Critique Bluray: L’Homme qui n’a pas d’étoile

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Titre original Man without a Star
Réalisation King Vidor
Scénario Borden Chase
D. D. Beauchamp
Acteurs principaux
Sociétés de production Universal-International Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Western
Durée 89 minutes
Sortie 19 Octobre 1955

LE FILM:

4.5

Eternel aventurier errant dans un pays en construction, Dempsey Rae se lie d’amitié avec le jeune et naïf Jeff Jimson auquel il apprend l’usage du colt. Désormais contremaître dans un ranch immense, il redoute que sa propriétaire, l’ambitieuse Reed Bowman, déclenche une guerre entre éleveurs en laissant paître ses 5.000 têtes de bétail dans la prairie. Et c’est effectivement ce qui se passe, situation aggravée par l’intervention de Steve Miles, chef d’une bande de tueurs contre lesquels Rae et les autres fermiers de la région font front commun…

La collection Western de Sidonis continue à s’agrandir, on y trouve parfois un peu à boire et à manger mais avec « L’Homme qui n’a pas d’étoile », c’est un très gros morceau qui nous est offert! Si l’idée de départ peut sembler anecdotique (un cowboy et son jeune ami sont embauchés dans un ranch et doivent faire avec les voisins qui souhaitent clôturer les champs avec des barbelés!), le film de King Vidor nous montre le combat d’un homme (incarné par un époustouflant Kirk Douglas) contre le changement vers un nouveau monde. Plein d’humour, ce western offre non seulement à son interprète l’un de ses plus beaux rôles mais offre au spectateur un magnifique spectacle à la mise en scène spectaculaire et à la photo splendide!

TECHNIQUE:

4.5

Hormis quelques défauts mineurs, la copie proposée est un régal de définition et de couleurs!

BONUS:

3.5

On trouve ici la traditionnelle présentation de Bertrand Tavernier et une analyse du film par divers intervenants dont l’inévitable Patrick Brion!

VERDICT:

4.5

Un chef d’oeuvre du western dans une édition remarquable!

Disponible en Combo Bluray / DVD (16.99 euros) chez SIDONIS

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Critique: Ant-Man et la Guêpe

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Titre original Ant-Man and The Wasp
Réalisation Peyton Reed
Scénario Chris McKenna
Erik Sommers
Andrew Barrer
Paul Rudd
Gabriel Ferrari
Acteurs principaux
Sociétés de production Marvel Studios
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre super-héros
Durée 118 minutes
Sortie 18 Juillet 2018

Après les événements survenus dans Captain America : Civil War, Scott Lang a bien du mal à concilier sa vie de super-héros et ses responsabilités de père. Mais ses réflexions sur les conséquences de ses choix tournent court lorsque Hope van Dyne et le Dr Hank Pym lui confient une nouvelle mission urgente… Scott va devoir renfiler son costume et apprendre à se battre aux côtés de La Guêpe afin de faire la lumière sur des secrets enfouis de longue date…

Ce nouvel opus des aventures d’Ant-Man s’articule autour d’une mission de sauvetage, le but étant d’aller récupérer dans l’infiniment petit la mère d’Hope Van Dyne, alias « la Guêpe ». Deux obstacles: Scott Lang est sous bracelet électronique et ne doit pas sortir de chez lui et un personnage fantômatique semble se dresser sur la route d’Ant-Man et la Guêpe! Les ingrédients du premier volet sont à nouveau réunis: humour et second degré (sans doute le personnage le plus amusant de l’univers Marvel) et effets spéciaux impressionnants avec des changements de taille dans les deux sens remarquablement exploités. Seule différence: la partie d’exposition du premier volet n’a ici pas lieu d’être, du coup l’action est ininterrompue! Excellent divertissement estival!

