Fifib: Gaby Baby Doll (critique)

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Ce film est présenté hors compétition au FIFIB 2014.

  • Date de sortie :
    17 décembre 2014
  • Réalisé par :
    Sophie Letourneur
  • Avec :
    Lolita Chammah, Benjamin Biolay, Félix Moati…
  • Pays de production :
    France
  • Année de production :  2014
  • Distributeur :
    Shellac

Gaby, on ne devrait pas la laisser seule la nuit. Or, c’est justement ce que fait Vincent, son petit ami, pour mettre son amour à l’épreuve. Elle a pourtant du mal à contrarier sa nature et, a vite fait d’épuiser la patience des gars du village. Mais cette histoire abrite un autre personnage: Nicolas, gardien du château, et c’est vers cet ermite misanthrope, cet expert en solitude, que Gaby choisit de se tourner – quitte à le détourner de son cher chemin.

Plus le temps passe, plus Sophie Letourneur donne une allure plus classique à son cinéma: après le joyeux bordel des Filles du Ranch et ses Coquillettes déjà un peu plus sages, elle laisse tomber son style documentaire et ses acteurs amateurs pour une mise en scène plus posée (finie la caméra à l’épaule) et des acteurs confirmés (Lolita Chammah, Benjamin Biolay et Félix Moati). Le défaut des précédents films reste toujours présent: Sophie Letourneur ne nous raconte toujours pas grand chose! Sauf que l’impression de bazar dégagée par ses précédents films animait un peu tout ça et donnait un aspect sympathique qui rattrapait le tout. Ici, on s’ennuie quand même ferme: Gaby se lève, urine sur les chemins de campagne (au moins 6 ou 7 fois!), se fait raccompagner chez elle et se couche! La rencontre avec le personnage incarné par Biolay nous laisse alors espérer l’étincelle mais les personnages restant tellement peu fouillés (rien n’est dévoilé sur leur passé!), on peine à s’attacher. Si les comédiens semblent faire le maximum pour nous faire croire à leur histoire, il semble qu’ils sont les seuls et c’est bien dommage…

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CRITIQUE: LES ADIEUX A LA REINE

En 1789, à l’aube de la Révolution, Versailles continue de vivre dans l’insouciance et la désinvolture, loin du tumulte qui gronde à Paris. Quand la nouvelle de la prise de la Bastille arrive à la Cour, le château se vide, nobles et serviteurs s’enfuient… Mais Sidonie Laborde, jeune lectrice entièrement dévouée à la Reine, ne veut pas croire les bruits qu’elle entend. Protégée par Marie-Antoinette, rien ne peut lui arriver. Elle ignore que ce sont les trois derniers jours qu’elle vit à ses côtés.

Benoît Jacquot a choisi pour son vingtième film de nous parler de Marie-Antoinette à travers le personnage de sa liseuse Sidonie Laborde. Contrairement à Sofia Coppola dans son « Marie Antoinette », il délaisse le bling-bling et le rose bonbon pour dépeindre une société qui s’écroule. Axant son récit sur 4 jours autour du 14 juillet 1789, il nous raconte l’histoire d’une groupie, Sidonie (incarnée par une sublime Léa Seydoux), aveuglée d’admiration pour sa reine (Diane Kruger dans un de ses meilleurs rôles) qui, elle, n’a d’yeux que pour l’électrique Madame de Polignac (Virginie Ledoyen qu’on avait pas vue depuis longtemps aussi convaincante!). Ce trio autour duquel le film de Jacquot est construit court à une issue totalement mélodramatique dont je ne dévoilerai rien alors que la monarchie s’effondre!

La mise en scène, toute en finesse, de Benoît Jacquot, nous fait entrer dans l’intimité de la Reine, en distillant dès le début une réelle tension, renforcée par la superbe et omniprésente partition de Bruno Coulais. Quant au casting, il réunit le gratin du Cinéma Français avec outre le trio déjà cité, la formidable Noémie Lvovsky, Lolita Chammah, Julie-Marie Parmentier et Xavier Beauvois dans le rôle de Louis XVI.

Un des grands films de 2012 sans aucun doute!

COPACABANA (2010)

Inconséquente et un peu fofolle sur les bords, Babou ne montre aucun intérêt pour la réussite professionnelle; elle n’a pas peur de lâcher un boulot au bout de deux heures si elle n’y trouve pas son compte. Sa fille, lassée de l’originalité de sa mère, lui fait alors comprendre qu’elle ne souhaite pas sa présence à son mariage. Elle a déjà prévenu sa belle-famille que sa mère est en voyage au Brésil (le pays dont rêve Babou). Piqué au plus profond de son âme de mère, Babou accepte un emploi de commerciale à Ostende où elle devra vendre des appartements en multi-propriété. Elle est bien décidée à redorer son blason et offrir à sa fille un cadeau de mariage digne de ce nom…

Ce film est une des plus belles surprises de l’année 2010! Marc Fitoussi, dont c’est le deuxième long métrage après « la vie d’artistes », réussit à la fois un film drôle et tendre sur l’amour et les relations mère-fille mais aussi un vrai film social. C’est une vraie critique acerbe du milieu commercial et de ces boulots dans lesquels il faut aller chercher le client coûte que coûte et arracher des signatures. Mais tout cet aspect un peu noir, un peu « loachien », est toujours contrebalancé par les moments de grâce pure que nous offrent Isabelle Huppert qui étale un potentiel comique hallucinant et pourtant si rarement exploité.Chaque scène avec sa fille, incarnée par Lolita Chammah, sa fille à la ville, sonne toujours très juste et sont de vrais moments de bonheur comme la scène du mariage qui restera dans les mémoires.

100 minutes de bonheur et l’un des meilleurs films de l’année avec une Isabelle Huppert phénoménale.