CRITIQUE DVD: PRIX ALBERT LONDRES 2012

albert_londres

Zambie, à qui profite le cuivre ? , une enquête de France 5, révèle au grand jour les agissements frauduleux de la multinationale Glencore en Zambie : le
pillage d’un pays à l’échelle internationale. Livret : reportages en Lybie de Alfred de Montesquiou.

L’édition annuelle du prix Albert Londres arrive enfin en DVD. On trouve donc le documentaire primé, à savoir « Zambie, à qui profite le cuivre ? » réalisé par Audrey Gallet et Alice Odiot, une plongée saisissante dans le libéralisme dans ce qu’il a de plus cruel. Le documentaire nous montre comment un pays comme le Zambie, en plus d’être spolié de sa principale richesse, le cuivre, par une multinationale, se retrouve empoisonné par cette même industrie, tout ça avec l’appui de toutes les organisations internationales! Très clair, ce documentaire est glaçant!

Outre le DVD, un livret regroupant les articles d’Alfred de Montesquiou sur la Lybie est inclus. Des rebelles au fils Khadafi, le journaliste nous donne un aperçu passionnant de la Lybie en pleine révolution.

NOTE: 9/10

Disponible en DVD (14,99 euros) chez Editions Montparnasse dès le 6 novembre.

 

CRITIQUE: LES ADIEUX A LA REINE

En 1789, à l’aube de la Révolution, Versailles continue de vivre dans l’insouciance et la désinvolture, loin du tumulte qui gronde à Paris. Quand la nouvelle de la prise de la Bastille arrive à la Cour, le château se vide, nobles et serviteurs s’enfuient… Mais Sidonie Laborde, jeune lectrice entièrement dévouée à la Reine, ne veut pas croire les bruits qu’elle entend. Protégée par Marie-Antoinette, rien ne peut lui arriver. Elle ignore que ce sont les trois derniers jours qu’elle vit à ses côtés.

Benoît Jacquot a choisi pour son vingtième film de nous parler de Marie-Antoinette à travers le personnage de sa liseuse Sidonie Laborde. Contrairement à Sofia Coppola dans son « Marie Antoinette », il délaisse le bling-bling et le rose bonbon pour dépeindre une société qui s’écroule. Axant son récit sur 4 jours autour du 14 juillet 1789, il nous raconte l’histoire d’une groupie, Sidonie (incarnée par une sublime Léa Seydoux), aveuglée d’admiration pour sa reine (Diane Kruger dans un de ses meilleurs rôles) qui, elle, n’a d’yeux que pour l’électrique Madame de Polignac (Virginie Ledoyen qu’on avait pas vue depuis longtemps aussi convaincante!). Ce trio autour duquel le film de Jacquot est construit court à une issue totalement mélodramatique dont je ne dévoilerai rien alors que la monarchie s’effondre!

La mise en scène, toute en finesse, de Benoît Jacquot, nous fait entrer dans l’intimité de la Reine, en distillant dès le début une réelle tension, renforcée par la superbe et omniprésente partition de Bruno Coulais. Quant au casting, il réunit le gratin du Cinéma Français avec outre le trio déjà cité, la formidable Noémie Lvovsky, Lolita Chammah, Julie-Marie Parmentier et Xavier Beauvois dans le rôle de Louis XVI.

Un des grands films de 2012 sans aucun doute!