CRITIQUE: J.EDGAR

Le film explore la vie publique et privée de l’une des figures les plus puissantes, les plus controversées et les plus énigmatiques du 20e siècle, J. Edgar Hoover. Incarnation du maintien de la loi en Amérique pendant près de cinquante ans, J. Edgar Hoover était à la fois craint et admiré, honni et révéré. Mais, derrière les portes fermées, il cachait des secrets qui auraient pu ruiner son image, sa carrière et sa vie.

Après deux navets successifs que furent « Invictus » et « Au-delà », le Grand Eastwood semblait perdu à tout jamais! Que nenni! Il revient en grande forme avec ce biopic sur l’un des personnages les plus importants des Etats-Unis, J.Edgar Hoover, le patron du F.B.I. durant plus d’un demi-siècle et sous huit Présidents différents. Mais au-delà du passionnant survol de 60 ans de l’Histoire « états-unienne », le film se penche sur la personnalité complexe d’un homme dont le seul amour, en plus de celui pour sa mère, fut pour son adjoint Tolson. Alors que Hoover détenait des secrets sur tous ses compatriotes, il vécut une histoire d’Amour avec cet homme jusqu’à sa mort. Et bien qu’Eastwood traîna toute sa vie l’image d’un bouseux un tantinet réac, il traîte cette relation avec une finesse rare et a eu la riche idée de confier le rôle à un DiCaprio qui continue de confirmer son talent incroyable. Pour finir, au-delà de sa mise en scène d’une classe folle,  « J.Edgar » bénéficie d’une photo littéralement splendide.

Le grand Eastwood est de retour et malgré son âge avancé, il ne compte pas s’arrêter! Tant mieux!

 

CRITIQUE: RANGO (2011)

Un jour, Rango, un caméléon domestique, echappé par accident de son vivarium, échoue par hasard dans la petite ville de Poussière, dans l’Ouest sauvage, où de sournoises créatures venues du désert font régner la terreur. Contre toute attente, notre caméléon, qui ne brille pas par son courage, comprend qu’il peut enfin se rendre utile. Dernier espoir des habitants de Poussière, Rango s’improvise shérif et n’a d’autre choix que d’assumer ses nouvelles fonctions. Affrontant des personnages plus extravagants les uns que les autres, Rango va-t-il devenir le héros qu’il se contentait jusque-là d’imiter ?

Curiosité que ce dessin animé sorti cet hiver sur nos écrans et que je n’avais pas eu le temps d’aller voir en salle; j’ai donc comblé cette lacune à l’occasion de la sortie en blu-ray. Pourquoi une curiosité? Simplement parce que c’est la quatrième collaboration de Gore Verbinski et de Johnny Depp après la trilogie « Pirates des Caraïbes » , séduisante trilogie d’aventures qui avait réussi le pari donner vie à l’écran à une attraction de Disney World! Savoir que le duo se reformait pour un film d’animation alors que le marché est quasiment monopolisé par le géant Pixar, avait de quoi éveiller notre impatience.

Et bien c ‘est une énorme surprise! Ne serait-ce qu’au niveau technique, Rango est éblouissant et se hisse tout à fait au niveau des créateurs de Cars et Nemo: un florilège d’images merveilleuses aussi bien au niveau des décors que des personnages, une sacrée collection de trognes de western! Sur le fond, le film est bourré de références au western spaghetti, à Sergio Leone en particulier avec notamment une apparition de l' »homme sans nom », alias Clint Eastwood, et une musique Leonienne en diable. Pour les références, ce n’est pas tout, on notera aussi « apocalypse now » , « star wars », « les 7 mercenaires » ou encore « arizona dream »!

Une réussite! Pour les enfants mais aussi leur papa!