Critique: Le Pont des Espions

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Titre original Bridge of Spies
Réalisation Steven Spielberg
Scénario Matt Charman
Joel et Ethan Coen
Acteurs principaux
Sociétés de production DreamWorks SKG
Marc Platt Productions
Participant Media
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Drapeau de l'Inde Inde
Genre espionnage
Durée 141 minutes
Sortie 2 décembre 2015

James Donovan, un avocat de Brooklyn se retrouve plongé au cœur de la guerre froide lorsque la CIA l’envoie accomplir une mission presque impossible : négocier la libération du pilote d’un avion espion américain U-2 qui a été capturé.

Alors qu’il alternait « film sérieux »/divertissement, Steven Spielberg enchaîne son troisième film sur un sujet grave après « Cheval de Guerre » et « Lincoln« . Avec « le Pont des Espions », il s’intéresse à une histoire vraie, celle d’un avocat chargé de défendre un espion russe, puis de l’échanger contre un prisonnier américain. Si son film rend hommage à un certain grand Cinéma hollywoodien à la Ford ou Capra avec un magistral Tom Hanks en James Stewart d’aujourd’hui, Spielberg nous offre une histoire d’une terrifiante actualité. On se doute qu’il pensait autant à la guerre idéologique USA/Russie qu’aux geôles de Guantanamo, verrue sur le visage du modèle démocratique américain. Le scénario des frères Coen préfère miser sur les enjeux humains plutôt que sur les intrigues souvent obscures dans ce genre de film, avec une petite pointe d’humour,  et la mise en scène de Spielberg fait le reste, tout en classicisme, ponctué de beaux moments . Côté interprétation, Tom Hanks confirme quel magnifique acteur il est, accompagné d’un Mark Rylance épatant dans ce rôle d’espion impassible. Passionnant, drôle, terriblement d’actualité, le Pont des Espions confirme que Spielberg est toujours le boss!

4.5

 

 

Critique Dvd: L’Audience

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LE FILM:

4.5

Dans une profonde tourmente spirituelle, le jeune Amedeo – un catholique fervent – quitte sa ville du nord de l’Italie pour Rome où il demande audience auprès du Pape Paul VI. Une requête qui laisse sceptiques les autorités du Vatican. Soupçonneuses, celles-ci donnent ordre à un policier de le surveiller, puis c’est au tour dune prostituée d’essayer de le faire passer aux aveux. Que veut donc dire Amedeo au Souverain pontife ? La question taraude à ce point les gardiens du Saint-Siège qu’ils font tout pour qu’il n’atteigne pas son but…

Deux ans avant « la Grande Bouffe », Marco Ferreri réalise « l’Audience » récit kafkaïen d’un homme désirant rencontrer le Pape et se heurtant par là même à l’autorité, qu’elle soit religieuse ou judiciaire. Si l’on ne sait jamais ce qu’Amedeo veut vraiment dire à sa Sainteté, l’essentiel n’est pas là: Ferrerri dénonce ici l’autorité en tant que frein aux libertés individuelles. On retrouve entre autres dans les seconds rôles Ugo Tognazzi en flic retors ou encore la sublimissime Claudia Cardinale dans le rôle d’une prostituée chargée de cuisiner le suspect! Un bijou!

TECHNIQUE:

4.5

Une copie restaurée impeccable!

BONUS:

4.5

Outre la présentation passionnante du film par le spécialiste du Cinéma italien Jean Gili, on trouve un documentaire dans lequel Claudia Cardinale évoque sa carrière et sa vie pendant près d’une heure.

VERDICT:

4.5

Un chef d’oeuvre méconnu à (re)découvrir dans une très belle édition!

Disponible en DVD (16.99 euros) chez Sidonis