débuts d’un des grands acteurs de l’âge d’or hollywoodien, Edward G. Robinson, dont c’est le quatrième film mais déjà l’un de ses rôles marquants. Retraçant l’ascension et la chute d’un gangster sans pitié, le film de LeRoy marque une étape importante de l’histoire du cinéma car il établit les règles du film de gangster, spécialité hollywoodienne par excellence: la ville, les voitures, les armes, les costumes, toute une iconographie qui nous paraît maintenant si familière.

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Autre spécificité du film, il se place pour la première fois du côté du gangster alors que jusque là les films prenaient le parti de la justice. Le Petit César, au-delà de ses propres qualité notamment dans la mise en scène, a donc une vraie valeur pour qui s’intéresse à l’histoire du 7ème art, se posant comme un jalon incontournable du genre.

TECHNIQUE: 8/10

Même si le résultat n’est pas d’une grande régularité sur la durée du métrage avec quelques plans largement en dessous en terme de grain et de définition, l’ensemble est amplement satisfaisant compte tenu de l’âge du film!

BONUS: 8/10

Comme souvent pour ces éditions de classique, Warner offre la possibilité de visionner le film dans les conditions de projection de l’époque, c’est-à-dire précédé d’un court-métrage (ici avec Spencer Tracy), d’un dessin animé (un Mickey en N et B) et d’actualités. D’autre part, on trouve également un documentaire sur le film de grand intérêt (17 mins).

VERDICT: 9/10

Un jalon important de l’histoire du Cinéma enfin en HD!

Disponible en blu-ray (14.99 euros) chez Warner Bros

CRITIQUE BLU-RAY: CUL-DE-SAC

LE FILM:

George ( Donald Pleasance) et Teresa (Françoise Dorléac) vivent seuls sur une île dans une grande demeure et la route s’arrête chez eux, formant un cul-de-sac. Un jour, deux gangsters blessés, dont l’un grièvement débarquent. Le plus valide (Lionel Stander) les prend en otage pendant quelques jours…

Pour son troisième film après « le Couteau dans l’eau » et « Répulsion », Polanski filme à nouveau un huis-clos et met en contact un homme d’âge mûr assez aisé et dont le courage n’est pas la première qualité, sa femme à la sexualité débordante qui n’attend qu’un peu de fantaisie et un gangster, brute épaisse à la voix rocailleuse. Ces trois personnages vont devoir cohabiter quelques temps sans que l’on sache quelle sera l’issue! Quand un groupe d’amis s’invite à l’improviste, la situation va se décanter…

Brillamment mis en scène, « Cul-de-sac » emprunte beaucoup au film Noir des années 40 tout en gardantle goût de l’absurde très prisé par Polanski, comme dans cette scène où le gangster resté dans la voiture se trouve pris par la marée montante! En beaucoup moins violent, le film de Polanski ressemble beaucoup au film de Peckinpah qui sortira quelques années plus tard, « les Chiens de paille ». C’est en tout cas l’un des films majeurs de Polanski qu’il nous est permis de (re)découvrir dans une copie malheureusement assez mauvaise (grain excessif, points blancs, rayures et sautes dans la luminosité)!

LES BONUS:

Outre une galerie photos et la bande-annonce, on trouve l’excellent documentaire « deux gangsters et une île » où Polanski revient, sans langue de bois, entre autres sur le comportement très limite du comédien Lionel Stander sur le tournage!

VERDICT:

Malgré une copie très mauvaise, un grand film accompagné d’un doc passionnant!

Disponible en DVD (14,99 euros) et en Blu-ray(19,99 euros) chez FILMEDIA dès le 17 avril!


CRITIQUE DVD: L’ANGE DU MAL

LE FILM:

Un premier crime à l’âge de 9 ans, une réputation d’envergure à 27 ans : le gangster Renato Vallanzasca défraie la chronique en Italie. Son charme et son humour gagnent le cœur de la plupart des Italiens, malgré les violences commises par son gang. Arrêté à maintes reprises et aujourd’hui condamné à une quadruple perpétuité, celui qu’on surnomme « l’Ange du mal » s’est joué des institutions pénitentiaires pour s’imposer comme l’une des légendes du grand banditisme…

Après Mesrine ou Carlos, voici un nouveau biopic sur une star du crime. Ici, Michele Placido (Romanzo Criminale) s’attaque au mythe Renato Vallanzasca. Contrairement aux reproches entendus çà et là accusant le film de glorifier le criminel, ‘l’Ange du mal » cherche plutôt à éviter tout manichéisme en montrant les failles du personnage mais aussi ses quelques points de lumière. Déclinant chronologiquement les évènements sur une vingtaine d’années, le film s’appuie sur une mise en scène maîtrisée mais nerveuse et une très belle reconstitution de l’Italie des années de plomb. L’interprétation fait un sans-faute, en particulier en ce qui concerne le rôle titre, incarné par un Kim Rossi Stuart au magnétisme et à la présence rares. Même s’il ne fait pas preuve d’une originalité débordante, « l’Ange du mal » est un excellent polar qui se regarde avec beaucoup de plaisir. Un sans faute côté technique pour ce DVD!

