Critique Dvd: Mr and Mrs Smith

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LE FILM:

3

David Smith apprend un jour que son mariage avec Ann, qui remonte à trois ans, n’est pas régulièrement validé. Il le cache à son épouse qui l’apprend cependant de son côté. Des lors, celle-ci entend se faire prier et oblige David à lui refaire la cour comme au début…

Si les années 30 et 40 sont riches, aux Etats-Unis, en screwball comédies, domaine dans lequel excellent Hawks ou Cukor, on ne s’attendait pas à voir le maître du suspense, Alfred Hitchcock, s’y essayer, entre « correspondant 17 » et « Soupçons »! Tout à fait dans l’air du temps, cette comédie du remariage est surtout destinée à offrir un rôle à Carole Lombard. Malheureusement, si Hitchcock a toujours manié l’humour, y compris dans ses films les plus noirs, il peine à en faire son premier outil, notamment en terme de rythme. De plus, comme il l’a reconnu, il n’a fait que filmer ce qui était écrit, sans grande imagination. Toutefois, le film est une vraie curiosité et constitue un divertissement d’honnête facture.

TECHNIQUE:

4

Si l’on peut relever de nombreux défauts, rien de rédhibitoire, la définition s’avérant remarquable et le son limpide, principalement en VO.

BONUS:

3.5

On trouve ici un documentaire d’une vingtaine de minutes sur le film avec notamment l’intervention de Peter Bogdanovich.

VERDICT:

3.5

Une curiosité dans l’oeuvre d’Hitchcock.

Disponible en DVD (9.99 euros) chez Warner Bros

Critique Bluray: Creed – l’Héritage de Rocky Balboa

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Titre original Creed
Réalisation Ryan Coogler
Scénario Ryan Coogler
Aaron Covington
Acteurs principaux
Sociétés de production Chartoff-Winkler Productions
Metro-Goldwyn-Mayer
New Line Cinema
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre drame
Durée 133 minutes
Sortie 13 janvier 2016

LE FILM:

4

Adonis Johnson n’a jamais connu son père, le célèbre champion du monde poids lourd Apollo Creed décédé avant sa naissance. Pourtant, il a la boxe dans le sang et décide d’être entraîné par le meilleur de sa catégorie. À Philadelphie, il retrouve la trace de Rocky Balboa, que son père avait affronté autrefois, et lui demande de devenir son entraîneur. D’abord réticent, l’ancien champion décèle une force inébranlable chez Adonis et finit par accepter…

Après 6 épisodes d’un niveau très inégal bien que tous très attachants, la saga Rocky semblait avoir marqué un point final avec « Rocky Balboa » en 2006. Forts marris de devoir tirer un trait sur une franchise lucrative (plus d’un milliard de dollars jusqu’ici!!!), les producteurs décident de se lancer dans un spin-off centré sur un personnage qui n’apparaît pas dans les six premiers volets, le fils d’Apollo Creed! On pouvait craindre un nouveau produit sans âme, avec un Stallone uniquement destiné à cachetonner et attirer le chaland. Après l’excellent « Fruitvale Station« , c’est Ryan Coogler qui prend les rênes avec son comédien Michael B. Jordan dans le rôle titre et il réussit à éviter les pièges que l’on craignait pour nous offrir un retour en forme d’uppercut. Si la structure du film est calquée sur les volets précédents, « Creed » s’accorde du temps (2h10) et accorde une grande importance à ses personnages. Creed, qui n’a jamais connu son père et n’a jamais quitté prison et foyers, ne vit que pour la boxe mais ne veut pas être considéré comme « fils de ». Pour l’entraîner, Rocky, seul dans la vie depuis la mort d’Adrian et de Paulie, n’attend qu’une chose, la fin pour rejoindre la femme de sa vie. Les deux personnages sont extrêmement attachants, en particulier Stallone qui trouve ici son meilleur rôle depuis « Copland » et la mise en scène puissante et maîtrisée de Coogler fait mouche. Les combats, filmés au plus près, sont terriblement immersifs, notamment le dernier qui nous laisse le souffle coupé. Quant à la BO de Ludwig Göransson, elle parvient à se renouveler totalement tout en s’inspirant des thèmes de Bill Conti! Le meilleur volet avec le film de 1976!

TECHNIQUE:

4.5

Irréprochable à tous niveaux!

BONUS:

3.5

Outre une vingtaine de minutes de scènes coupées, on trouve un module dans lequel l’équipe et des intervenants extérieurs reviennent sur leurs souvenirs de la saga et un module sur la préparation physique de Michael B. Jordan.

VERDICT:

4

La saga Rocky fait un retour gagnant!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez Warner Bros dès le 13 mai