Idée Cadeau: le Coffret Harold Lloyd

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Vous ne savez pas quoi offrir à un ami cinéphile à Noël! Carlotta a une excellente idée pour vous: un coffret 9 Dvd regroupant 16 longs métrages, 13 courts métrages et des docs passionnants sur Harold Lloyd, l’une des grandes stars du slapstick! De quoi passer plus d’une vingtaine d’heures à rire et découvrir qu’il n’y a pas que le célèbre « Monte-là dessus » dans la filmographie du célèbre binoclard!

Voici le contenu du coffret:

DISQUE 1
Longs métrages :
– « Et puis ça va ! » (1922 – 60′)
– « Le talisman de grand-mère » (1922 – 56′)
Courts métrages :
– « Mon ami le voisin » (1919 – 9′)
– « Ma fille est somnambule » (1920 – 26′)
– « Harold bonne d’enfant » (1921 – 36′)
DISQUE 2
Longs métrages :
– « Monte là-dessus » (1923 – 73′)
– « À la hauteur » (1930 – 91′)
Court métrage :
– « Voyage au Paradis » (1921 – 29′)

 

DISQUE 3
Longs métrages :
– « Ça t’la coupe » (1924 – 77′)
– « Une riche famille » (1924 – 55′)
– « Pour l’amour du ciel » (1926 – 55′)
Court métrage :
– « La vie de Billy » (1919 – 13′)

 

DISQUE 4
Longs métrages :
– « Vive le sport ! » (1925 – 76′)
– « Faut pas s’en faire » (1923 – 63′)
Courts métrages :
– « Harold à la rescousse » (1917 – 10′)
– « Un, deux, trois… partez ! » (1919 – 10′)
– « Le manoir hanté » (1920 – 25′)

 

DISQUE 5
Longs métrages :
– « Le petit frère » (1927 – 82′)
– « En vitesse » (1928 – 86′)
Court métrage :
– « Rien ne va plus » (1919 – 25′)

 

DISQUE 6
Longs métrages :
– « Silence on tourne ! » (1932 – 92′)
– « Quel phénomène ! » (1929 – 113′)
Court métrage :
– « On n’entre pas » (1919 – 13′)

 

DISQUE 7
Longs métrages :
– « Patte de chat » (1934 – 98′)
– « Marin malgré lui » (1921 – 47′)
Courts métrages :
– « Oh, la belle voiture ! » (1920 – 25′)
– « Viré à l’ouest » (1920 – 24′)

 

DISQUE 8
Long métrage :
– « Soupe au lait » (1936 – 84′)
Court métrage :
– « Harold chez les pirates » (1920 – 18′)
Archives :
– La famille Lloyd à la plage (9′)
– Un après-midi à Greenacres (6′)
– Golf à Greenacres (8′)
– Home movie 1932 – Partie 1 (9′)
– Home movie 1932 – Partie 2 (8′)
– Home movie 1932 – Partie 3 (8′)
– Home movie 1932 – Partie 4 (8′)

 

DISQUE 9
Documentaires :
– « Le monde comique d’Harold Lloyd » (1962 – N&B – 93′)
– « Harold Lloyd’s Funny Side of Lige » (1963 – N&B – 95′)
Archive :
– Social Security in action (14′)

 

Disponible en Coffret 9 DVD (49.99 euros) chez Carlotta Films

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CRITIQUE BLU-RAY: LA GRANDE PARADE

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LE FILM: 10/10

Pendant la Grande Guerre, un jeune Américain de la haute société s’engage. Sur le terrain, il tombe amoureux d’une jolie fermière française…

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Réalisé en 1925 par King Vidor, la Grande Parade constitue sans nul doute l’une des plus belles réussites du cinéma muet. Cette grande fresque de 2h30 traverse les genres avec une vraie fluidité, faisant se croiser le burlesque, le mélo et l’épopée guerrière. Bénéficiant de moyens considérables, la Grande Parade offre de nombreux moments d’une beauté à couper le souffle comme la séparation entre Mélisande et James quand ce dernier part au front. Outre cette formidable histoire d’amour, le film de Vidor met en avant les valeurs humaines et la fraternité, que ce soit entre James et ses compagnons d’armes, dont la vie civile n’aurait jamais permis la rencontre, ou entre James et un ennemi au fond d’une tranchée.

L’un des plus beaux films de tous les temps, tout simplement!

TECHNIQUE: 10/10

Une copie tout bonnement hallucinante pour un film vieux de près d’un siècle! Incroyable!

BONUS: 7/10

Outre un commentaire audio d’un historien et du réalisateur (non sous-titré), on trouve la bande-annonce et un documentaire d’une trentaine de minutes qui offre une plongée passionnante dans le quotidien de la MGM (muet).

VERDICT: 10/10

Un moment de cinéma inoubliable dans une copie d’exception!

