Critique: Creed II

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Titre original Creed II
Réalisation Steven Caple Jr.
Scénario Juel Taylor
Sylvester Stallone
Acteurs principaux
Sociétés de production Chartoff-Winkler Productions
MGM
New Line Cinema
Warner Bros.
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre drame
Durée 130 minutes
Sortie 9 janvier 2018

La vie est devenue un numéro d’équilibriste pour Adonis Creed. Entre ses obligations personnelles et son entraînement pour son prochain grand match, il est à la croisée des chemins. Et l’enjeu du combat est d’autant plus élevé que son rival est lié au passé de sa famille. Mais il peut compter sur la présence de Rocky Balboa à ses côtés : avec lui, il comprendra ce qui vaut la peine de se battre et découvrira qu’il n’y a rien de plus important que les valeurs familiales.

Huitième film de la saga Rocky, second concentré sur le personnage d’Adonis Creed, « Creed II » n’invente rien mais pourtant les fans seront comblés et feront des adieux émus au personnage de Balboa. Adonis Creed dorénavant champion du monde, a maintenant l’occasion de remettre son titre en jeu face au fils d’Ivan Drago, le Russe responsable de la mort de son père. Si Rocky refuse d’abord de l’accompagner dans une mission suicide, il va peut-être finalement accepter de l’épauler devant le défi de sa vie. Rien de nouveau quant à la structure du film calquée sur les volets précédents et rien de nouveau non plus quant à la façon dont sont traités les adversaires moscovites de Creed: de grosses machines de guerre qui ne sourient absolument jamais! Toutefois, on craque devant le couple formé par Adonis et Bianca, la prestation des vieux Sly et Lundgren mais aussi devant l’émotion et la nostalgie de l’ensemble! Reste à savoir comment la franchise saura survivre au départ de Stallone…

3.5

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Critique Bluray: Creed – l’Héritage de Rocky Balboa

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Titre original Creed
Réalisation Ryan Coogler
Scénario Ryan Coogler
Aaron Covington
Acteurs principaux
Sociétés de production Chartoff-Winkler Productions
Metro-Goldwyn-Mayer
New Line Cinema
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre drame
Durée 133 minutes
Sortie 13 janvier 2016

LE FILM:

4

Adonis Johnson n’a jamais connu son père, le célèbre champion du monde poids lourd Apollo Creed décédé avant sa naissance. Pourtant, il a la boxe dans le sang et décide d’être entraîné par le meilleur de sa catégorie. À Philadelphie, il retrouve la trace de Rocky Balboa, que son père avait affronté autrefois, et lui demande de devenir son entraîneur. D’abord réticent, l’ancien champion décèle une force inébranlable chez Adonis et finit par accepter…

Après 6 épisodes d’un niveau très inégal bien que tous très attachants, la saga Rocky semblait avoir marqué un point final avec « Rocky Balboa » en 2006. Forts marris de devoir tirer un trait sur une franchise lucrative (plus d’un milliard de dollars jusqu’ici!!!), les producteurs décident de se lancer dans un spin-off centré sur un personnage qui n’apparaît pas dans les six premiers volets, le fils d’Apollo Creed! On pouvait craindre un nouveau produit sans âme, avec un Stallone uniquement destiné à cachetonner et attirer le chaland. Après l’excellent « Fruitvale Station« , c’est Ryan Coogler qui prend les rênes avec son comédien Michael B. Jordan dans le rôle titre et il réussit à éviter les pièges que l’on craignait pour nous offrir un retour en forme d’uppercut. Si la structure du film est calquée sur les volets précédents, « Creed » s’accorde du temps (2h10) et accorde une grande importance à ses personnages. Creed, qui n’a jamais connu son père et n’a jamais quitté prison et foyers, ne vit que pour la boxe mais ne veut pas être considéré comme « fils de ». Pour l’entraîner, Rocky, seul dans la vie depuis la mort d’Adrian et de Paulie, n’attend qu’une chose, la fin pour rejoindre la femme de sa vie. Les deux personnages sont extrêmement attachants, en particulier Stallone qui trouve ici son meilleur rôle depuis « Copland » et la mise en scène puissante et maîtrisée de Coogler fait mouche. Les combats, filmés au plus près, sont terriblement immersifs, notamment le dernier qui nous laisse le souffle coupé. Quant à la BO de Ludwig Göransson, elle parvient à se renouveler totalement tout en s’inspirant des thèmes de Bill Conti! Le meilleur volet avec le film de 1976!

TECHNIQUE:

4.5

Irréprochable à tous niveaux!

BONUS:

3.5

Outre une vingtaine de minutes de scènes coupées, on trouve un module dans lequel l’équipe et des intervenants extérieurs reviennent sur leurs souvenirs de la saga et un module sur la préparation physique de Michael B. Jordan.

