Critique: Cold War

2642330.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

Titre original Zimna wojna
Réalisation Paweł Pawlikowski
Scénario Paweł Pawlikowski
Janusz Głowacki
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la Pologne Pologne
Genre drameromance
Durée 85 minutes
Sortie 24 Octobre 2018

Pendant la guerre froide, entre la Pologne stalinienne et le Paris bohème des années 1950, un musicien épris de liberté et une jeune chanteuse passionnée vivent un amour impossible dans une époque impossible.

Cinq ans après le somptueux « Ida« , le Polonais explore à nouveau le passé de son pays à travers la fiction et décroche un prix de la mise en scène au dernier Festival de Cannes et l’on ne peut s’empêcher de penser qu’il aurait même pu rafler la récompense suprême tant son film est bluffant. Beaucoup plus accessible que son précédent film, « Cold war » nous conte une histoire d’amour impossible entre un musicien et une chanteuse qui ne feront que se courir après, partagés entre est et ouest. Magnifiquement mis en scène, avec un caméra qui caresse les visages et les corps, dans un noir et blanc d’une pureté et d’une beauté à couper le souffle, « Cold War » use de l’ellipse pour tracer le parcours chaotique de ces deux amoureux. Beau, envoûtant, enivrant, l’un des grands films de l’année!

5

 

 

Critique: Le Pont des Espions

160047.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

Titre original Bridge of Spies
Réalisation Steven Spielberg
Scénario Matt Charman
Joel et Ethan Coen
Acteurs principaux
Sociétés de production DreamWorks SKG
Marc Platt Productions
Participant Media
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Drapeau de l'Inde Inde
Genre espionnage
Durée 141 minutes
Sortie 2 décembre 2015

James Donovan, un avocat de Brooklyn se retrouve plongé au cœur de la guerre froide lorsque la CIA l’envoie accomplir une mission presque impossible : négocier la libération du pilote d’un avion espion américain U-2 qui a été capturé.

Alors qu’il alternait « film sérieux »/divertissement, Steven Spielberg enchaîne son troisième film sur un sujet grave après « Cheval de Guerre » et « Lincoln« . Avec « le Pont des Espions », il s’intéresse à une histoire vraie, celle d’un avocat chargé de défendre un espion russe, puis de l’échanger contre un prisonnier américain. Si son film rend hommage à un certain grand Cinéma hollywoodien à la Ford ou Capra avec un magistral Tom Hanks en James Stewart d’aujourd’hui, Spielberg nous offre une histoire d’une terrifiante actualité. On se doute qu’il pensait autant à la guerre idéologique USA/Russie qu’aux geôles de Guantanamo, verrue sur le visage du modèle démocratique américain. Le scénario des frères Coen préfère miser sur les enjeux humains plutôt que sur les intrigues souvent obscures dans ce genre de film, avec une petite pointe d’humour,  et la mise en scène de Spielberg fait le reste, tout en classicisme, ponctué de beaux moments . Côté interprétation, Tom Hanks confirme quel magnifique acteur il est, accompagné d’un Mark Rylance épatant dans ce rôle d’espion impassible. Passionnant, drôle, terriblement d’actualité, le Pont des Espions confirme que Spielberg est toujours le boss!

4.5