CRITIQUE DVD: VENIR AU MONDE

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LE FILM: 6.5/10

Gemma part avec son fils à Sarajevo, sur les traces de son amour perdu, Diego, photographe qu’elle avait rencontré avant le conflit en ex-Yougoslavie. Les souvenirs refont surface, la puissance des sentiments est restée intacte…

Réalisé par Sergio Castellitto, comédien transalpin bien célèbre, Venir au Monde est l’adaptation d’un roman de Margaret Mazzantini. Construit autour de flash-backs ponctuant la visite de Gemma et de son fils à Sarajevo ayant pour but d’éclairer le passé mouvementé de Gemma et Diego en plein conflit dans les Balkans, le film de Castellitto a en effet un côté romanesque très prononcé. N’évitant aucun épisode de ce récit, le film souffre parfois de quelques longueurs mais le charisme des deux acteurs principaux, Penelope Cruz et Emile Hirsch réussit à maintenir le film à flots dans ces moments-là. Quelques jolies inspirations dans la mise en scène valent également le détour. Mais le scénario réserve aussi quelques surprises dont un twist final qui donne tout de suite une dimension supplémentaire à ce DTV justifiant le visionnage de cette tragédie qui se situe quelque part entre Incendies et Au Pays du Sang et du Miel.

TECHNIQUE: 9/10

Un résultat bluffant pour un DVD proche du rendu HD!

BONUS: 1/10

La bande-annonce et c’est tout…

VERDICT: 6.5/10

Un DTV à découvrir!

Disponible en DVD (12,99 euros) chez Wild Side Video

 


CRITIQUE BLU-RAY: DJANGO UNCHAINED

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LE FILM: 9.5/10

Dans le sud des États-Unis, deux ans avant la guerre de Sécession, le Dr King Schultz, un chasseur de primes allemand, fait l’acquisition de Django, un esclave qui peut l’aider à traquer les frères Brittle, les meurtriers qu’il recherche. Schultz promet à Django de lui rendre sa liberté lorsqu’il aura capturé les Brittle – morts ou vifs. Alors que les deux hommes pistent les dangereux criminels, Django n’oublie pas que son seul but est de retrouver Broomhilda, sa femme, dont il fut séparé à cause du commerce des esclaves… Lorsque Django et Schultz arrivent dans l’immense plantation du puissant Calvin Candie, ils éveillent les soupçons de Stephen, un esclave qui sert Candie et a toute sa confiance. Le moindre de leurs mouvements est désormais épié par une dangereuse organisation de plus en plus proche… Si Django et Schultz veulent espérer s’enfuir avec Broomhilda, ils vont devoir choisir entre l’indépendance et la solidarité, entre le sacrifice et la survie…

En vingt ans de carrière, Quentin Tarantino dresse une filmographie en forme d’hommage: après avoir honoré le film de braquage (Reservoir Dogs), les romans « pulp » (Pulp Fiction), les films de blaxploitation (Jackie Brown), le chambara (Kill Bill), les séries B présentées en double programme (Boulevard de la mort qui devait être projeté au départ avec Planète Terreur de Rodriguez) ou encore le film de guerre (Inglourious Basterds) tout en faisant très souvent référence au western, il était logique que QT réalise enfin SON western, si possible à tendance spaghetti lorsqu’on connaît son amour pour ce genre et pour Sergio Corbucci en particulier.

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S’inspirant d’ailleurs  de ce dernier, jusqu’au nom de son héros et son thème musical, les premières minutes du film montrent, sur la célèbre musique de Luis Bacalov, non pas un Blanc trainant un cercueil mais un groupe d’exclaves noirs, enchaînés, encadrés par deux cowboys blancs. L’un de ces esclaves est Django! On retrouvera également une histoire de vengeance et des hommes encagoulés mais l’histoire reste très éloignée du film de Corbucci, écartant complètement l’idée de remake.

QT a choisi, pour son western, de nous parler de l’esclavage aux Etats-Unis en situant son  histoire deux ans avant la Guerre de Sécession. Outre le western spaghetti pur, c’est carrément un buddy movie que nous propose le cinéaste avec cette association improbable entre Django l’esclave et le Dr King Schultz, chasseur de primes allemand, qui vont faire équipe, l’un pour tuer une bande de malfrats que seul Django connaît, l’autre pour retrouver sa femme Broomhilda, aux mains du sadique Candie!

Comme toujours chez Tarantino, on retrouve un cinéma ultra référencé, de longues scènes de dialogues toujours très inventifs, des flambées de violence intense (des geysers de sang inondent l’écran à plusieurs reprises notamment lors d’un gunfight d’anthologie), et une bande originale composée d’emprunts variés(on retrouve ici Morricone, Bacalov, 2pac) et des numéros d’acteurs souvent épatants.

Avec ce Django Unchained, QT multiplie les scènes très dialoguées mais jamais inutilement, défaut que l’on pouvait parfois lui attribuer notamment dans Kill Bill 2 ou Boulevard de la Mort. Et l’inventivité de ses dialogues est tout au long du film ahurissante, notamment lors d’une scène où les membres du KKK discutent de la qualité de leurs cagoules et de leur aspect pratique! Côté mise en scène, il ne cherche jamais à singer les tics du western spaghetti, s’accordant juste le plaisir de quelques zooms rapides bien sentis, et propose certains plans d’une beauté rare. Quant à l’interprétation, QT nous offre un quatuor d’acteurs merveilleux: Christoph Waltz (chasseur de primes allemand dont la rare éloquence précède souvent à la mort de l’interlocuteur), Jamie Foxx (Django, exclave libéré en quête de vengeance), DiCaprio (en esclavagiste au sadisme effrayant) et Samuel L.Jackson (maître de maison converti aux pensées racistes de son maître).

Sur un sujet fort, Quentin Tarantino réalise donc ici un pur chef d’oeuvre et son meilleur film à ce jour. 2h45 de génie et de plaisir de la part d’un cinéaste cinéphile! Indispensable!

TECHNIQUE: 9/10

Du pur bonheur avec une définition et des couleurs à tomber! Quant au son, immersif et explosif quand il le faut, c’est le top!

BONUS: 6/10

Outre deux spots pour un coffret Tarantino et pour la BO, on trouve un module sur les cascades à cheval et le maniement des armes, un sur les costumes et un dernier en hommage à Michael J. Riva, le directeur artistique décédé.

VERDICT: 9.5/10

LE film de l’année à posséder absolument!

Disponible en DVD (19,99 euros) et blu-ray (24,99 euros) chez SPHE