Critique Bluray: Jeanne d’Arc

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Titre original Joan of Arc
Réalisation Victor Fleming
Scénario Maxwell Anderson
Andrew Solt
Acteurs principaux
Sociétés de production Sierra Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Film historique
Durée 145 minutes
Sortie 21 octobre 1949

LE FILM:

4

France 1428. Jeanne, jeune et innocente paysanne, est guidée par des voix célestes. Elle est alors convaincue que la volonté de Dieu est de libérer la France de l’oppression anglaise. Portée par sa foi et son courage, elle demande une audience auprès de Charles VII, le dauphin de France pour pouvoir lever une armée. Découvrez l’incroyable histoire de Jeanne d’Arc, sainte libératrice de France au destin tragique…

Enfin, grâce à l’éditeur de ce bluray, il est possible de visionner le film de Victor Fleming dans sa version intégrale (45 mins de plus que la version salles) et ce, dans une très belle version restaurée. Fleming retrace le destin de la Pucelle d’Orléans, chronologiquement, de sa jeunesse paysanne à sa mort sur le Bûcher. Plus que sur la dimension mystique de la quête de Jeanne d’Arc, le film est avant tout un récit à la gloire d’une femme qui réussit à s’imposer dans un monde d’hommes jusqu’à lever une armée pour « bouter les Anglais hors de France »! On retrouve la patte du réalisateur d' »Autant en emporte le vent » avec un vrai souffle romanesque et quelques plans sur des cieux orangés. Ingrid Bergman livre quant à elle l’une de ses plus mémorables compositions.

TECHNIQUE:

4

Une copie splendide avec une définition exemplaire et des couleurs éclatantes; quelques défauts apparaissent de temps en temps et les couleurs délavent sur certains plans mais rien de rédhibitoire!

BONUS:

4

Belle interactivité avec notamment un entretien de la biographe d’Ingrid Bergman, un sujet qui compare les deux versions (possibilité de visionner la version courte non restaurée!) et quelques images d’archives.

VERDICT:

4

Une fresque historique avec une magnifique Ingrid Bergman dans une édition exemplaire!

Disponible en DVD (14.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez L’atelier d’images et The Corporation.

AUTANT EN EMPORTE LE VENT (1939)

Collection Christophe L.

Géorgie, 1861. Scarlett O’Hara est une jeune fille de la haute société sudiste dont la famille possède une grande plantation de coton appelée Tara. Courtisée par tous les bons partis du pays, Scarlett O’Hara n’a d’yeux que pour Ashley Wilkes. Malheureusement, celui-ci est promis à sa cousine, la vertueuse Melanie Hamilton. Scarlett cherche à tout prix à le séduire mais à la réception des Douze Chênes, c’est du cynique et controversé Rhett Butler qu’elle retient l’attention. Pendant ce temps, la guerre de Sécession éclate, Ashley avance son mariage avec Mélanie, et Scarlett pour le rendre jaloux, épouse Charles Hamilton, le frère de Mélanie. Suite au décès de son mari à la guerre, elle finit par épouser Rhett Butler…

Adapté du seule et unique roman de Margaret Mitchell « Gone with the wind », le film de Victor Fleming est un monument du Cinéma de par l’ampleur du projet ( 4 heures de film en couleurs, succession de quatre réalisateurs dont Georges Cukor,  des milliers de figurants, et dix Oscars!) mais aussi de par son succès (1,25 Mds de $ de recettes!). C’est aussi et surtout LA grande fresque romantique souvent copiée, jamais égalée (Australia de Baz Luhrmann par exemple.).

Une grande part de la réussite du film tient en son casting même s’il ne se fit pas simplement. Le tournage était déjà commencé qu’on avait toujours pas  trouvé Scarlett! C’est finalement la britannique Vivien Leigh qui fut choisie avec quelle réussite! Qui d’autre qu’elle aurait pu interpréter ce personnage ô combien complexe: hautaine, égoïste, acharnée, courageuse, déterminée, ambitieuse, c’est une femme d’affaires en avance sur son temps. Souvent irritante, elle reste malgré tout attachante; elle est simplement humaine. En face d’elle, le beau Rhett Butler est incarné par Clark Gable pour qui le rôle semble avoir été écrit. Cynique, rusé, charmeur, au charisme incroyable, il n’aura de cesse de faire céder la belle Scarlett.

Véritable symbole du savoir-faire hollywoodien, le film se regarde sans temps mort tant le spectateur est porté par ces images flamboyantes de la petite histoire dans la grande, accompagnées de la magnifique musique de Max Steiner. Le contexte historique est parfaitement mis en scène et bien que le thème de la guerre de sécession ne fut pas très vendeur, le pari fut gagné. Seul défaut déjà présent dans le livre, le parti pris très sudiste notamment concernant l’esclavage. Pour rattraper le coup, un Oscar fut décerné à la magnifique interprète de Mammy, la gouvernante noire des O’Hara, Hattie MacDaniel.

Un conseil à ceux qui n’auraient pas encore vu le film: achetez le blu-ray qui permet de visionner le film dans des conditions optimales! Et que de bonus!!!

Indémodable!