CRITIQUE BLU-RAY: UNE ETOILE EST NEE

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LE FILM: 9.5/10

Norman Main, un acteur vieillissant et alcoolique, découvre une jeune chanteuse (Esther Blodgett) et décide d’en faire une vedette. L’amour les rapproche et après bien du travail, une étoile est née. Mais Norman sombre dans la déchéance alors qu’Esther, devenue la célèbre Vicky Lester, atteint les sommets. Saura-t-elle supporter le poids de sa gloire et vaincre le désespoir suicidaire de Norman ?

Remake du film éponyme de William Wellman de 1937, c’est cette fois George Cukor qui s’y colle pour une grande fresque de près de trois heures avec Judy Garland et James Mason.

Après une première partie dans laquelle on suit l’ascension de Vicky Lester en passant par la figuration ou les spots de pub qui, même si elle dépeint à merveille les coulisses d’Hollywood, notamment les relations entre les studios et les stars sous contrat, n’est pas la plus passionnante, le film prend toute son ampleur dans sa seconde partie. On s’attache plus à la relation entre Vicky Lester et son mari Norman Main et à la déchéance de celui-ci que rien ne semble pouvoir arrêter. Outre les fabuleux numéros musicaux qui ont fait la renommée du film, « Une Etoile est Née » est remarquable dans sa description du star-system, de l’enfer médiatique prompt à détruire ce qu’il a encensé et dans son histoire d’amour absolument bouleversante.

Monument de mise en scène, le film vaut également pour son duo d’interprètes épatant, surtout lorsqu’on sait que Judy Garland était un peu dans la situation de Norman Maine à l’époque (son seul film entre 1950 et 1960!).

Chef d’oeuvre!!!

TECHNIQUE: 9/10

Magnifique copie HD qui fait la part belle au somptueux cinémascope et ses couleurs flamboyantes! Préférez bien sûr la VO (DTS) à la VF (stéréo) plate et nasillarde!

BONUS: 7/10

On retrouve sur un second DVD les bonus présents dans l’édition précédente à savoir des scènes coupées et des docs d’époque: anecdotique. En cadeau, on trouve un joli livret plein de photos et d’infos ainsi qu’un magnet du film!

VERDICT: 9/10

Indispensable pour la qualité de la copie!!!

Disponible en coffret Ultimate (29,99 euros) chez Warner

 

CRITIQUE BLU-RAY: L’ETRANGLEUR DE BOSTON

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LE FILM: 8.5/10

Boston, au début des années 1960. Deux femmes sont retrouvées étranglées à leur domicile à quelques jours d’intervalle. Au cours des deux années suivantes, plus d’une dizaine d’autres femmes sont assassinées dans des circonstances similaires, distillant un sentiment d’insécurité et une paranoïa sans précédent dans toute la ville. John S. Bottomly est désigné pour prendre l’affaire en main…

En plus de 40 ans de carrière, Richard Fleischer aborda tous les genres, du western au film de guerre en passant par la science-fiction et en 1968 il fit un détour par le thriller en s’appropriant l’histoire d’Albert De Salvo alias « l’Etrangleur de Boston ».

Clairement divisé en deux, le film de Fleischer montre dans une première partie la traque du tueur dans une ville aux abois puis dans la seconde partie la confrontation entre le tueur (Tony Curtis) et le flic chargé de l’enquête (Henry Fonda). Le film tient une grande partie de sa renommée de l’utilisation du split screen qui y est faite d’un bout à l’autre. Invention récemment découverte par Fleischer à l’exposition universelle qui consiste à découper l’écran en plusieurs partie, ce dernier l’exploite au maximum de ses possibilités. En effet, cela permet au cinéaste de montrer la frénésie policière qui intervient en plusieurs lieux au même moment, de montrer d’un côté une victime qui rentre chez elle et de l’autre l’intérieur de l’appartement dans lequel elle se rend ou encore de montrer le visage de l’assassin et ce qui se passe dans sa tête.

S’appropriant totalement ce nouvel outil, Fleischer propose avec de film une vraie leçon de mise en scène techniquement  bluffante et s’appuie sur un cinémascope de toute beauté. L’interprétation magistrale de Tony Curtis finit de faire de ce film l’une des pépites du genre!

TECHNIQUE: 8/10

Le léger grain de l’image ne nuit pas à l’excellente copie proposée. Pour le son, privilégier comme souvent sur ces films âgés la VO bien plus ample.

BONUS: 9/10

Outre la bande-annonce, on trouve une présentation passionnante et passionnée du film par William Friedkin qui confesse avoir postulé pour réaliser ce projet pour lequel l’expérience de Fleischer a fait la différence, mais aussi un doc dans lequel le fils du réalisateur et le chef opérateur reviennent sur le tournage.

VERDICT: 9/10

Un classique à se procurer d’urgence!

Disponible en DVD (16,99 euros) et blu-ray (19,99 euros) chez Carlotta Films dès le 17 avril!