CRITIQUE BLU-RAY: LAST ACTION HERO

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– LE FILM: 6/10

Grace a un billet magique, Danny Madigan, un enfant de onze ans, peut vivre les aventures de son policier prefere, Slater, croise des temps modernes. Ensemble ils affrontent force danger et triomphent toujours. Mais les choses se compliquent lorsque des personnes mal intentionnees s’emparent du billet magique
et gagnent New York, ou le crime paie encore plus qu’au cinema.

Alors que John Mac Tiernan fait actuellement le bonheur des journaux mais côté faits divers en étant incarcéré pour une affaire d’écoutes téléphoniques, l’occasion est belle de revenir sur l’un de ses films, pas le plus réussi mais meilleur toutefois que l’accueil qui lui fait fait en 1993.

Après un premier film prometteur en 1986, Nomads, le savoir-faire de John Mac Tiernan explose avec Predator, film fantastique dans lignée des Alien avec un extra-terrestre qui traque un groupe d’élite dans la jungle et qui vaut à Schwarzenegger le début d’une période très faste. Un an plus tard, il révolutionne le Cinéma d’Action avec le chef d’oeuvre Die Hard (Piège de Cristal) qui ouvre grand les portes du star-system à l’acteur de série tv Bruce Willis. Vient ensuite l’honorable film de sous-marin A la Poursuite d’Octobre Rouge qui fut un gros succès. En 92, MacT fait à nouveau appel à Sean Connery pour un assez médiocre Medicine Man qui fut un échec aussi bien critique que public.

On arrive alors en 1993 et au film qui nous intéresse. Alors que Schwarzenegger explose le box-office en multipliant les succès et devenant le roi du cinéma d’action, MacT fait appel à lui pour Last Action Hero qui déstabilisa sans doute les fans de l’Autrichien. Il ne s’agit pas du tout d’un film d’action mais d’une comédie qui vise à parodier ce genre. En effet, le jeune Danny Madigan se retrouve par le biais d’un ticket magique propulsé dans le nouveau film de son héros fétiche, Jack Slater. Amateur éclairé de ce genre de films, le jeune garçon qui fait maintenant équipe avec son héros, passe alors tout le film à lui exposer les différences entre film et réalité.

Malgré des centaines de clins d’oeils et de références assez amusantes d’Amadeus à Basic Instinct en passant E.T. ou Terminator 2 et des punchlines en veux-tu en voilà, le film s’étire un peu en longueur (2h10 quand même!), le scénario reposant sur un seul ressort, le seul intérêt au bout d’un moment étant de répérer les références. Sur la forme, on retrouve tout le talent de MacT même si par moments, certaines scènes donnent une fâcheuse impression de baclage reflétant sans doute les tensions pendant la production du film. Quant au personnage de Danny Madigan, on  a quand même envie qu’il se fasse déssouder avant la fin du film!

Mal vendu, le film fut un échec (atténué quelque peu par le culte que lui vouent certains cinéphiles) qui poussa MacT à revenir aux bases avec son nouveau film deux ans plus tard, le très bon Die Hard 3. Le dernier film du cinéaste remonte au peu brillant Basic; depuis, il n’a pu mener à bien aucun projet en raison de ses ennuis judiciaires et malheureusement sa carrière semble dorénavant derrière lui.

TECHNIQUE: 7/10

Résultat assez inégal allant du médiocre avec pas mal de grain sur certains plans au très bon.

BONUS: 0/10

Rien du tout, pas même une bande-annonce

VERDICT: 6/10

Un film imparfait pour les nostalgiques!

Disponible en blu-ray (14,99 euros) chez GCTHV

 

CRITIQUE BLU-RAY: TELE GAUCHO

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LE FILM: 7/10


Tout a commencé lorsque les caméscopes ont remplacé les caméras. Faire de la télé devenait alors à la portée de tous. Jean-Lou, Yasmina, Victor, Clara, Adonis et les autres ne voulaient pas seulement créer leur propre chaîne de télé, ils voulaient surtout faire la révolution. Ainsi naquit Télé Gaucho, aussi anarchiste et provocatrice que les grandes chaînes étaient jugées conformistes et réactionnaires. Cinq années de grands foutoirs, de manifs musclées en émetteur pirate, de soirées de beuveries en amours contrariées… et ce fut ma parenthèse enchantée…

Deux ans après Le Nom des Gens, la meilleure comédie française de ces dix dernières années à mon avis, on  attendait avec grande impatience le nouveau film de Michel Leclerc. Il évoque avec Télé Gaucho son expérience au sein de Télé Bocal une télé indépendante dans laquelle il pouvait laisser libre cours à son imagination débordante et à ses opinions politiques plutôt orientées vers la gauche.

Il suit donc le parcours du jeune Victor (son alter ego ?) qui en plus d’être stagiaire dans une chaîne de télé cousine proche de TF1, s’éclate à côté chez Télé Gaucho avec une bande de trublions de tous genres. Beaucoup moins structuré que son précédent film, Télé Gaucho donne l’impression d’un gros bazar qui permet à Michel Leclerc de glisser une espèce de « best of » de de Télé Bocal à travers ses « objets qui nous font chier », ses chansons, ses « avant je croyais », etc…

Malgré cette narration beaucoup moins fluide et un scénario moins construit, Télé Gaucho reste une comédie souvent très drôle mais surtout hyper attachante car elle est tout à fait cohérente avec son metteur en scène et s’appuie de surcroît sur une troupe de comédiens qui, même s’il interprètent des personnages caricaturaux, prennent visiblement beaucoup de plaisir: Eric Elmosnino, Sara Forestier (née pour la comédie), Maïwenn, Félix Moati et Emmanuelle Béart. Cerise sur le gâteau, Télé Gaucho regorge de répliques qui pourraient bien devenir cultes!

TECHNIQUE: 9/10

Rien à dire sur ce transfert HD impeccable.

BONUS: 8/10

Outre un making of et des scènes coupées, l’interactivité de ce bluray est un condensé de l’esprit de Télé Bocal avec tout un tas de séquences assez drôle et le superbe court-métrage très personnel « le Poteau Rose ».

VERDICT: 8/10

Un blu-ray idéal pour les amateurs de comédies intelligentes!

Disponible en DVD (19,99 euros) et blu-ray (24,99 euros) chez TF1 Video dès le 17 avril.