Critique Bluray: Monuments Men

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  • Réalisé par :
    George Clooney
  • Avec :
    George Clooney, Matt Damon, Bill Murray…
  • Durée :
    1h58min
  • Pays de production :
     Etats-Unis
  • Année de production :  2013
  • Titre original : The monuments men
  • Distributeur :
    20th Century Fox

LE FILM: 6.5/10

La plus grande chasse au trésor du XXe siècle est une histoire vraie. En pleine Seconde Guerre mondiale, sur ordre du président Roosevelt, sept hommes qui sont tout sauf des soldats – des directeurs et des conservateurs de musées, des artistes, des architectes, et des historiens d’art – se jettent au coeur du conflit pour aller sauver des oeuvres d’art volées par les nazis et les restituer à leurs propriétaires légitimes. Mais ces trésors sont cachés en plein territoire ennemi, et leurs chances de réussir sont infimes. Pour tenter d’empêcher la destruction de mille ans d’art et de culture, ces Monuments Men vont se lancer dans une incroyable course contre la montre, en risquant leur vie pour protéger et défendre les plus précieux trésors artistiques de l’humanité…

Si ce cinquième film de George Clooney en tant que réalisateur est sans doute son moins réussi, ce que la presse n’a pas manqué de souligner, descendant le film à sa sortie, tout n’est pas à jeter bien au contraire. Certes on peut reprocher à Monuments Men d’être un peu brouillon notamment dans sa première partie qui multiplie les intrigues de façon un peu désordonnée et l’on peut souligner les problèmes de rythme qui parasitent le film. Toutefois, l’originalité du thème est à souligner! Qui connaissait l’histoire de ces types spécialisés dans la recherche d’oeuvres d’art volées par les Allemands? Quant au casting réunit par Mr George, il est à tomber! Quel plaisir de suivre les aventures de cet Ocean’s Seven avec notamment Bill Murray, John Goodman ou le frenchie Dujardin!

Malgré ses défauts, Monuments Men reste un divertissement assez classe et surtout très ambitieux!

TECHNIQUE: 10/10

Un must!

BONUS: 8/10

Outre quelques scènes coupées sans intérêt, on retiendra dans les diverses featurettes, une interview de quelques-uns des « vrais » Monuments Men et un sujet sur la femme qui inspira le rôle de Cate Blanchett.

VERDICT: 6.5/10

Un Clooney mineur mais plaisant!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez 20th Century Fox


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CRITIQUE BLU-RAY: BARTON FINK

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  • Date de sortie :
     25 septembre 1991
  • Réalisé par :  Ethan Coen ,Joel Coen
  • Avec : John Turturro , John Goodman , John Mahoney …
  • Durée :
    1h56min
  • Pays de production :
     américain
  • Année de production :  1990
  • Titre original : BARTON FINK
  • Distributeur :
    BAC FILMS

LE FILM: 8.5/10

New York 1941. Barton Fink, jeune dramaturge, rencontre le succès grâce à un roman populaire. Hollywood s’intéresse à lui et Wallace Beery le charge d’écrire des scénarios sur le monde des lutteurs. Fink va découvrir les mystères d’Hollywood, l’angoisse de la page blanche et un étrange voisin qui lui révèlera quelques secrets sur l’art de l’existence.

Après Sang pour Sang, Arizona Junior et Miller’s Crossing, Barton Fink donne aux frères Coen une vraie légitimité et leur permet de rentrer dans la cour des grands, le film raflant trois prix au festival de Cannes dont la convoitée Palme d’Or.

Le film joue à merveille sur deux tableaux. D’un côté, il s’agit d’une brillante satire d’Hollywood et de son exploitation industrielle des talents. Les scènes avec le producteur sont hilarantes. D’un autre côté, toutes les scènes dans l’hôtel nous offre un monument de paranoïa kafkaïenne et une belle réflexion sur la création. Magnifiquement mis en scène, le film est également superbement interprété par John Turturro et John Goodman et regorge de scènes cultes comme le papier peint qui se décolle en raison de la chaleur et de l’humidité ou encore le coït avec ce travelling dans les canalisations.

Un grand Coen!

TECHNIQUE: 8/10

Une très belle copie qui met en valeur la superbe photo du film!

BONUS: 0/10

Rien et c’est bien dommage!

VERDICT: 8.5/10

Un grand film des Coen dans une belle copie HD!

