CRITIQUE BLU-RAY: OKINAWA

LE FILM:

Au plus fort de la guerre du Pacifique, un corps de Marines débarque sur l’île d’Okinawa, où il devient la cible d’un bombardement ininterrompu. L’omniprésence de l’ennemi proche, invisible mais menaçant, cristallise les angoisses les plus profondes des hommes, et les conduit à se rapprocher pour faire face…

Cinéaste à la carrière assez variée, Lewis Milestone est connu pour certains de ses films de guerre comme « A l’Ouest rien de nouveau » ou « la Gloire et la peur » dans lesquels il s’attache à l’humain qui se cache derrière le soldat. C’est également l’objet de ce film en particulier dans sa première partie, dans laquelle il enchaîne différents flash-backs qui nous montrent les soldats de la Compagnie dans leur vie civile et leurs traumatismes (névroses, bégaiement,…). Dans la deuxième partie, les hommes de la compagnie cherchent à trouver l’origine des fusées qui les bombardent inlassablement.

Mis en scène avec efficacité, le film de Milestone est également l’occasion d’apprécier quelques numéros d’acteurs intéressants. On y retrouve, outre Richard Widmark, Karl Malden et les débutants Robert Wagner et Jack Palance! On notera un final au patriotisme outrancier, le film ayant été tourné en pleine guerre de Corée!

Côté technique, la copie présente une définition et des couleurs tout à fait respectables mais reste entachée de diverses rayures, points blancs et autres défauts dus à l’âge du film. Pour le son rien à dire si vous optez pour la VO! Evitez la VF, nasillarde et sans relief!

LES BONUS:

Outre la bande annonce du film, on trouve une présentation du film passionnante (comme toujours) par Patrick Brion (22 mins)!

Disponible en DVD (14,99 euros) et Blu-ray (19,99 euros) chez FILMEDIA dès le 23 mai!

 

CRITIQUE DVD: LA VALSE DANS L’OMBRE

LE FILM:

 

Londres, 1917. Myra tombe amoureuse de Roy, un officier, sur le pont de Waterloo pendant un raid aérien. Plus tard, l’armée annoncera qu’il est tombé sous le feu de l’ennemi. Le cœur brisé, Myra sombre dans la prostitution. Mais parfois l’histoire se répète…

Quand l’ultra-prolifique Mervyn LeRoy (plus de 60 films en 40 ans de carrière) s’attaque au pur mélodrame, il confirme qu’il est à l’aise dans tous les genres, et se montre à la hauteur du spécialiste du genre Douglas Sirk. Ne tombant jamais dans la mièvrerie, sa mise en scène inspirée distille une atmosphère onirique qui nous transporte d’un bout à l’autre. Les interprètes n’y sont pas pour rien; les deux immenses stars qu’étaient Vivien Leigh et Robert Taylor donnent un cachet particulier au film, vraiment digne du studio au lion. Tout y est: deux personnages magnifiques (le soldat et la danseuse) tombant amoureux au premier regard, les évènements se liguant contre eux, puis quand tout peut s’arranger, l’un des personnages qui se sacrifie. Tragique mais magnifique! Et la copie est inouïe, que ce soit au niveau du son que de l’image d’une pureté incroyable!


LES BONUS:

Outre les filmographies et galerie photos, un entretien avec Olivier-René Veillon (13’). Mais le bonus le plus important se trouve sur le second DVD, la version de James Whale de « Waterloo bridge » de 1931. Non seulement c’est un excellent film mais il est très différent de la version de LeRoy que ce soit au niveau du scénario qui ne véhicule pas du tout les mêmes enjeux (je n’en dis pas plus afin de ne pas spoiler) que de l’esprit du film beaucoup plus cru et plus du tout dans l’onirisme. Cette version est présentée également dans une copie impeccable!

VERDICT:

Un DVD à posséder absolument comme la plupart des titres de cette collection!

Disponible en double DVD (19,99 euros) chez Wild Side Video dans la collection Les Introuvables dès le 29 février.