Critique Dvd: Une Autre Vie

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Réalisé par : Emmanuel Mouret

Avec : JoeyStarr , Virginie Ledoyen , Jasmine Trinca …

Durée : 1h35min

Pays de production : France

Année de production : 2013

Titre original : Une autre vie

Distributeur : Pyramide Films

LE FILM: 6/10

Jean, électricien, pose des alarmes dans des demeures du sud de la France. Il y rencontre Aurore, célèbre pianiste. Malgré leurs différences, ils tombent immédiatement amoureux l’un de l’autre et envisagent ensemble une autre vie. Jean veut quitter Dolorès, sa compagne de toujours. Mais celle-ci est prête à tout pour le garder…

Deux ans après l’Art d’aimer, Emmanuel Mouret quitte le marivaudage et la comédie pour un pur mélodrame. Surprenante présence de Joey Starr en électricien qui voit son couple avec Virginie Ledoyen mis en péril par son attirance pour Jasmine Trinca. Si le film ménage quelques surprises et si l’on est maintenu en haleine par l’issue incertaine, le film souffre tout de même de problèmes de rythme et surtout de dialogues trop écrits pour sonner juste. On sent plusieurs fois les comédiens en peine pour faire vivre leurs personnages, ce qui est dommage avec un comédien spontané comme Joey Starr. Pétri d’influences comme Sirk ou Hitchcock, Une Autre Vie passe à côté de quelque chose de grand!

TECHNIQUE: 8/10

Correct pour le support!

BONUS: 7/10

Outre la bande-annonce, on trouve un documentaire de 45 minutes sur la filmographie d’Emmanuel Mouret. Intéressant mais on aurait aimé en savoir un peu plus sur le tournage de ce dernier film!

VERDICT: 6/10

Un mélo à moitié réussi mais avec Jasmine Trinca alors…

Disponible en DVD( 19.99 euros) et bluray (24.99 euros) chez FranceTV Distribution


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CRITIQUE DVD: L’AVEU

l'aveuLE FILM: 8/10

Au début du XXème siècle, en Russie désormais soviétique, un aristocrate déchu, le Comte Volsky, cède un manuscrit à une maison d’édition que dirige Nadena Kalenin. Cet ouvrage raconte comment Fedor Petroff (George Sanders), un ancien magistrat dont Nadena devait devenir l’épouse, a vécu dans la débauche avec la sulfureuse Olga, une paysanne manipulatrice. La lecture de ce manuscrit plongera Nadena dans un passé sombre auquel le Comte Volsky a lui-même contribué.

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Deuxième film américain de Douglas Sirk, l’Aveu, adaptation d’un roman de Tchekhov, contient déjà tout ce qui fait le cinéma du maître du mélodrame: l’amour, les différences de classe et bien sûr la tragédie. Magnifiquement mis en scène et photographié, l’Aveu est la première collaboration de George Sanders avec le cinéaste et doit beaucoup à la très belle prestation de la brûlante Linda Darnell.

TECHNIQUE: 7/10

Une copie tout à fait correcte pour l’époque malgré quelques tâches et rayures par-ci par-là.

BONUS: 9/10

Outre la galerie de photos, on trouve une présentation de Patrick Brion (12 mins) et surtout celle pasionnante et très complète de Bertrand Tavernier (39 mins).

VERDICT: 8/10

Un film méconnu de Sirk qui mérite le détour!

Disponible en DVD (16.99 euros) chez Sidonis

CRITIQUE DVD: IMAGES DE LA VIE

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LE FILM: 7.5/10

Deux amies veuves se lancent avec succès dans le commerce de crêpes, pendant qu’elles font l’expérience de graves problèmes avec leurs filles respectives…

Cinéaste assez prolifique bien que peu connu, John M. Stahl avait fait du mélodrame sa spécialité et ce « Images de la Vie » en est l’un des plus brillants exemples. Il fit d’ailleurs l’objet d’un remake en 1959 par le roi du mélodrame, Douglas Sirk avec « Mirage de la vie ».

Dans ce film de 1934, il y retrace la rencontre de Bea et Delilah et leur ascension à travers une fabrique de crêpes sur fond de racisme. Il s’agit ici d’une belle histoire pleine de sentiments qu’on prend beaucoup de plaisir à regarder notamment grâce à ses deux actrices, Claudette Colbert et Louise Beavers. D’autant que le film très moderne n’a pas pris une ride!

