CRITIQUE: LES CHEMINS DE LA LIBERTE (2010)

En 1940, un groupe  de prisonniers décide de s’évader d’un goulag sibérien. Ensemble, ils vont parcourir plus de 10 000 kilomètres, à travers la toundra sibérienne glacée, traversant les plaines de Mongolie, les fournaises du désert de Gobi puis les sommets de l’Himalaya pour franchir la Grande Muraille de Chine.
Certains s’arrêteront en chemin, d’autres ne survivront pas aux épreuves. L’Inde – alors sous contrôle anglais – est le but ultime.

Huit ans après « Master and commander », l’excellent réalisateur australien Peter Weir s’intéresse ici à l’histoire vraie d’un groupe de prisonniers évadés d’un goulag qui réalisera l’inimaginable, puisant en eux une énergie insoupçonnable pour atteindre leur but. Passant très vite sur l’épisode du goulag, Weir se concentre sur leur aventure. A travers de nombreux paysages magnifiques, Weir nous convie à une véritable odyssée épique sans esbrouffe d’aucune sorte mais en nous emportant totalement dès les premières images et ce jusqu’au mot « fin ». Pour ce faire, il fait appel à un cating excellent; à sa tête, le toujours parfait Ed harris et Collin Farrell dans un de ses rôles les plus convaincants. Passionnant, bouleversant, un grand film!

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CRITIQUE: INTO THE WILD (2007)

Le dernier film de Sean Penn, tiré d’une histoire vraie, relate la fuite d’un jenue garçon en quête de liberté. Après l’obtention de ses diplômes, il quitte ses parents et sa jeune soeur sans les prévenir pour gagner l’Alaska. Il refuse la nouvelle voiture que ses parents voulaient lui offrir , donne toutes ses économies aux bonnes oeuvres et part seul à l’aventure.

Sur son chemin, il croisera divers personnages et traversera les paysages les plus divers. Il n’est pas étonnant qu’un tel sujet ait été choisi par Sean Penn, tant le personnage principal, interprété par l’époustouflant Emile Hirsh, lui ressemble par son côté rebelle et marginal. Le film est servi par une photo magnifique du Français Eric Gauthier (cocorico!) qui a déjà travaillé avec Claude Berri ou Patrice Chéreau entre autres et à qui l’on doit la très belle photo de « Carnets de voyage » de Walter Salles. Sans oublier la très belle BO interprétée par Eddie Veder (Pearl Jam) qui fut récompensée par un golden globe.

Pas un chef d’oeuvre mais un très bon film qui a surtout le mérite d’être fait avec sincérité et qui ressemble à son réalisateur.