CRITIQUE DVD: L’EXERCICE DE L’ETAT

LE FILM:

Le ministre des Transports Bertrand Saint-Jean est réveillé en pleine nuit par son directeur de cabinet. Un car a basculé dans un ravin. Il y va, il n’a pas le choix. Ainsi commence l’odyssée d’un homme d’État dans un monde toujours plus complexe et hostile. Vitesse, lutte de pouvoirs, chaos, crise économique… Tout s’enchaîne et se percute. Une urgence chasse l’autre. À quels sacrifices les hommes sont-ils prêts ? Jusqu’où tiendront-ils, dans un État qui dévore ceux qui le servent ?…

Dès la première scène, avec cette femme nue qui met sa tête dans la gueule d’un alligator au sein d’un bureau ministériel, on sait qu’on va assister à autre chose qu’une simple fiction politicienne comme on en voit des tonnes. Pierre Schoeller, pour son deuxième film après « Versailles », nous montre les arcanes de la vie politique à travers un scénario brillant et une mise en scène d’une inventivité constante. Le personnage principal qu’il choisit de nous montrer est un ministre un peu centriste, incarné par un Olivier Gourmet magistral, qui navigue au milieu des requins, tous prêts à le dévorer y que ce soit son assistante (excellente Zabou) ou son directeur de cabinet (Michel Blanc toujours très bon dans ce type de rôles). Mené à un train d’enfer, le film est passionnant de bout en bout, le scénario prenant même un virage inattendu dans son dernier tiers. Une authentique réussite pour l’un des meilleurs films de cette année 2011, justement récompensé de 3 César (meilleur second rôle masculin pour Michel Blanc, meilleur scénario et meilleur son), dans un DVD techniquement parfait!

LES BONUS:

Outre les bandes annonces d’usagen, on trouve un court sujet sur la scène de l’accident, un entretien avec le compositeur et un long entretien du réalisateur donné lors de l’émission « projection privée » sur France Culture. Passionnant!

VERDICT:

Indispensable!

Disponible en DVD (19,99 euros) et en Blu-ray (24,99 euros) chez Diaphana Video dès le 1er mars.
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CESAR 2012: LE PALMARES

Nous retiendrons de cette édition la grande victoire de « The Artist » (6 César), la victoire d’Omar Sy au nez et à la barbe de Jean Dujardin ou de Philippe Torreton qui prête quand même à discussion et l’absence de « la guerre est déclarée » au palmarès!

THE ARTIST

Meilleure actrice Bérénice Béjo

– Meilleure musique

– Meilleure photo

– Meilleurs décors

– Meilleur Réalisateur

– Meilleur film

L’exercice de l’Etat

Meilleur second rôle masculin Michel Blanc

– Meilleur scénario

– Meilleur son

Polisse

Meilleur espoir féminin Naidra Ayadi ex aequo

– Meilleur montage

Angèle et Tony

– Meilleur espoir féminin Clotilde Hesme ex aequo

– Meilleur espoir masculin Grégory Gadebois

Intouchables

Meilleur acteur Omar Sy

Carnage

Meilleure adaptation

L’Apollonide, souvenirs de la maison close

– Meilleurs costumes

L’accordeur

Meilleur court métrage

Le chat du rabbin

Meilleur film d’animation

Tous au Larzac

Meilleur documentaire

Une Séparation

Meilleur film étranger

Le cochon de Gaza

– Meilleur premier film