AUTANT EN EMPORTE LE VENT (1939)

Collection Christophe L.

Géorgie, 1861. Scarlett O’Hara est une jeune fille de la haute société sudiste dont la famille possède une grande plantation de coton appelée Tara. Courtisée par tous les bons partis du pays, Scarlett O’Hara n’a d’yeux que pour Ashley Wilkes. Malheureusement, celui-ci est promis à sa cousine, la vertueuse Melanie Hamilton. Scarlett cherche à tout prix à le séduire mais à la réception des Douze Chênes, c’est du cynique et controversé Rhett Butler qu’elle retient l’attention. Pendant ce temps, la guerre de Sécession éclate, Ashley avance son mariage avec Mélanie, et Scarlett pour le rendre jaloux, épouse Charles Hamilton, le frère de Mélanie. Suite au décès de son mari à la guerre, elle finit par épouser Rhett Butler…

Adapté du seule et unique roman de Margaret Mitchell « Gone with the wind », le film de Victor Fleming est un monument du Cinéma de par l’ampleur du projet ( 4 heures de film en couleurs, succession de quatre réalisateurs dont Georges Cukor,  des milliers de figurants, et dix Oscars!) mais aussi de par son succès (1,25 Mds de $ de recettes!). C’est aussi et surtout LA grande fresque romantique souvent copiée, jamais égalée (Australia de Baz Luhrmann par exemple.).

Une grande part de la réussite du film tient en son casting même s’il ne se fit pas simplement. Le tournage était déjà commencé qu’on avait toujours pas  trouvé Scarlett! C’est finalement la britannique Vivien Leigh qui fut choisie avec quelle réussite! Qui d’autre qu’elle aurait pu interpréter ce personnage ô combien complexe: hautaine, égoïste, acharnée, courageuse, déterminée, ambitieuse, c’est une femme d’affaires en avance sur son temps. Souvent irritante, elle reste malgré tout attachante; elle est simplement humaine. En face d’elle, le beau Rhett Butler est incarné par Clark Gable pour qui le rôle semble avoir été écrit. Cynique, rusé, charmeur, au charisme incroyable, il n’aura de cesse de faire céder la belle Scarlett.

Véritable symbole du savoir-faire hollywoodien, le film se regarde sans temps mort tant le spectateur est porté par ces images flamboyantes de la petite histoire dans la grande, accompagnées de la magnifique musique de Max Steiner. Le contexte historique est parfaitement mis en scène et bien que le thème de la guerre de sécession ne fut pas très vendeur, le pari fut gagné. Seul défaut déjà présent dans le livre, le parti pris très sudiste notamment concernant l’esclavage. Pour rattraper le coup, un Oscar fut décerné à la magnifique interprète de Mammy, la gouvernante noire des O’Hara, Hattie MacDaniel.

Un conseil à ceux qui n’auraient pas encore vu le film: achetez le blu-ray qui permet de visionner le film dans des conditions optimales! Et que de bonus!!!

Indémodable!

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