Critique: Juste la fin du Monde

081608.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

Réalisation Xavier Dolan
Scénario Xavier Dolan
Acteurs principaux
Sociétés de production Sons of Manual
Pays d’origine Drapeau du Canada Canada
Drapeau de la France France
Genre drame
Durée 95 minutes
Sortie 21 Septembre 2016

Après douze ans d’absence, un écrivain retourne dans son village natal pour annoncer à sa famille sa mort prochaine.
Ce sont les retrouvailles avec le cercle familial où l’on se dit l’amour que l’on se porte à travers les éternelles querelles, et où l’on dit malgré nous les rancoeurs qui parlent au nom du doute et de la solitude.

Grand Prix au dernier Festival de Cannes, « Juste la fin du Monde », est l’adaptation par Xavier Dolan de la pièce éponyme de Jean-Luc Lagarce qu’Anne Dorval avait fait découvrir au jeune réalisateur il y a quelques années. S’il n’avait pas été convaincu à l’époque, c’est en y revenant plus récemment qu’il y trouva des résonances et décida de travailler dessus. Il raconte donc dans son dernier opus l’histoire d’un auteur de théâtre (Gaspard Ulliel)qui revient dans sa famille le temps d’une journée pour leur apprendre qu’il est malade et qu’il va mourir. Arrivé dans la maison familiale, il y retrouve sa mère (Nathalie Baye), sa soeur (Léa Seydoux), son frère et sa femme (Vincent Cassel et Marion Cotillard). Malheureusement, sa famille semble s’être figée dans une certaine médiocrité et la journée des protagonistes se verra émaillée de cris et de crises alors que les non-dits prendront le pas sur les banalités et les mesquineries. Dolan semble de film en film trouver l’équilibre entre sa fougue et la maturité et si l’on reconnaît forcément son style, notamment ces scènes presque clipesques portées par des tubes de la culture populaire (Ozone par exemple!), il reste ici concentré sur la moelle de son récit. Il démontre encore une fois un vrai talent de directeur d’acteurs tant l’ensemble de sa troupe rivalise et parvient à incarner avec réalisme le style particulier de Lagarce, ce qui est en soi une véritable gageure, jusqu’à un plan final somptueux! Un choc!

4.5

Critique Bluray: The Lobster

61HGDl1D+VL._SL1000_

LE FILM:

4.5

Dans un futur proche… Toute personne célibataire est arrêtée, transférée à l’Hôtel et a 45 jours pour trouver l’âme soeur. Passé ce délai, elle sera transformée en l’animal de son choix. Pour échapper à ce destin, un homme s’enfuit et rejoint dans les bois un groupe de résistants ; les Solitaires.

Prix du Jury au dernier Festival de Cannes, « the Lobster » est le 4ème film du Grec Yorgos Lanthimos, tourné cette fois en Anglais avec une distribution internationale. Il s’agit ici d’une fable d’anticipation qui part d’un postulat assez barge: dans un futur proche, il est impératif d’être en couple. Les célibataires sont envoyés dans un hôtel en pleine campagne pour un séjour de 45 jours au bout duquel ils doivent finir en couple. Ceux qui échouent sont alors transformés en l’animal de leur choix! David, un Colin Farrell moustachu et bedonnant, ayant choisi d’être un homard en cas d’échec, débute alors l’aventure.

Tourné en lumière naturelle avec des comédiens sans maquillage, The Lobster est un drôle d’objet filmique, entre l’étrangeté de Kafka, les personnages farfelus à la Wes Anderson et porteur d’une réflexion sur l’Amour et nos sociétés contemporaines qui n’est pas sans rappeler celle de Spike Jonze (« Her »). Souvent drôle, complètement décalé, parfois inquiétant, The Lobster est un petit régal pour le spectateur qui se laissera porter par ce récit farfelu, comme pour le casting parfait (Rachel Weisz, Léa Seydoux, Ariane Labed, John C.Reilly, Ben Wishaw…) qui semble s’être bien amusé! Vous allez en pincer pour The Lobster!

TECHNIQUE:

4.5

Nickel!

BONUS:

3.5

On trouve ici un court making of, une interview du réalisateur et d’Ariane Labed ainsi qu’un court métrage vraiment très court du réalisateur.

VERDICT:

4.5

L’une des surprises de l’an dernier enfin en vidéo!

Disponible en DVD et bluray (24.99 euros) chez Blaq Out