Critique: Enfant 44

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  • Date de sortie :
    15 avril 2015
  • Réalisé par :
    Daniel Espinosa
  • Avec :
    Tom Hardy, Gary Oldman, Noomi Rapace…
  • Durée :
    2h16min
  • Pays de production :
    Etats-Unis
  • Année de production :  2014
  • Titre original : Child 44
  • Distributeur :
    SND

Hiver 1952, Moscou. Leo Demidov est un brillant agent de la police secrète soviétique, promis à un grand avenir au sein du Parti. Lorsque le corps d’un enfant est retrouvé sur une voie ferrée, il est chargé de classer l’affaire. Il s’agit d’un accident, Staline ayant décrété que le crime ne pouvait exister dans le parfait Etat communiste. Mais peu à peu, le doute s’installe dans l’esprit de Léo et il découvre que d’autres enfants ont été victimes « d’accidents » similaires. Tombé en disgrâce, soupçonné de trahison, Léo est contraint à l’exil avec sa femme, Raïssa. Prenant tous les risques, Léo et Raïssa vont se lancer dans la traque de ce tueur en série invisible, qui fera d’eux des ennemis du peuple…

Trois ans après un prometteur « Sécurité Rapprochée« , le Suédois Daniel Espinosa revient avec un polar historico-moscovite pas totalement réussi mais pas complètement raté non plus, en tout cas surprenant dans son positionnement commercial. Si l’on ne peut que louer l’intérêt historique du projet et sa noirceur, peu en adéquation avec la production standard hollywoodienne, on regrettera deux choses. Tout d’abord, si l’on ne peut critiquer le casting avec notamment Tom Hardy, Noomi Rapace, Gary Oldman ou encore Vincent Cassel, il est toujours dur d’accepter ces castings internationaux pour interpréter des Russes; si, comme moi, vous n’avez pu visionner le film en version originale, vous aurez en plus dû supporter une version française plus que moyenne et ça fait beaucoup! D’autre part, le film manque cruellement de rythme et de suspense et les rares scènes d’action, caméra à l’épaule, pâtissent d’un abus de vodka de la part du chef op! Bref, un projet ambitieux mais peu convaincant…

2.5

Critique: le Cousin Jules

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  • Réalisé par :
    Dominique Benicheti
  • Durée :
    1h31min
  • Pays de production :
    France
  • Année de production :  1972
  • Titre original : Le cousin Jules

Dans la campagne bourguignonne, vit un couple d’octogénaires. Jules est forgeron et passe ses journées à créer des objets en fer. Sa femme, Félicie, s’occupe du potager, prépare leurs repas et partage avec lui le café du matin dans la forge. La simplicité de leur routine quotidienne nous immisce dans l’intimité d’une relation de toute une vie…

Tourné dans les années 70, ce documentaire a la particularité d’avoir été tourné en 35 mm Cinémascope et ne trouva malheureusement pas de distributeur. Sa récente restauration nous permet donc de découvrir ce formidable film. S’il fut tourné sur une période de cinq ans, le film de Benicheti nous donne l’impression de se dérouler sur une seule journée. On assiste donc au quotidien de Jules, le forgeron, et sa femme, Félicie. Mis en image avec un vrai soin, le film offre des plans de toute beauté. Au-delà de ses qualités esthétiques, « le cousin Jules » nous montre un magnifique couple, qui n’a pas besoin de mots pour s’aimer, et quand, à l’occasion d’une délicate ellipse, la faucheuse s’en vient cueillir Félicie, l’émotion est là. C’est simple, c’est beau et c’est indispensable!

4.5