Disponible en Bluray (14.99 euros) chez Universal Pictures

CRITIQUE: THE ARTIST

Hollywood, 1927. George Valentin est une star du Cinéma muet; alors qu’il prend sous son aile la jeune et belle Peppy Miller et qu’il parvient à lui mettre le pied à l’étrier, le Cinéma devient parlant. Cette révolution technique va foudroyer la carrière de beaucoup d’acteurs du muet dont George Valentin qui sera poussé vers la sortie. Quant à elle, Peppy Miller suit le chemin inverse et devient la plus grande star des « talkies »! Mais elle n’a pas oublié ce qu’a fait Valentin pour elle…

Sortir un film en noir et blanc mais également muet en pleine époque 3D, cela sentait à plein nez le simple exercice de style stérile! Mais lorsqu’on voit que c’est Michel Hazanavicius aux manettes, tous les espoirs sont permis! A juste titre! Après avoir rendu sexy et jubilatoires les aventures de l’agent Hubert Bonnisseur de la Bath, alias OSS 117, en montrant un vrai sens de la comédie et de la mise en scène tout court, Hazanavicius signe un des plus beaux hommages au Cinéma que l’on ait vu jusque là.

Sur un scénario très proche de « Chantons sous la pluie » ou « Boulevard du crépuscule », « the Artist » nous conte la chute d’une star du muet à l’arrivée du parlant. Au-delà du simple exercice de style tant redouté, Hazanavicius magnifie son matériau en utilisant tantôt le son, tantôt les intertitres sur un noir et blanc de toute beauté. Côté interprétation, le cinéaste s’offre quelques seconds rôles de choix avec John Goodman, James Cromwell et même un cameo de Malcom Mc Dowell et bien sûr Jean Dujardin magnifique et tout en finesse, alors qu’on pouvait craindre qu’il en rajoute des tonnes, justement récompensé du Prix d’interprétation à Cannes. Mais la vraie révélation est sans aucun doute Bérénice Béjo qui illumine le film de sa classe et de sa beauté dans son meilleur rôle! Quant à Michel Hazanavicius, il confirme qu’il est un très grand metteur en scène, transformant un coup de folie en coup de génie!

 

CRITIQUE SERIE: TREME(2010)

Une fois n’est pas coutume: c’est d’une série tv dont je vais vous parler! Diffusée dans un certain anonymat sur la chaîne série d’Orange, Treme vient de sortir en dvd chez Warner en exclusivité chez la FNAC. Et je vous engage à la découvrir au plus vite!

Tremé est un quartier de la ville de La Nouvelle-Orléans. La série se déroule trois mois après le passage de l’ouragan Katrina alors que les résidents de la Nouvelle-Orléans, musiciens, chefs, Indiens de Mardi Gras, essayent de reconstruire leurs vies, leurs maisons et leur culture unique.

Antoine Batiste est un joueur de trombone professionnel qui va de représentation en représentation afin de gagner tant bien que mal sa vie pour faire vivre son épouse et ses enfants. Son ex-femme, LaDonna, tient un bar en ville qui a souffert de l’ouragan, au cours duquel son frère Daymo a disparu. Elle se lance à sa recherche, et est aidée en cela par sa courageuse avocate, Toni Bernette, dont le mari, Cray, mélancolique prof de lettres à l’Université Tulane, déprime à cause du roman qu’il n’arrive pas à écrire. Leur fille, Sofia, prend des cours de piano dispensés par le passionné Davis McAlary, DJ et musicien touche-à-tout, nonchalant et un brin illuminé qui entretient une relation plus ou moins régulière avec Janette Desautel, chef-cuisinier dont les activités périclitent, les affaires ayant grandement souffert à la suite du passage de Katrina. Parallèlement à cela, on suit le cheminement d’Albert Lambreaux, Chef Indien de Mardi Gras qui essaye contre vents et marées de reformer son groupe. Il est épaulé par son fils Delmond, musicien de jazz new-yorkais reconnu dans le milieu à qui son père reproche de s’être éloigné de ses racines. Nous assistons aussi au destin de Sonny et d’Annie, deux musiciens de rue en couple qui officient au quartier français de la Nouvelle-Orléans.

Créée par la très créatrice (en matière de séries) chaîne américaine HBO, à qui l’on doit d’autres réussites comme « angels in America », « Big love », « les Soprano » ou encore « sex in the city », « Treme » est une série très ambitieuse de par son thème principal. C’est à une véritable incursion dans la Nouvelle-Orléans post-Katrina que les créateurs nous convient en nous contant l’histoire d’une vingtaine de personnages tous reliés par l’amour de leur ville et de la musique. De nombreuses scènes musicales émaillent d’ailleurs cette série et elles sont spécialement bien réussies. Les personnages, très approfondis sont interprétés par une belle brochette d’acteurs dont les excellents Steve Zahn, John Goodman et la formidable et fraichement oscarisée Melissa Leo!

La seule chose à espérer en attendant la saison 2 est qu’une chaîne française prenne le risque de la diffuser: c’est magnifique!