Critique Bluray: La Chute de Londres

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Titre original London Has Fallen
Réalisation Babak Najafi
Scénario Katrin Benedikt
Christian Gudegast
Creighton Rothenberger
Acteurs principaux
Sociétés de production Gerard Butler Alan Siegel Entertainment
Millennium Films
Nu Image Films
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Film d’action
Durée 99 minutes
Sortie 4 mars 2016

LE FILM:

1.5

Les plus grands leaders du monde occidental sont attendus à Londres aux funérailles du Premier ministre britannique, mort dans des circonstances plus que douteuses. Mais ce qui avait commencé comme l’évènement le plus sécurisé de la planète tourne rapidement au désastre. Cible d’un complot terroriste, la capitale anglaise est mise à feu et à sang et la plupart des chefs d’état faits prisonniers. Seuls ont pu s’échapper le président américain et l’agent secret Mike Banning, qui vont devoir à la fois combattre pour survivre et mettre fin aux agissements des terroristes.

Deux ans après « la Chute de la Maison Blanche », Mike Banning doit à nouveau sauver les fesses de son employeur, le Président des Etats-Unis, victime de terroristes qui ont entrepris de zigouiller tous les chefs d’état occidentaux lors d’un enterrement à Londres. Adeptes de films à message, de réflexion et de finesse d’écriture, passez votre chemin! Le film s’adresse aux amateurs de testostérone, de destruction et d’éventrations à l’arme blanche! Le scénario, ultra mince, fait côtoyer le manichéisme et le côté réac des films d’action des années 80 façon Golan/Globus avec les effets numériques en plus. Gerard Butler apporte en plus sa présence animale, en Chuck Norris des années 2010! Les aficionados apprécieront!

TECHNIQUE:

4.5

Techniquement parfait! Un festival à tous les niveaux!

BONUS:

2.5

On trouve ici une grosse section d’interviews (45 mins) de plusieurs membres de l’équipe.

VERDICT:

1.5

Pour les amateurs de castagne décérébrée!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (24.99 euros) chez M6 Vidéo

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AUTANT EN EMPORTE LE VENT (1939)

Collection Christophe L.

Géorgie, 1861. Scarlett O’Hara est une jeune fille de la haute société sudiste dont la famille possède une grande plantation de coton appelée Tara. Courtisée par tous les bons partis du pays, Scarlett O’Hara n’a d’yeux que pour Ashley Wilkes. Malheureusement, celui-ci est promis à sa cousine, la vertueuse Melanie Hamilton. Scarlett cherche à tout prix à le séduire mais à la réception des Douze Chênes, c’est du cynique et controversé Rhett Butler qu’elle retient l’attention. Pendant ce temps, la guerre de Sécession éclate, Ashley avance son mariage avec Mélanie, et Scarlett pour le rendre jaloux, épouse Charles Hamilton, le frère de Mélanie. Suite au décès de son mari à la guerre, elle finit par épouser Rhett Butler…

Adapté du seule et unique roman de Margaret Mitchell « Gone with the wind », le film de Victor Fleming est un monument du Cinéma de par l’ampleur du projet ( 4 heures de film en couleurs, succession de quatre réalisateurs dont Georges Cukor,  des milliers de figurants, et dix Oscars!) mais aussi de par son succès (1,25 Mds de $ de recettes!). C’est aussi et surtout LA grande fresque romantique souvent copiée, jamais égalée (Australia de Baz Luhrmann par exemple.).

Une grande part de la réussite du film tient en son casting même s’il ne se fit pas simplement. Le tournage était déjà commencé qu’on avait toujours pas  trouvé Scarlett! C’est finalement la britannique Vivien Leigh qui fut choisie avec quelle réussite! Qui d’autre qu’elle aurait pu interpréter ce personnage ô combien complexe: hautaine, égoïste, acharnée, courageuse, déterminée, ambitieuse, c’est une femme d’affaires en avance sur son temps. Souvent irritante, elle reste malgré tout attachante; elle est simplement humaine. En face d’elle, le beau Rhett Butler est incarné par Clark Gable pour qui le rôle semble avoir été écrit. Cynique, rusé, charmeur, au charisme incroyable, il n’aura de cesse de faire céder la belle Scarlett.

Véritable symbole du savoir-faire hollywoodien, le film se regarde sans temps mort tant le spectateur est porté par ces images flamboyantes de la petite histoire dans la grande, accompagnées de la magnifique musique de Max Steiner. Le contexte historique est parfaitement mis en scène et bien que le thème de la guerre de sécession ne fut pas très vendeur, le pari fut gagné. Seul défaut déjà présent dans le livre, le parti pris très sudiste notamment concernant l’esclavage. Pour rattraper le coup, un Oscar fut décerné à la magnifique interprète de Mammy, la gouvernante noire des O’Hara, Hattie MacDaniel.

Un conseil à ceux qui n’auraient pas encore vu le film: achetez le blu-ray qui permet de visionner le film dans des conditions optimales! Et que de bonus!!!

Indémodable!