Critique: 1917

1917

Réalisation Sam Mendes
Scénario Sam Mendes
Krysty Wilson-Cairns
Acteurs principaux
Sociétés de production Neal Street Productions
Amblin Partners
Reliance Entertainment
DreamWorks SKG
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre guerre
Durée 119 minutes
Sortie 15 janvier 2020

Pris dans la tourmente de la Première Guerre Mondiale, Schofield et Blake, deux jeunes soldats britanniques, se voient assigner une mission à proprement parler impossible. Porteurs d’un message qui pourrait empêcher une attaque dévastatrice et la mort de centaines de soldats, dont le frère de Blake, ils se lancent dans une véritable course contre la montre, derrière les lignes ennemies.

Pour son huitième film, 5 ans après le dernier Bond « Spectre », Sam Mendes s’inspire des récits de son grand-père, survivant de la Première Guerre Mondiale. Loin d’être un film de guerre au sens propre avec des histoires de groupe, des batailles épiques et des stratégies, « 1917 » est plus un survival centré sur le personnage de Schofield. Ce dernier, jeune soldat anglais, va devoir entreprendre un périple complètement fou jusque derrière les lignes ennemies pour sauver un régiment entier d’une mort certaine. Point de leçon d’histoire ni de leçon de morale mais seulement un récit trépidant, sans aucun temps mort, ponctué de multiples morceaux de bravoure!  Pour accentuer cette impression, le film repose sur un impressionnant dispositif qui est de nous faire croire à un seul et unique plan séquence de deux heures! En outre, « 1917 » offre quelques moments de cinéma qui resteront comme les plus beaux de l’année! Un grand film!

4.5

Critique Bluray: Dunkerque

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Titre original Dunkirk
Réalisation Christopher Nolan
Scénario Christopher Nolan
Acteurs principaux
Sociétés de production Syncopy Films
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau de la France France
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
Genre guerre
Durée 106 minutes1
Sortie 19 juillet 2017

LE FILM:

5

Le récit de la fameuse évacuation des troupes alliées de Dunkerque en mai 1940.

Pour son neuvième long métrage, Christopher Nolan délaisse la science-fiction (Inception, Interstellar) ou « Batman » pour son premier film historique. Avec « Dunkerque », il s’intéresse en effet à l’opération Dynamo , l’évacuation de près de 300 000 soldats du piège dans lequel ils se retrouvaient pris, à Dunkerque, acculés par l’armée allemande sur terre ou dans les airs. Loin d’être un film de guerre classique, didactique, « Dunkerque » est presque un survival, quasiment dépourvu de dialogues. On suit trois histoires distinctes: une heure dans un chasseur avec un pilote anglais (Tom Hardy), une journée dans un bateau civil réquisitionné pour aller chercher des militaires à Dunkerque et une semaine avec des soldats en attente d’évacuation, entre la plage et la jetée. La musique d’Hans Zimmer, organique et puissante, remplace les dialogues, seulement secondée par le son de la guerre (avions, bombes, torpilles, balles…). Durant 1h45 (film le plus court de son réalisateur!), le spectateur est jeté au coeur de l’action comme rarement depuis « le Soldat Ryan » de Spielberg, sans effusions de sang (le film est tous publics) mais une réelle immersion! On ressort bluffé par la mise en scène époustouflante de Nolan et rassuré qu’à l’air du tout numérique, un cinéaste assure le spectacle, à l’ancienne! L’UN si ce n’est LE grand film de l’année!

TECHNIQUE:

5

Un Bluray de référence à tous les niveaux!

BONUS:

5

Un second bluray est entièrement consacré à un making of passionnant de près de deux heures décliné en plusieurs modules sur tous les aspects du projet!

VERDICT:

5

Un classique du film de guerre dans une édition parfaite!

Disponible en Bluray ( 19.99 euros) chez Warner Bros

Critique DVD: Katyn

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LE FILM:

4

Titre original Post mortem. Opowiesc katynska
Réalisation Andrzej Wajda
Scénario Andrzej WajdaWładysław Pasikowski et Przemysław Nowakowski, d’après le roman d’Andrzej Mularczyk
Acteurs principaux
Sociétés de production Akson Studio
TVP
Polski Instytut Sztuki Filmowej
Telekomunikacja Polska
Pays d’origine Drapeau de la Pologne Pologne
Genre Drame
Historique
Guerre
Durée 118 minutes
Sortie 1er avril 2009

Après l’invasion de la Pologne au printemps 1940, la police soviétique massacre des milliers de prisonniers de guerre polonais. Les plus grands charniers sont découverts en 1943, dans la forêt de Katyn. Afin de camoufler ce crime de guerre, Staline engage alors une vaste campagne de désinformation. Alors que la guerre suit son cours sur d’autres fronts, dans une Pologne occupée, des milliers de familles cherchent à comprendre ce que sont devenus leurs proches. Pour certains, il faudra attendre plus d’un demi-siècle pour que le mensonge tombe. 

