CRITIQUE BLU-RAY: L’ETRANGLEUR DE BOSTON

91IbMwDv-kL__AA1500_

LE FILM: 8.5/10

Boston, au début des années 1960. Deux femmes sont retrouvées étranglées à leur domicile à quelques jours d’intervalle. Au cours des deux années suivantes, plus d’une dizaine d’autres femmes sont assassinées dans des circonstances similaires, distillant un sentiment d’insécurité et une paranoïa sans précédent dans toute la ville. John S. Bottomly est désigné pour prendre l’affaire en main…

En plus de 40 ans de carrière, Richard Fleischer aborda tous les genres, du western au film de guerre en passant par la science-fiction et en 1968 il fit un détour par le thriller en s’appropriant l’histoire d’Albert De Salvo alias « l’Etrangleur de Boston ».

Clairement divisé en deux, le film de Fleischer montre dans une première partie la traque du tueur dans une ville aux abois puis dans la seconde partie la confrontation entre le tueur (Tony Curtis) et le flic chargé de l’enquête (Henry Fonda). Le film tient une grande partie de sa renommée de l’utilisation du split screen qui y est faite d’un bout à l’autre. Invention récemment découverte par Fleischer à l’exposition universelle qui consiste à découper l’écran en plusieurs partie, ce dernier l’exploite au maximum de ses possibilités. En effet, cela permet au cinéaste de montrer la frénésie policière qui intervient en plusieurs lieux au même moment, de montrer d’un côté une victime qui rentre chez elle et de l’autre l’intérieur de l’appartement dans lequel elle se rend ou encore de montrer le visage de l’assassin et ce qui se passe dans sa tête.

S’appropriant totalement ce nouvel outil, Fleischer propose avec de film une vraie leçon de mise en scène techniquement  bluffante et s’appuie sur un cinémascope de toute beauté. L’interprétation magistrale de Tony Curtis finit de faire de ce film l’une des pépites du genre!

TECHNIQUE: 8/10

Le léger grain de l’image ne nuit pas à l’excellente copie proposée. Pour le son, privilégier comme souvent sur ces films âgés la VO bien plus ample.

BONUS: 9/10

Outre la bande-annonce, on trouve une présentation passionnante et passionnée du film par William Friedkin qui confesse avoir postulé pour réaliser ce projet pour lequel l’expérience de Fleischer a fait la différence, mais aussi un doc dans lequel le fils du réalisateur et le chef opérateur reviennent sur le tournage.

VERDICT: 9/10

Un classique à se procurer d’urgence!

Disponible en DVD (16,99 euros) et blu-ray (19,99 euros) chez Carlotta Films dès le 17 avril!

 


Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s