CRITIQUE DVD: VENIR AU MONDE

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LE FILM: 6.5/10

Gemma part avec son fils à Sarajevo, sur les traces de son amour perdu, Diego, photographe qu’elle avait rencontré avant le conflit en ex-Yougoslavie. Les souvenirs refont surface, la puissance des sentiments est restée intacte…

Réalisé par Sergio Castellitto, comédien transalpin bien célèbre, Venir au Monde est l’adaptation d’un roman de Margaret Mazzantini. Construit autour de flash-backs ponctuant la visite de Gemma et de son fils à Sarajevo ayant pour but d’éclairer le passé mouvementé de Gemma et Diego en plein conflit dans les Balkans, le film de Castellitto a en effet un côté romanesque très prononcé. N’évitant aucun épisode de ce récit, le film souffre parfois de quelques longueurs mais le charisme des deux acteurs principaux, Penelope Cruz et Emile Hirsch réussit à maintenir le film à flots dans ces moments-là. Quelques jolies inspirations dans la mise en scène valent également le détour. Mais le scénario réserve aussi quelques surprises dont un twist final qui donne tout de suite une dimension supplémentaire à ce DTV justifiant le visionnage de cette tragédie qui se situe quelque part entre Incendies et Au Pays du Sang et du Miel.

TECHNIQUE: 9/10

Un résultat bluffant pour un DVD proche du rendu HD!

BONUS: 1/10

La bande-annonce et c’est tout…

VERDICT: 6.5/10

Un DTV à découvrir!

Disponible en DVD (12,99 euros) chez Wild Side Video

 


CRITIQUE: TO ROME WITH LOVE

Après Londres dans « Match point », Barcelone dans « Vicky, Cristina, Barcelona » et Paris dans « Minuit à Paris », Woody Allen pose cette fois-ci sa caméra dans la capitale italienne pour ce « To Rome with love ».

Après un générique sur l’air de « Volare » (comment aurait-il pu en être autrement!), un agent de police romain au milieu de son carrefour nous apostrophe et nous invite à découvrir sa ville à travers le destin de plusieurs personnages. Une jeune américaine demande son chemin à un jeune avocat romain et trouve l’amour. Le jeune Jack (Jesse Eisenberg), s’apprête à recevoir l’amie (Ellen Page) de sa fiancée (Greta Gerwig) qui traîne une réputation de bombe sexuelle. Il y a aussi le jeune marié qui se retrouve accompagné à la suite d’une erreur d’une prostituée (Penelope Cruz) qu’il est contraint de faire passer pour sa future femme auprès de ses proches. Sa future femme, elle, s’égare dans Rome et tombe sur son acteur italien préféré, séducteur invétéré. Jerry (Woody Allen) et sa femme Phyllis, eux, viennent à Rome pour rencontrer leur futur gendre; Jerry, à la recherche de talents lyriques craque pour le beau-père après l’avoir entendu chanter sous sa douche! Et puis nous suivons également Leopoldo, employé romain tout ce qu’il y a de plus banal qui du jour au lendemain découvre la célébrité!

Woody Allen, dans ce nouvel opus, rend hommage aux comédies à sketches qui fleurissaient en Italie dans les années 70 et son casting s’amuse avec lui, qu’on retrouve devant la caméra pour la première fois depuis 6 ans (Scoop). Seul bémol à cette partition , le rôle d’Alec Baldwin, complètement inutile.

Jouant avec les clichés, c’est toutefois un Woody divertissant qui nous livre une charmante comédie qui se savoure comme un verre de lambrusco: frais, sucré et pétillant!