Dans ce film peu connu, Andrzej Wajda évoque le massacre de Katyn durant lequel l’armée russe extermina des milliers de prisonniers polonais, sous un angle romanesque. On suit ici le destin de trois femmes ayant perdu leur mari ou leur fils dans l’un des épisodes les plus sombres de la Seconde Guerre Mondiale. Empreint d’un lyrisme et d’un souffle certains, « Katyn » est salutaire par son apport documentaire tout en conservant un vrai regard de cinéaste. A découvrir!

TECHNIQUE:

4

Un résultat plus que satisfaisant!

BONUS:

4.5

Une interactivité passionnante! On y trouve notamment une instructive interview du cinéaste de près d’une heure ainsi que des documents de propagande russe et allemande d’époque!

VERDICT:

4

Un film important dans un coffret salutaire!

Disponible en coffret 3 dvd avec « l’Anneau de Crin » et « Korczac » chez Editions Montparnasse (24.99 euros)


Critique: Au revoir là haut

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Réalisation Albert Dupontel
Scénario Albert Dupontel
Pierre Lemaitre
Acteurs principaux
Sociétés de production Stadenn Prod.
Manchester Films
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre comédie dramatique
Durée 115 minutes
Sortie 25 Octobre 2017

Novembre 1919. Deux rescapés des tranchées, l’un dessinateur de génie, l’autre modeste comptable, décident de monter une arnaque aux monuments aux morts. Dans la France des années folles, l’entreprise va se révéler aussi dangereuse que spectaculaire..

Après « Bernie », « le Créateur », « Enfermés dehors », « le Vilain » et « Neuf mois ferme », des comédies transgressives un peu fauchées, Albert Dupontel s’attaque à un projet autrement plus ambitieux, l’adaptation du prix Goncourt de Pierre Lemaitre, « Au revoir là haut ». A quelques semaines de l’armistice de 1918, un jeune soldat se retrouve défiguré, devenant l’une des nombreuses « gueules cassées » de la Première Guerre. Il décide, avec l’aide de son ami, de se faire passer pour mort aux yeux de sa famille. Caché sous des masques qu’il fabrique, il décide, pour survivre, de se lancer dans une arnaque aux monuments aux morts.

Romanesque à souhaits, le film de Dupontel, construit sur des flash backs, se montre riche, foisonnant et porté par une mise en scène inventive et inspirée et une caméra qui virevolte durant deux heures, à coups d’impressionnant plan séquences. Quant à l’interprétation, le casting est à tous points de vue parfait avec notamment un Nahuel Perez Biscayart (la révélation de 120 Battements par minute) qui, outre quelques grognements, joue uniquement de son corps et de son regard, jusqu’à nous arracher des larmes.

Oui, un grand Cinéma populaire, ambitieux, intelligent et respectueux de son public est possible, Dupontel le prouve en signant l’un des grands films de cette année!

5

Critique: Dunkerque

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Titre original Dunkirk
Réalisation Christopher Nolan
Scénario Christopher Nolan
Acteurs principaux
Sociétés de production Syncopy Films
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau de la France France
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
Genre guerre
Durée 106 minutes1
Sortie 19 juillet 2017

Le récit de la fameuse évacuation des troupes alliées de Dunkerque en mai 1940.

Pour son neuvième long métrage, Christopher Nolan délaisse la science-fiction (Inception, Interstellar) ou « Batman » pour son premier film historique. Avec « Dunkerque », il s’intéresse en effet à l’opération Dynamo , l’évacuation de près de 300 000 soldats du piège dans lequel ils se retrouvaient pris, à Dunkerque, acculés par l’armée allemande sur terre ou dans les airs. Loin d’être un film de guerre classique, didactique, « Dunkerque » est presque un survival, quasiment dépourvu de dialogues. On suit trois histoires distinctes: une heure dans un chasseur avec un pilote anglais (Tom Hardy), une journée dans un bateau civil réquisitionné pour aller chercher des militaires à Dunkerque et une semaine avec des soldats en attente d’évacuation, entre la plage et la jetée. La musique d’Hans Zimmer, organique et puissante, remplace les dialogues, seulement secondée par le son de la guerre (avions, bombes, torpilles, balles…). Durant 1h45 (film le plus court de son réalisateur!), le spectateur est jeté au coeur de l’action comme rarement depuis « le Soldat Ryan » de Spielberg, sans effusions de sang (le film est tous publics) mais une réelle immersion! On ressort bluffé par la mise en scène époustouflante de Nolan et rassuré qu’à l’air du tout numérique, un cinéaste assure le spectacle, à l’ancienne! L’UN si ce n’est LE grand film de l’année!

