CRITIQUE BLU-RAY: LE NARCISSE NOIR

LE FILM:

Une congrégation de religieuses se rend dans un ancien harem situé sur les contreforts de l’Himalaya pour y établir un dispensaire. Les soeurs sont aidées dans leurs tâches par Dean, un agent britannique installé dans la région depuis longtemps. Rapidement, la soeur supérieure Clodagh s’offusque de la conduite de ce dernier. Au sein de la communauté, les tensions s’exacerbent et les nonnes traversent des épreuves pesantes, aussi bien pour le corps que pour l’esprit…

Réalisé en 1947 par le duo Powell/Pressburger juste avant « les Chaussons Rouges« , « le Narcisse Noir » fait partie de ces rares films inoubliables mais que l’on ne se lasse pas de regarder tant il regorge de splendeurs. C’est tout simplement un monument du Cinéma! Photo ( qui valut un Oscar à Jack Cardiff), montage, musique, interprétation, tous les outils cinématographiques sont utilisés à merveille pour illustrer les tourments ressentis par cette congrégation. Et pour mieux maîtriser tous les éléments, Powell tint à tourner le film intégralement en studio en Angleterre (Pinewood) et le résultat en est d’autant plus impressionnant. C’est donc à la (re)découverte d’un des plus beaux joyaux du Cinéma Anglais que Carlotta Films nous convie à travers une édition Blu-ray hallucinante! Les couleurs et les contrastes plongent les yeux du spectateur dans une extase visuelle: n’ayons pas peur des mots!

LES BONUS:

Deux documentaires composent les bonus de ce film: « Il était une fois le Narcisse Noir », documentaire de 24 minutes qui donne la parole à divers collaborateurs et proches des cinéastes, dont Jack Cardiff, le chef op et une interview (31 minutes) de Darius Khondji, célèbre directeur photo à qui l’on doit entre autres la photo de Seven, d’une très haute pertinence!

VERDICT:

Pour faire court: INDISPENSABLE!

Disponible dès le 7 mars en DVD (14,99 euros) et en Blu-ray (19,99 euros) chez Carlotta Films.

CRITIQUE: LES CHEMINS DE LA LIBERTE (2010)

En 1940, un groupe  de prisonniers décide de s’évader d’un goulag sibérien. Ensemble, ils vont parcourir plus de 10 000 kilomètres, à travers la toundra sibérienne glacée, traversant les plaines de Mongolie, les fournaises du désert de Gobi puis les sommets de l’Himalaya pour franchir la Grande Muraille de Chine.
Certains s’arrêteront en chemin, d’autres ne survivront pas aux épreuves. L’Inde – alors sous contrôle anglais – est le but ultime.

Huit ans après « Master and commander », l’excellent réalisateur australien Peter Weir s’intéresse ici à l’histoire vraie d’un groupe de prisonniers évadés d’un goulag qui réalisera l’inimaginable, puisant en eux une énergie insoupçonnable pour atteindre leur but. Passant très vite sur l’épisode du goulag, Weir se concentre sur leur aventure. A travers de nombreux paysages magnifiques, Weir nous convie à une véritable odyssée épique sans esbrouffe d’aucune sorte mais en nous emportant totalement dès les premières images et ce jusqu’au mot « fin ». Pour ce faire, il fait appel à un cating excellent; à sa tête, le toujours parfait Ed harris et Collin Farrell dans un de ses rôles les plus convaincants. Passionnant, bouleversant, un grand film!