Disponible en blu-ray (14.99 euros) chez Warner Bros dès le 8 janvier

REPRISE: SIDEWALK STORIES

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A New York, en plein hiver, un artiste de rue noir gagne sa vie en dessinant le portrait de passants. Il emménage bientôt dans le sous-sol d’un vieil immeuble abandonné.
Un soir, il est témoin, dans le quartier de Manhattan, du meurtre d’un homme. Il recueille sa petite fille de deux ans, et, au même moment, vit une histoire d’amour avec une jeune femme de son âge.

Mercredi prochain, les amateurs de cinéma muet pourront voir ou revoir le Sidewalk Stories de Charles Lane , film de 1980 en noir et blanc et muet donc dans une version restaurée et ce, grâce à Carlotta Films. Hommage direct au Kid de Chaplin, le film de Lane pourrait être également assimilé à la Blaxploitation, tous ses personnages étant afro-américains. Lane évoque avec tendresse le quotidien des sans-abris et plus précisément de l’un d’entre eux qui se retrouve avec la charge d’une petite fille dont le père a été assassiné. Le réalisateur leur donne d’ailleurs la parole au sens propre comme au figuré.

Un joli film à (re)découvrir!

NOTE: 7/10

 

CRITIQUE BLU-RAY: BLANCANIEVES

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LE FILM: 8.5/10

Sud de l’Espagne, dans les années 20. Carmen est une belle jeune fille dont l’enfance a été hantée par une belle-mère acariâtre. Fuyant un passé dont elle
n’a plus mémoire, Carmen va faire une rencontre insolite : une troupe ambulante de nains toreros qui va l’adopter et lui donner le surnom de « Blancanieves ».
C’est le début d’une aventure qui va conduire Carmen/Blancanieves vers elle-même, vers son passé, et surtout vers un destin à nul autre semblable…

Dans la lignée de Tabou ou de The Artist, Blancanieves entreprend de revisiter les origines du cinéma avec un conte filmé en noir et blanc, format carré (1.33) et muet. Pour son deuxième film, Pablo Berger réalise un film au contenu social tout en s’appropriant les contes de Blanche Neige (avec seulement 6 nains!), le Petit Chaperon Rouge, la Belle au Bois Dormant ou encore Cendrillon. D’une poésie folle, Blancanieves se distingue par ses qualités esthétiques avec certaines scènes d’une inventivité et d’une beauté rares et une seconde partie empreinte d’une douce folie et qui n’est pas sans rappeler le Freaks de Tod Browning. Blancanieves est assurément l’une des très bonnes surprises de l’année!

TECHNIQUE: 10/10

A couper le souffle! Le noir et blanc n’a jamais semblé aussi pur!

BONUS: 10/10

Outre un très bon making of (29 mins), on trouve également divers modules: présentation du film par le réalisateur, premier jour de tournage (5′), concert (5′), lecture du scénario (6′),présentation des lieux de tournage (5′).

VERDICT: 9/10

Indispensable! L’un des films de l’année dans une édition irréprochable!

Disponible en DVD (15 euros) et blu-ray (20 euros) chez France Télévisions Distribution dès le 20 juin.

 


CRITIQUE DVD: TABOU

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LE FILM: 9/10

Une vieille femme au caractère bien trempé, sa femme de ménage capverdienne, une voisine dévouée aux causes humanitaires vivent sur le même palier d’un immeuble de Lisbonne. Quand la vieille femme meurt les deux autres découvrent un épisode d’une partie de sa vie : une histoire d’amour, une scène de meurtre dans une Afrique directement sortie d’un film d’aventure.

Véritable OVNI cinématographique, le troisième film de Miguel Gomes (premier à sortir chez nous), Tabou, réussit à se révéler comme une expérience totalement inédite tout en restant chargé d’influences très diverses.

Intégralement en noir et blanc, le film débute par un prologue exotique digne d’un film colonial des années 20, nous laissant un peu perplexe, ne sachant pas très bien à quoi nous attendre. Puis le film débute enfin par une première partie intitulée « Paradis Perdu » qui se déroule à Lisbonne de nos jours. On y suit trois femmes dont une, la plus âgée, paraît parfois perdre la tête tenant des propos plus ou moins confus. C’est la partie moderne du film, tournée en 35 mm. A la moitié du film, la seconde partie « Paradis », qui se déroule en Afrique revient sur les traces du passé de la vieille femme et tend à expliquer ses propos. Cette dernière partie, tournée en 16mm, est muette, à l’exception des bruits de fond, et narrée par un personnage apparu à la fin de la première partie. Une fois ces trois parties assemblées, le film trouve toute sa cohérence tel un puzzle enfin reconstitué.

Citant tantôt Murnau (ne serait-ce qu’à travers le titre), tantôt Pollack ( avec un côté très Out Of Africa dans sa troisième partie), Gomes réussit dans le même film à rendre un vibrant hommage au cinéma muet, à raconter une histoire d’amour déchirante tout en évoquant le passé colonialiste de son pays. Remarquable ambitieux, le film de Miguel Gomes se paie le luxe d’être non seulement passionnant mais d’être extrêmement ludique de bout en bout.