5

Critique: Wonder Woman

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Réalisation Patty Jenkins
Scénario Allan Heinberg
Geoff Johns
Acteurs principaux
Sociétés de production DC Entertainment
RatPac Entertainment
Atlas Entertainment
Warner Bros.
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Super-héros
Durée 141 minutes
Sortie 7 Juin 2017

C’était avant qu’elle ne devienne Wonder Woman, à l’époque où elle était encore Diana, princesse des Amazones et combattante invincible. Un jour, un pilote américain s’écrase sur l’île paradisiaque où elle vit, à l’abri des fracas du monde. Lorsqu’il lui raconte qu’une guerre terrible fait rage à l’autre bout de la planète, Diana quitte son havre de paix, convaincue qu’elle doit enrayer la menace. En s’alliant aux hommes dans un combat destiné à mettre fin à la guerre, Diana découvrira toute l’étendue de ses pouvoirs… et son véritable destin.

On l’avait vue apparaître dans « Batman VS Superman »! Elle a maintenant son film rien qu’à elle, Wonder Woman! Bien moins sombre que les films de ses collègues masculins de la Justice League, Wonder Woman s’en sort dans l’ensemble pas trop mal! Bon, 2H20, c’est quand même un peu longuet, et on se tape toujours des affrontements un peu too much avec des coups de la puissance d’Hiroshima mais ça semble être la norme alors… A côté de ça, Gal Gadot s’en tire haut la main, affichant pas mal de charisme et d’humour et son duo avec Chris Pine fonctionne plutôt bien!

2.5

Critique Dvd: Tu ne tueras point

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Titre original Hacksaw Ridge
Réalisation Mel Gibson
Scénario Andrew Knight
Robert Schenkkan
Randall Wallace
Sociétés de production Cross Creek Pictures
Demarest Media
Icon Productions
Pandemonium Films
Permut Presentations
Vendian Entertainment
Pays d’origine Drapeau de l'Australie Australie
Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Guerre
Durée 131 minutes
Sortie 9 novembre 2016

LE FILM:

4.5

Quand la Seconde Guerre mondiale a éclaté, Desmond, un jeune américain, s’est retrouvé confronté à un dilemme : comme n’importe lequel de ses compatriotes, il voulait servir son pays, mais la violence était incompatible avec ses croyances et ses principes moraux. Il s’opposait ne serait-ce qu’à tenir une arme et refusait d’autant plus de tuer.

Il s’engagea tout de même dans l’infanterie comme médecin. Son refus d’infléchir ses convictions lui valut d’être rudement mené par ses camarades et sa hiérarchie, mais c’est armé de sa seule foi qu’il est entré dans l’enfer de la guerre pour en devenir l’un des plus grands héros. Lors de la bataille d’Okinawa sur l’imprenable falaise de Maeda, il a réussi à sauver des dizaines de vies seul sous le feu de l’ennemi, ramenant en sureté, du champ de bataille, un à un les soldats blessés.

Cinquième film de Mel Gibson réalisateur, « Tu ne tueras point » s’inspire d’une histoire vraie qui ne pouvait que séduire le fervent catholique qu’est le réalisateur/acteur américain. Qu’on partage ou pas les convictions religieuses du bonhomme, on ne peut que louer sa volonté d’illustrer de la plus belle des manières l’engagement d’un homme qui voulait servir son pays tout en refusant ne serait-ce que de toucher une arme. Après une première partie dans laquelle il montre le quotidien du jeune Desmond et sa relation avec un père alcoolique, puis le traditionnel passage de l’entraînement militaire et ses brimades, le film prend une ampleur dingue dans sa seconde partie. On y voit l’assaut d’une colline, occupée par les Japonais, Hacksaw Ridge (titre original du film) et l’on a rarement vu des scènes de guerre aussi réalistes et crues, à part chez Spielberg et son Soldat Ryan. La mise en scène est, à l’image de son héros, tout bonnement hallucinante, et fait de ce film l’une des grandes oeuvres américaines de l’année dernière!

TECHNIQUE:

4.5

Une réussite à tous les niveaux!

BONUS:

1

Outre un court message du réalisateur, on trouve quelques scènes coupées sans importance.

VERDICT:

4.5

Un grand film dans une édition minimaliste

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (24.99 euros) chez Metropolitan Video dès le 9 mars