4

 

 

Critique Bluray: La vie passionnée de Vincent Van Gogh

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  • Réalisé par :
    Vincente Minnelli
  • Avec :
    Kirk DouglasAnthony QuinnJames DONALD
  • Durée :
    2h5min
  • Pays de production :
    Etats-Unis
  • Année de production :  1956
  • Titre original : LUST FOR LIFE

LE FILM:

4.5

 

« Les images viennent à moi comme dans un rêve », disait Vincent Van Gogh. Un rêve qui tourna très vite au cauchemar. L’obsession de Van Gogh pour la peinture l’amènera à s’éloigner peu à peu de sa famille et de ses amis, dont l’artiste Paul Gauguin…

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Quand le cinéaste de la couleur, Vincente Minnelli s’attaque à un monument de la peinture, cela donne l’un des biopics les plus réussis, la Vie passionnée de Vincent Van Gogh. Le cinéaste occulte ici les 25 premières années de la vie du peintre pour se consacrer à la période entre ses 25 ans et sa mort, à 37 ans. Il joue avec la photo du film et les couleurs, allant du gris et du noir de la période belge au Borinage chez les mineurs, aux couleurs chatoyantes du sud de la France lors de la période de la rencontre avec Gauguin. Outre la qualité incroyable de la direction artistique, la folie du peintre et son énergie créatrice sont remarquablement dépeintes. Quant à l’interprétation de Kirk Douglas, elle est inégalée! Chef d’oeuvre!

TECHNIQUE:

4

 

Si un léger grain persiste, la copie proposée rend remarquablement hommage à la très belle photo du film avec ses couleurs chatoyantes!

BONUS:

3.5

 

Outre un commentaire audio d’un historien non sous-titré (comme souvent chez l’éditeur!), on trouve un making of d’époque qui insiste en particulier sur le travail de direction artistique. On y voit la rencontre entre Douglas et une figurante ayant connu Van Gogh! Cerise sur le gâteau, un livret comprenant un petit journal de tournage!

VERDICT:

4.5

 

Chef d’oeuvre à posséder d’urgence!

Disponible en combo bluray/dvd (29.99 euros) chez Warner Bros dès le  18 février

 

 

Critique: Basic Instinct

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  • Date de sortie :
     08 mai 1992
  • Réalisé par :
    Paul Verhoeven
  • Avec :
    Michael Douglas, Sharon Stone, George Dzundza…
  • Durée :
    2h10min
  • Pays de production :
     Etats-Unis
  • Année de production :  1991
  • Titre original : BASIC INSTINCT
  • Distributeur :
    UGC

Nick Curran, inspecteur de police à San Francisco, enquête sur le meurtre d’une star du rock, Johnny Boz, tué de trente et un coups de pic à glace par une inconnue alors qu’il faisait l’amour. Nick apprend que le chanteur fréquentait Catherine Tramell, riche et brillante romanciere. Au cours de son enquête, il s’apercoit que les parents de Catherine sont morts dans un accident suspect, que son professeur de psychologie a été assassiné dix ans plus tôt à coups de pic à glace et qu’enfin, une de ses meilleures amies a, en 1956, tué ses trois enfants et son mari.

Mai 1992: la Croisette s’enflamme avec la présentation d’un film qui sent la poudre! Thriller érotique avec la bombe Sharon Stone et le fringant Michael Douglas, Basic Instinct affole les ligues de vertu en raison notamment d’une scène mythique d’interrogatoire au cours de laquelle Sharon Stone croise et décroise les jambes, sans culotte, provoquant une crise d’apoplexie chez les flics assis en face! Quant aux associations gays et lesbiennes, elles sont vent debout contre le film qui fait d’une bi-sexuelle le suspect numéro 1! Au-delà de l’aspect polémique, Basic Instinct est un hommage appuyé et réussi au Vertigo d’Hitchcock sur plusieurs points: le physique de l’héroïne, le trouble identitaire, la musique fabuleuse de Jerry Goldsmith et le lieu de l’action (San Francisco). Une fois digérées ces influences, Verhoeven offre un thriller unique, captivant, surprenant qui engendrera alors des centaines de clones plus ou moins réussis de thrillers à forte charge sexuelle (Sliver, Body,…) et même une suite sans intérêt quelques années plus tard.