LES BONUS:

Outre les bandes annonces d’usage, on trouve un making-of court mais non dénué d’intérêt, 5 scènes coupées et une interview (10 mins) de l’acteur principal Kim Rossi Stuart, brillant et passionnant! Du court mais de qualité!

VERDICT:

Un DVD à se procurer sans crainte si vous aimez les films de gangster!

Disponible en DVD (19.99 euros) et Blu-ray (24.99 euros) le 11 janvier 2012 chez WILD SIDE VIDEO.

CRITIQUE DVD: JOHNNY ROI DES GANGSTERS

Troisième volet des « Introuvables » de Wild Side parus le 28 septembre, « Johnny roi des gangsters » est à découvrir de toute urgence!

LE FILM:

Bénéficiaire d’une libération sur parole, Johnny Eager  semble être un sympathique chauffeur de taxi. Il est en réalité le chef d’un puissant syndicat du crime qui règne sur les paris et les courses. C’est alors qu’il fait la connaissance de Lisbeth qui fait des études de sociologie et est intéressée par le cas de délinquant revenu dans le droit chemin. Fille d’un homme politique influent, elle pourrait être utile à son nouvel amant…

Film peu connu réalisé par un metteur en scène sous-estimé, Mervin Leroy, « Johnny Eager » est un film noir dans la grande tradition américaine de cette période. D’une intensité sans pareille d’un bout à l’autre, le film est d’une richesse rare que ce soit au niveau de l’intrigue, des personnages ou des dialogues. Il faut noter la présence d’un trio d’acteurs fabuleux avec Robert Taylor, gangster aux deux visages, la sublime Lana Turner (qui pour une fois joue une femme très cultivée!) et bien sûr Van Hefling dans le rôle du bras droit admiratif (amoureux?) de Johnny, qui remporta d’ailleurs un Oscar pour son rôle! 

Un film passionnant donc  bénéficiant d’un master restauré de toute beauté permettant de (re)découvrir le film dans des conditions optimales!

LES BONUS:

Hormis une galerie photos et une bande annonce, on peut trouver un entretien du toujours passionnant Patrick Brion qui réhabilite le travail de Mervin Leroy et de Robert Taylor.

EN CONCLUSION:

Avec « lame de fond », c’est l’autre INDISPENSABLE de cette nouvelle fournée des Introuvables Wild Side: fabuleux film et dvd techniquement irréprochable!

CRITIQUE: DU RIFIFI CHEZ LES HOMMES (1955)

Tony le Stéphanois est un gangster usé qui sort tout juste de prison. Il décide malgré tout de tenter un dernier coup avec trois complices: le braquage d’une joaillerie en plein Paris. Trahis par une ancienne maîtresse de Tony, ils devront aller au bout de leur casse et affronter un gang rival…

En 1955, alors que Jules Dassin est black-listé à Hollywood et rejoint donc la France. C’est à ce moment là qu’on lui propose ce film dont le scénario ne l’enchante guère à priori. Il est vrai qu’il n’est pas d’une très grande originalité; cela n’a pas empêché de nombreux réalisateurs de s’en inspirer depuis cinquante ans: on pourrait y trouver du Michael Mann, du Tarantino ou avant eux du Melville. Mais ce qui fait de ce film un vrai chef d’oeuvre, c’est sa réalisation, d’une originalité et d’une précision rares. Deux scènes sont entrées dans l’Histoire du Cinéma: la fameuse scène du casse (27 minutes sans dialogues ni musique!), un monument de mise en scène et la scène finale d’une beauté formelle à couper le souffle (je n’en dirai pas plus!).

Aux heureux possesseurs de lecteurs blu-ray, je ne saurais que trop recommander la merveilleuse édition Gaumont qui comme d’habitude allie une restauration parfaite du film et des bonus qui privilégient la qualité à la quantité. Ici, un documentaire passionnant revient sur le film et son réalisateur avec des interventions d’Alain Corneau  et de Claude Chabrol (RIP), ou encore de Nadine Trintignant. Indispensable!