TECHNIQUE: 8/10

Malgré l’âge et un grain assez présent, c’est une copie tout à fait honorable qui est ici proposée. Un plaisir! A noter l’absence de VF!

BONUS: 0/10

Aucun bonus.

VERDICT: 7.5/10

Un mélodrame attachant!

Disponible en DVD (9.99 euros) chez Universal Pictures dès le 3 septembre.

 

 

CRITIQUE DVD: LA VALSE DANS L’OMBRE

LE FILM:

 

Londres, 1917. Myra tombe amoureuse de Roy, un officier, sur le pont de Waterloo pendant un raid aérien. Plus tard, l’armée annoncera qu’il est tombé sous le feu de l’ennemi. Le cœur brisé, Myra sombre dans la prostitution. Mais parfois l’histoire se répète…

Quand l’ultra-prolifique Mervyn LeRoy (plus de 60 films en 40 ans de carrière) s’attaque au pur mélodrame, il confirme qu’il est à l’aise dans tous les genres, et se montre à la hauteur du spécialiste du genre Douglas Sirk. Ne tombant jamais dans la mièvrerie, sa mise en scène inspirée distille une atmosphère onirique qui nous transporte d’un bout à l’autre. Les interprètes n’y sont pas pour rien; les deux immenses stars qu’étaient Vivien Leigh et Robert Taylor donnent un cachet particulier au film, vraiment digne du studio au lion. Tout y est: deux personnages magnifiques (le soldat et la danseuse) tombant amoureux au premier regard, les évènements se liguant contre eux, puis quand tout peut s’arranger, l’un des personnages qui se sacrifie. Tragique mais magnifique! Et la copie est inouïe, que ce soit au niveau du son que de l’image d’une pureté incroyable!


LES BONUS:

Outre les filmographies et galerie photos, un entretien avec Olivier-René Veillon (13’). Mais le bonus le plus important se trouve sur le second DVD, la version de James Whale de « Waterloo bridge » de 1931. Non seulement c’est un excellent film mais il est très différent de la version de LeRoy que ce soit au niveau du scénario qui ne véhicule pas du tout les mêmes enjeux (je n’en dis pas plus afin de ne pas spoiler) que de l’esprit du film beaucoup plus cru et plus du tout dans l’onirisme. Cette version est présentée également dans une copie impeccable!

VERDICT:

Un DVD à posséder absolument comme la plupart des titres de cette collection!

Disponible en double DVD (19,99 euros) chez Wild Side Video dans la collection Les Introuvables dès le 29 février.

CRITIQUE BLU-RAY: JE VEUX SEULEMENT QUE VOUS M’AIMIEZ

Le 5 octobre sort en DVD et en BLU-RAY chez Carlotta un inédit de Fassbinder, « je veux seulement que vous m’aimiez ».

LE FILM:

Jeune ouvrier, Peter passe l’essentiel de son temps libre à construire une maison pour ses parents, des patrons de bistrot qui ne lui ont jamais donné beaucoup d’affection. Depuis son enfance, le garçon souffre de la froideur et de l’incompréhension de ceux envers qui il manifeste des signes d’amour. Afin de ne pas être un poids pour ses parents dans leur nouvelle maison, Peter déménage à Munich avec Erika, la jeune fille qu’il vient d’épouser. Le couple découvre les affres et les tentations de la grande ville. S’évertuant à offrir à sa compagne le meilleur confort matériel possible, Peter travaille d’arrache-pied et cumule les heures supplémentaires. Mais le couple s’endette irrémédiablement…

Tourné en 1976 par Fassbinder pour la télévision, ce film est sorti en salles en France au début de 2011. A la fois mélodrame dans la lignée des films de Douglas Sirk et chronique sociale pouvant faire penser aux films anglais de Ken Loach, ce n’est pas du tout un film « mineur » du réalisateur allemand mais une vraie réussite. Sur la forme, la construction tout en flash-backs génère une tension et un suspense passionnants mais c’est sur le fond que le film est résolument moderne. Le personnage principal, pour acquérir un place honorable dans la société dans laquelle il vit, doit consommer. Et comme ses revenus d’ouvrier ne lui permettent pas de prétendre à tous ces biens de consommation si convoités, la société lui octroie des facilités de paiement, engendrant une spirale infernale. 1976/2011: les choses n’ont effectivement pas beaucoup changé et c’est la force du film qui, sous des dehors un peu démodés, est plus que jamais d’actualité!