NOTE: 8.5/10

JEU CONCOURS: 10 CODES A GAGNER POUR VISIONNER « MA VIE AVEC LIBERACE »(jeu terminé)

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A l’occasion de la sortie en VOD de « Ma vie avec Liberace », CINEDINGUE et UNIVERSCINE sont heureux de vous faire gagner 10 codes pour le visionner. Pour gagner, il vous suffit de répondre correctement aux questions avant le 22 janvier; un tirage au sort désignera les gagnants parmi les bonnes réponses.

CRITIQUE BLU-RAY: MA VIE AVEC LIBERACE

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LE FILM: 9/10

La critique est ici

TECHNIQUE: 10/10

Définition, couleurs et son au top! Un feu d’artifice!

BONUS: 6/10

Outre les bandes-annonces, on trouve un making de 12 minutes qui insiste surtout sur les décors et les costumes et quelques featurettes qui font un peu doublon.

VERDICT: 9/10

Indispensable!

Disponible en DVD (19.99 euros) et blu-ray (19.99 euros) chez ARP Sélection dès le 21 janvier



CRITIQUE: MA VIE AVEC LIBERACE

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Avant Elvis, Elton John et Madonna, il y a eu Liberace : pianiste virtuose, artiste exubérant, bête de scène et des plateaux télévisés. Liberace affectionnait la démesure et cultivait l’excès, sur scène et hors scène. Un jour de l’été 1977, le bel et jeune Scott Thorson pénétra dans sa loge et, malgré la différence d’âge et de milieu social, les deux hommes entamèrent une liaison secrète qui allait durer cinq ans. « Ma Vie avec Liberace » narre les coulisses de cette relation orageuse, de leur rencontre au Las Vegas Hilton à leur douloureuse rupture publique…

Jugé « trop gay » pour une sortie en salles aux Etats-Unis, « Ma Vie avec Liberace » fit un carton à la télé sur HBO, chaîne qui produit également le film. Heureusement que la chaîne, connue pour ses séries, soutint le projet du début à la fin tant le film mérite d’exister! Dernier film de Steven Soderbergh qui annonça sa retraite de réalisateur, c’est une fin en apothéose qu’il s’adjuge!

On pouvait craindre beaucoup d’un biopic, qui plus est produit par une chaîne de TV, en particulier d’assister à la projection d’un banal téléfilm au contenu scolaire sur une vieille gloire de la musique. Que nenni! Bien au contraire, le dernier film de Soderbergh est non seulement un vrai grand film de cinéma à la mise en scène inspirée mais aussi le meilleur film du réalisateur dont l’oeuvre prolifique alterna le bon et le moins bon. Evitant donc le piège du biopic empesé, Soderbergh s’intéresse essentiellement à l’histoire d’amour entre Liberace et Scott Thorson, offrant par là-même à Michael Douglas et Matt Damon leur meilleur rôle. Il est d’ailleurs amusant de se souvenir de l’icône hétéro que Douglas représentait dans les années 80 et 90 avec des films comme Liaison Fatale, Basic Instinct ou Harcèlement et de le voir si à l’aise non seulement avec ce personnage gay mais aussi avec son âge, n’ayant pas peur de se montrer nu. Le reste du casting est à l’avenant: Rob Lowe en chirurgien esthétique lifté est fabuleux et on retrouve avec plaisir Dan Akroyd en imprésario sans pitié!

Le film est également une superbe reconstitution des années 70 et des moeurs de l’époque, les stars faisant tout pour présenter une image hétéro! Soderbergh filme cette histoire d’amour de manière frontale, comme libéré de toute contrainte et parvient à nous offrir un film drôle ou franchement émouvant mais en tout cas vraiment emballant d’un bout à l’autre!

NOTE: 9/10