Critique: Cold War

2642330.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

Titre original Zimna wojna
Réalisation Paweł Pawlikowski
Scénario Paweł Pawlikowski
Janusz Głowacki
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la Pologne Pologne
Genre drameromance
Durée 85 minutes
Sortie 24 Octobre 2018

Pendant la guerre froide, entre la Pologne stalinienne et le Paris bohème des années 1950, un musicien épris de liberté et une jeune chanteuse passionnée vivent un amour impossible dans une époque impossible.

Cinq ans après le somptueux « Ida« , le Polonais explore à nouveau le passé de son pays à travers la fiction et décroche un prix de la mise en scène au dernier Festival de Cannes et l’on ne peut s’empêcher de penser qu’il aurait même pu rafler la récompense suprême tant son film est bluffant. Beaucoup plus accessible que son précédent film, « Cold war » nous conte une histoire d’amour impossible entre un musicien et une chanteuse qui ne feront que se courir après, partagés entre est et ouest. Magnifiquement mis en scène, avec un caméra qui caresse les visages et les corps, dans un noir et blanc d’une pureté et d’une beauté à couper le souffle, « Cold War » use de l’ellipse pour tracer le parcours chaotique de ces deux amoureux. Beau, envoûtant, enivrant, l’un des grands films de l’année!

5

 

 

CRITIQUE: IDA

459766_jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

  • Réalisé par :
    Pawel Pawlikowski
  • Avec :
    Agata KULESZA, Agata Trzebuchowska, Dawid Ogrodnik…
  • Durée :
    1h19min
  • Pays de production :
    Pologne
  • Année de production :  2013
  • Titre original : Ida
  • Distributeur :
    Memento Distribution

Pologne, 1962. Avant de prononcer ses vœux, une jeune orpheline élevée au couvent part enquêter sur ce qui est arrivé à sa famille sous l’occupation nazie. Elle est aidée de sa tante, une juge communiste, seul membre de sa famille encore en vie.

Deux ans après l’adaptation de « la Femme du Vème », le cinéaste Pawel Pawlikowski revient avec une oeuvre beaucoup plus épurée et plus personnelle dans le sens où il s’attache au passé de son pays, la Pologne. Dans un noir et blanc somptueux, Ida est quasiment une succession de toiles de maître tant la caméra est toujours immobile; ce sont les personnages qui entrent ou sortent du cadre. Souvent situés bord cadre, les personnages sont comme écrasés par leur environnement et la caméra ne retrouvera le mouvement que lors du plan final comme si, enfin, Ida avait trouvé la voie. Magnifique en tous points, Ida brasse les genres comme le polar, le drame  historique ou la quête initiatique et prouve que le cinéma peut trouver dans la simplicité toute son efficacité. Déjà l’un des grands films de l’année.

NOTE: 9.5/10