Sur le blu-ray lui-même, passés quelques plans d’ouverture d’une qualité inquiétante, tout rentre dans l’ordre et le rendu est plus que propre, rien à signaler!

LES BONUS:

Un seul supplément mais de taille: un documentaire d’une heure qui donne la parole à divers protagonistes du tournage sur le film et son réalisateur. Qualitatif!

EN CONCLUSION:

Comme d’habitude chez Carlotta, du bon boulot et l’occasion de découvrir un film peu connu de Fassbinder et surtout terriblement d’actualité!

CRITIQUE DVD: LAME DE FOND

Deuxième titre de la fournée des « introuvables » Wild Side du 28 septembre, « lame de fond » de Vincente Minelli!

LE FILM:

Quand Ann fait la connaissance d’Alan, célèbre inventeur d’un procédé révolutionnaire, c’est le coup de foudre. Ils se marient et partent pour Washington où Ann fait son entrée dans la haute société de la ville. Puis le couple part pour Middleburg, en Virginie. Ann apprend alors que son mari a un frère, et qu’un mystère semble hanter les lieux… Vincente Minelli, spécialiste de la comédie et de la comédie musicale, s’essaie ici, en 1946, au Mélodrame. Mais l’originalité de celui-ci est qu’il est teinté du début à la fin d’une atmosphère de film noir avec ce frère qui attire toute la haine d’Alan. Ann en fait alors une véritable obsession et tente par tout moyen d’en savoir plus sur le passé de son mari et de son frère. Bénéficiant d’une photo de toute beauté signée Karl Freund, le film est aussi l’occasion de voir un trio d’acteurs merveilleux composé de Robert Mitchum dans un de ses premiers rôles, Robert Taylor et bien sûr Katharine Hepburn qui livre une prestation magnifique dans peut-être l’un de ses meilleurs rôles. Techniquement, un master restauré qui rend hommage au travail de Karl Freund: un bijou!

LES BONUS:

Côté bonus,avec la traditionnelle galerie photos, un entretien très intéressant de Jean Douchet sur le film et son metteur en scène (13 minutes).

EN CONCLUSION:

Comme souvent dans la collection « les introuvables », un film de grande qualité dans un transfert techniquement irréprochable! Indispensable!

 

 

CRITIQUE: UN JOUR (2011)

 Emma et Dexter passent la nuit ensemble après leur soirée de fin d’étude et décident…de rester amis. Lui est insouciant et frivole, elle est bourrée de complexes. Pendant 20 ans, Dexter et Emma vont s’adorer, se séparer, se détester, se manquer… finiront-ils par comprendre qu’ils ne sont jamais aussi heureux que lorsqu’ils sont ensemble ?

Septième film d’une réalisatrice danoise que je ne connaissais pas, Lone Scherfig, mais qui a fait parler d’elle avec son précédent film « une éducation » (dont je vous parlerai dès que je l’aurai vu), « un jour » mérite d’être vu. Je dois bien avouer que je suis aller le voir sans trop en attendre avec même un a priori négatif et bien tant mieux, la surprise n’en a été que plus grande. La première raison tient à l’originalité de la construction qui nous conte la même journée, le 15 juillet, sur une période de vingt ans. On suit donc les deux personnages principaux du lycée à la trentaine bien tassée assistant à leur évolution aussi bien physique (ah les 80’s) que psychologique (le showbiz, ça vous change un homme!). Je ne saurais vous parler de la qualité de l’adaptation, le film étant tiré du livre éponyme, puisque je l’ai pas lu mais ce qui est sûr c’est que le scénario est très bien ficelé. On ne s’ennuie pas une seconde et l’on évite la guimauve qui aurait pu inonder un tel projet. D’autant que le film prend l’énorme risque de se frotter à un genre ô combien casse-gueule, le mélodrame, le vrai! Et n’y voyez rien de péjoratif: Douglas Sirk en avait bien fait sa spécialité! L’autre raison de trouver ce film très attachant est la qualité de l’interprétation du couple Anne Hattaway/Jim Sturgess, très complémentaire.

Une vraie réussite à voir en amoureux!