Une pure merveille!

TECHNIQUE: 9/10

Rien à redire à ce DVD absolument impeccable!

BONUS: 9/10

Outre un passionnant entretien avec le réalisateur bien que moyennement audible (le réalisateur s’exprime dans un Français moyen et la prise de son n’est pas des meilleures!), on trouve deux courts-métrages du cinéaste ainsi qu’un livret contenant le scénario des scènes coupées.

VERDICT: 9.5/10

Un DVD incontournable! Fabuleux!

Disponible en double DVD (24,99 euros) chez Shellac Sud

CRITIQUE: THE ARTIST

Hollywood, 1927. George Valentin est une star du Cinéma muet; alors qu’il prend sous son aile la jeune et belle Peppy Miller et qu’il parvient à lui mettre le pied à l’étrier, le Cinéma devient parlant. Cette révolution technique va foudroyer la carrière de beaucoup d’acteurs du muet dont George Valentin qui sera poussé vers la sortie. Quant à elle, Peppy Miller suit le chemin inverse et devient la plus grande star des « talkies »! Mais elle n’a pas oublié ce qu’a fait Valentin pour elle…

Sortir un film en noir et blanc mais également muet en pleine époque 3D, cela sentait à plein nez le simple exercice de style stérile! Mais lorsqu’on voit que c’est Michel Hazanavicius aux manettes, tous les espoirs sont permis! A juste titre! Après avoir rendu sexy et jubilatoires les aventures de l’agent Hubert Bonnisseur de la Bath, alias OSS 117, en montrant un vrai sens de la comédie et de la mise en scène tout court, Hazanavicius signe un des plus beaux hommages au Cinéma que l’on ait vu jusque là.

Sur un scénario très proche de « Chantons sous la pluie » ou « Boulevard du crépuscule », « the Artist » nous conte la chute d’une star du muet à l’arrivée du parlant. Au-delà du simple exercice de style tant redouté, Hazanavicius magnifie son matériau en utilisant tantôt le son, tantôt les intertitres sur un noir et blanc de toute beauté. Côté interprétation, le cinéaste s’offre quelques seconds rôles de choix avec John Goodman, James Cromwell et même un cameo de Malcom Mc Dowell et bien sûr Jean Dujardin magnifique et tout en finesse, alors qu’on pouvait craindre qu’il en rajoute des tonnes, justement récompensé du Prix d’interprétation à Cannes. Mais la vraie révélation est sans aucun doute Bérénice Béjo qui illumine le film de sa classe et de sa beauté dans son meilleur rôle! Quant à Michel Hazanavicius, il confirme qu’il est un très grand metteur en scène, transformant un coup de folie en coup de génie!

 

CRITIQUE: NI A VENDRE NI A LOUER (2011)

C’est enfin le week-end, un week-end de printemps sur le littoral atlantique. Ce week-end-là, deux retraités se rendent dans leur résidence secondaire, une maisonnette aussi vaste qu’un timbre poste, et croisent un couple de punks ayant pour gîte une maison dessinée sur le sable d’une plage. Plus loin, deux imposteurs vêtus d’orange et de vert se mettent au golf non loin d’une procession funéraire. Au même moment, un représentant en parapluies a rendez-vous avec une maîtresse sado-maso dans un hôtel du bord de mer où séjournent deux couples dont l’existence sera chamboulée par un cerf-volant perdu. Il est aussi question d’étudiants des beaux arts, de voitures de sport, de voitures sans permis, de voitures de golf, de voitures volées, de caravane, de toile de tente, de lecteur de code-barres, de cadre photo décoré de coquillages et de tempête nocturne. Un week-end où les destins, les classes sociales, les générations, les sentiments, les douleurs comme les joies, se croisent. Un week-end à la mer, en somme.

Deux ans après « les petits ruisseaux« , Pascal Rabaté revient pour faire la nique aux blockbusters estivaux avec un film très très loin de ceux-ci en s’intéressant une fois de plus aux petites gens! Rabaté rend ici hommage aux films de Tati avec cette fantaisie qui malheureusement en découragera certains (3 personnes ont quitté la salle!). En effet, sans aucun dialogue, le film est une succession de saynètes dans lesquelles l’absurde est roi, quelque part entre « Monsieur Hulot » et « la party » de Blake Edwardes. Seule compte la mise en scène et Rabaté s’en sort plus que bien et nous offre même de bien jolies trouvailles comme l’épicier qui dessine lui-même ses codes-barres à la règle et au stylo! Côté personnages, Pascal Rabaté sait s’entourer, avec outre Gamblin, François Damiens, François Morel, ou encore Gustave Kervern. Le seul regret que j’ai tient au fait que ces merveilleux acteurs, si drôles quand ils s’expriment oralement soient réduits au silence. Bref, un exercice de style très réussi  à destination d’un public averti et une belle alternative aux Transformers et autres Harry Potter!