VERDICT:

4

La saga Rocky fait un retour gagnant!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez Warner Bros dès le 13 mai

Critique: Creed – L’héritage de Rocky Balboa

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Titre original Creed
Réalisation Ryan Coogler
Scénario Ryan Coogler
Aaron Covington
Acteurs principaux
Sociétés de production Chartoff-Winkler Productions
Metro-Goldwyn-Mayer
New Line Cinema
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre drame
Durée 133 minutes
Sortie 13 janvier 2016

Adonis Johnson n’a jamais connu son père, le célèbre champion du monde poids lourd Apollo Creed décédé avant sa naissance. Pourtant, il a la boxe dans le sang et décide d’être entraîné par le meilleur de sa catégorie. À Philadelphie, il retrouve la trace de Rocky Balboa, que son père avait affronté autrefois, et lui demande de devenir son entraîneur. D’abord réticent, l’ancien champion décèle une force inébranlable chez Adonis et finit par accepter…

Après 6 épisodes d’un niveau très inégal bien que tous très attachants, la saga Rocky semblait avoir marqué un point final avec « Rocky Balboa » en 2006. Forts marris de devoir tirer un trait sur une franchise lucrative (plus d’un milliard de dollars jusqu’ici!!!), les producteurs décident de se lancer dans un spin-off centré sur un personnage qui n’apparaît pas dans les six premiers volets, le fils d’Apollo Creed! On pouvait craindre un nouveau produit sans âme, avec un Stallone uniquement destiné à cachetonner et attirer le chaland. Après l’excellent « Fruitvale Station« , c’est Ryan Coogler qui prend les rênes avec son comédien Michael B. Jordan dans le rôle titre et il réussit à éviter les pièges que l’on craignait pour nous offrir un retour en forme d’uppercut. Si la structure du film est calquée sur les volets précédents, « Creed » s’accorde du temps (2h10) et accorde une grande importance à ses personnages. Creed, qui n’a jamais connu son père et n’a jamais quitté prison et foyers, ne vit que pour la boxe mais ne veut pas être considéré comme « fils de ». Pour l’entraîner, Rocky, seul dans la vie depuis la mort d’Adrian et de Paulie, n’attend qu’une chose, la fin pour rejoindre la femme de sa vie. Les deux personnages sont extrêmement attachants, en particulier Stallone qui trouve ici son meilleur rôle depuis « Copland » et la mise en scène puissante et maîtrisée de Coogler fait mouche. Les combats, filmés au plus près, sont terriblement immersifs, notamment le dernier qui nous laisse le souffle coupé. Quant à la BO de Ludwig Göransson, elle parvient à se renouveler totalement tout en s’inspirant des thèmes de Bill Conti! Le meilleur volet avec le film de 1976!

4

ROCKY, HEROS DE MA JEUNESSE

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S’il est un personnage de cinéma qui berça mon enfance, c’est bien celui que créa Sylvester Stallone, le personnage de Rocky Balboa qui, pendant trente ans, fut un peu le symbole de l’American Dream et le personnage emblématique de la carrière de Sly.

Revenons donc sur les différents volets de cette saga si attachante:

– En 1976, alors qu’il est encore peu connu, Sylvester Stallone écrit un scénario inspiré du combat entre Mohamed Ali et Rocky Marciano mais exige d’interpréter le rôle titre. Bien que les producteurs tordent un peu le nez, ils finissent par donner leur accord. La réalisation sera confié au peu connu John G. Avildsen

Stallone incarne donc Rocky Balboa, un petit boxeur amateur de Philadelphie qui se voit proposer un combat avec Appolo Creed(Carl Weathers), champion du monde, celui-ci cherchant une victoire facile pour refaire parler de lui. Aidé du vieil entraîneur Mickey (Burgess Meredith) et épaulé par sa nouvelle compagne, la timide Adrian (Talia Shire) et son beau-frère taciturne Paulie (Burt Young), Rocky va s’entraîner dur pour élever son niveau et tenir tête au champion qui vaincra seulement sur décision partagée.

Le film qui ne coûta quasiment rien fut un succès planétaire et remporta 3 Oscars dont Meilleur Film et Meilleur réalisateur.

Au-delà du simple film de sport, ce premier volet dépeint une certaine réalité sociale et des personnages touchants, notamment celui de Balboa, à la naïveté et à la bonté attachantes. L’amour du public pour les personnages qui partent de rien pour arriver à renverser les montagnes est bien sûr une cause de ce succès inattendu. On retiendra également la bande originale mythique de Bill Conti, notamment le morceau Gonna Fly Now!

– En 1979, devenu une star Stallone cherche à renouveler le succès du premier opus et écrit donc un nouveau scénario qu’il mettra en scène lui-même: c’est Rocky 2

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Reprenant là où s’était arrêté le précédent opus, Rocky 2  nous montre un Apollo Creed vexé d’avoir été malmené par l’outsider et qui souhaite donc prendre sa revanche. Rocky, qui connaît maintenant une petite célébrité, refuse en premier lieu d’autant que sa femme Adrian connaît des problèmes de santé. Celle-ci le persuadera finalement de rechausser ses gants : cette fois-ci Rocky terrassera le champion, s’adjugeant le titre suprême!

