CRITIQUE DVD: L’AUTRE

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LE FILM: 7.5/10

Alors qu’il traverse le pays, le New-Yorkais Alec Walker fait la connaissance de la jeune veuve Julie Eden dont il s’éprend rapidement. Mais Alec ne lui dit pas qu’il est marié à l’avare Maida, qui est parvenu à convaincre les parents d’Alec qu’elle était la femme idéale.

C’est un film peu connu d’un cinéaste peu renommé, John Cromwell, qui nous est proposé ici. L’Autre est pourtant loin d’être inintéressant ne serait-ce qu’en raison de son couple d’interprètes, l’un des couples de cinéma les plus célèbres, Cary Grant et Carole Lombard.

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Après une première scène qui laisse penser à une comédie, le film dérive assez vite vers le mélodrame, avec une histoire d’amour contrarié. En effet, Alec Walker et Julie Eden s’aiment mais la femme cupide de Walker fait tout pour faire échouer le divorce. Elégamment réalisée, cette histoire d’amour à laquelle la société entière semble s’opposer séduira les cinéphiles qui auront le sentiment de découvrir une vraie petite pépite.

TECHNIQUE: 6/10

Malgré quelques taches et rayures de-ci de-là, le rendu est tout à fait correct pour un film de cette époque.

BONUS: 0/10

Aucun bonus.

VERDICT: 7.5/10

Un mélodrame à découvrir!

Disponible en DVD (9.99 euros) chez Editions Montparnasse

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CRITIQUE: THE ARTIST

Hollywood, 1927. George Valentin est une star du Cinéma muet; alors qu’il prend sous son aile la jeune et belle Peppy Miller et qu’il parvient à lui mettre le pied à l’étrier, le Cinéma devient parlant. Cette révolution technique va foudroyer la carrière de beaucoup d’acteurs du muet dont George Valentin qui sera poussé vers la sortie. Quant à elle, Peppy Miller suit le chemin inverse et devient la plus grande star des « talkies »! Mais elle n’a pas oublié ce qu’a fait Valentin pour elle…

Sortir un film en noir et blanc mais également muet en pleine époque 3D, cela sentait à plein nez le simple exercice de style stérile! Mais lorsqu’on voit que c’est Michel Hazanavicius aux manettes, tous les espoirs sont permis! A juste titre! Après avoir rendu sexy et jubilatoires les aventures de l’agent Hubert Bonnisseur de la Bath, alias OSS 117, en montrant un vrai sens de la comédie et de la mise en scène tout court, Hazanavicius signe un des plus beaux hommages au Cinéma que l’on ait vu jusque là.

Sur un scénario très proche de « Chantons sous la pluie » ou « Boulevard du crépuscule », « the Artist » nous conte la chute d’une star du muet à l’arrivée du parlant. Au-delà du simple exercice de style tant redouté, Hazanavicius magnifie son matériau en utilisant tantôt le son, tantôt les intertitres sur un noir et blanc de toute beauté. Côté interprétation, le cinéaste s’offre quelques seconds rôles de choix avec John Goodman, James Cromwell et même un cameo de Malcom Mc Dowell et bien sûr Jean Dujardin magnifique et tout en finesse, alors qu’on pouvait craindre qu’il en rajoute des tonnes, justement récompensé du Prix d’interprétation à Cannes. Mais la vraie révélation est sans aucun doute Bérénice Béjo qui illumine le film de sa classe et de sa beauté dans son meilleur rôle! Quant à Michel Hazanavicius, il confirme qu’il est un très grand metteur en scène, transformant un coup de folie en coup de génie!