Critique Bluray: Y aura-t-il de la neige à Noël ?

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LE FILM:

4

 

 

Dans une ferme provençale, une mère protectrice et dévouée élève ses sept enfants tout en se démenant au travail. Le père, véritable patriarche à l’ancienne et souvent absent, mène une double vie. Le quotidien difficile de l’exploitation agricole est rythmé au gré des saisons par de micro-évènements familiaux qui tendent à rapprocher les enfants de leur mère…

Produit par le regretté Humbert Balsan, ce premier film fut un succès surprise lors de sa sortie avec près de 100 000 entrées. Pourtant, le sujet austère n’annonçait en rien cet accueil inattendu. A cheval entre le film social (la vie d’une famille dans les champs, à la dure) et le conte (la mère et ses petits d’un côté et le père, figure du mal de l’autre), le film de Sandrine Veysset est à la fois extrêmement réaliste, écartant tout effet et afféterie, comme l’absence de musique par exemple, mais aussi travaillé esthétiquement. La photo du film, par exemple, évolue au gré des saisons, de couleurs chaudes à des couleurs quasiment délavées quand vient l’hiver. Quant aux comédiens, notamment les enfants, ils livrent une partition des plus convaincantes et Daniel Duval en père violent est glaçant. Un vrai beau film à (re)découvrir.

TECHNIQUE:

4

 

 

Une copie restaurée avec soin qui respecte parfaitement à très belle photo du film.

BONUS:

3.5

 

 

Outre la bande annonce, on trouve une rencontre entre la réalisatrice et la directrice photo ainsi qu’une interview de la comédienne qui interprétait la mère.

VERDICT:

4

 

 

Un beau premier film, succès surprise de 1996.

Disponible en bluray (19.99 euros) chez Carlotta Films

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Critique: le Cousin Jules

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  • Réalisé par :
    Dominique Benicheti
  • Durée :
    1h31min
  • Pays de production :
    France
  • Année de production :  1972
  • Titre original : Le cousin Jules

Dans la campagne bourguignonne, vit un couple d’octogénaires. Jules est forgeron et passe ses journées à créer des objets en fer. Sa femme, Félicie, s’occupe du potager, prépare leurs repas et partage avec lui le café du matin dans la forge. La simplicité de leur routine quotidienne nous immisce dans l’intimité d’une relation de toute une vie…

Tourné dans les années 70, ce documentaire a la particularité d’avoir été tourné en 35 mm Cinémascope et ne trouva malheureusement pas de distributeur. Sa récente restauration nous permet donc de découvrir ce formidable film. S’il fut tourné sur une période de cinq ans, le film de Benicheti nous donne l’impression de se dérouler sur une seule journée. On assiste donc au quotidien de Jules, le forgeron, et sa femme, Félicie. Mis en image avec un vrai soin, le film offre des plans de toute beauté. Au-delà de ses qualités esthétiques, « le cousin Jules » nous montre un magnifique couple, qui n’a pas besoin de mots pour s’aimer, et quand, à l’occasion d’une délicate ellipse, la faucheuse s’en vient cueillir Félicie, l’émotion est là. C’est simple, c’est beau et c’est indispensable!

4.5