Cette suite est assez proche de l’original, suivant à peu près le même fil et le personnage principal suivant la même trajectoire. Elle permet surtout à Stallone d’asseoir son statut de star et confirmer le potentiel commercial de la franchise Rocky: la machine est lancée.

– Avec le troisième volet, toujours réalisé par Sly, sorti en 1982, on est clairement dans une démarche commerciale. Seule nouveauté, l’apparition d’un nouvel adversaire: Clubber Lang, incarné par Mister T.

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Rocky, champion du monde, s’est embourgeoisé et n’affronte que des adversaires soigneusement choisis par Mickey pour être battus sans difficultés. Quand Clubber Lang, en quête de célébrité, défie Balboa, Mickey déconseille à son poulain d’accepter. Rocky ne suit pas l’avis de son mentor et relève le défi malgré le décès de son entraîneur. Apollo Creed décide d’amener Rocky à la victoire en tentant de lui redonner « l’oeil du tigre » qu’il a perdu en même temps qu’il a gagné la fortune.

Sur un scénario assez moyen, Rocky 3 est clairement en-dessous du premier volet mais rencontre un énorme succès dû à l’attachement du public à ses personnages. D’autre part, le tube de Survivor « Eye of the Tiger » restera comme l’une des chansons les plus connues dans une bande originale de film.

– En 1985, en pleine ère Reagan, Stallone réalise le quatrième volet des aventures du célèbre boxeur.

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C’est sans doute le plus mauvais film de la série! Non seulement, le scénario est d’une indigence rare, reprenant la même trame que les épisodes précédents mais il a tout du film de propagande tant il aligne les clichés et fait preuve d’un manichéisme hallucinant. Après avoir tué l’ami de Rocky, Apollo Creed, sur le ring, le Russe Ivan Drago accepte d’affronter Balboa en Russie. Alors que le Russe bénéficie d’installations de haute technologie et consomme des produits dopants, l’Américain s’entraîne à l’ancienne dans une grange en pleine Sibérie, surveillé par le KGB! A l’issue d’un combat homérique, Balboa venge son ami en battant Drago avec un public, hostile au début, et tout acquis à sa cause ensuite. Le discours final de Rocky est un sommet de patriotisme qui finit de faire de ce quatrième opus un vrai nanar!

Pour l’anecdote, on notera l’absence de Bill Conti à la musique, remplacé par Vince DiCola qui composera quelques morceaux qui resteront dans les mémoires, notamment « War ». James Brown fait également une apparition en chantant Living In America.

Le film est tout de même un grand succès avec notamment près de 5 millions d’entrées en France.

– Bien que scénariste une fois de plus, Sylvester Stallone redonne le siège de réalisateur à John G. Avildsen le réalisateur du premier opus pour ce qui semblerait être une conclusion à la saga, 24 ans après le premier film.

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A la suite du combat avec Drago, Rocky ne peut plus boxer en raison d’un problème au cerveau et se retrouve ruiné, escroqué par son comptable. Il retrouve donc ses origines en regagnant le quartier de sa jeunesse à Philadelphie. Ne pouvant plus pratiquer sa passion, il accepte d’entraîner un jeune boxeur prometteur, Tommy Gunn. Alors qu’il l’ammène au sommet, son jeune protégé répond aux sirènes d’un agent, caricature de Don King. Non content de trahir son père spirituel, Tommy Gunn le provoque jusqu’à un combat final, non pas sur un ring mais dans la rue.

Sans être vraiment une grande réussite, ce cinquième volet a la bonne idée d’apporter un peu de nouveau par rapport aux deux précédents volets et de boucler la boucle avec ce retour aux sources. Le générique de fin reprend d’ailleurs des images de tous les films de la saga. Pour l’anecdote, le fils de Rocky est ici interprété par le vrai fils de Stallone, Sage, récemment décédé.

Il ne rencontra pas le succès des précédents volets.

– Trente ans après le premier volet, alors que les années 2000 ne sont pas très favorables aux gros bras, Stallone se décide à se lancer dans un dernier Rocky. Deux ans plus tard, il réalisera également un dernier Rambo!

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Rocky Balboa est sans doute le plus réussi avec le premier volet. Dans celui-ci, Rocky ne boxe plus, tient un petit restaurant italien appelé « Adrian’s » en hommage à sa femme décédée. Ses relations avec son fils sont un peu froides, ce dernier en ayant assez de porter ce nom trop lourd pour lui. Le manager d’un jeune boxeur en manque de popularité a l’idée d’organiser un match exhibition contre Balboa. Pour se sentir revivre et prouver qu’il n’est pas fini, Rocky accepte ce dernier défi.

Très réussi, le film rencontrera un succès public et critique! Stallone abandonne en effet le schéma classique sur lequel les précédents films étaient calqués pour à nouveau s’intéresser à ses personnages. La présence d’un Stallone fatigué, au physique abîmé, apporte une vraie dimension au film et boucle la saga de très belle façon.

Bien que de qualité inégale, ces six films retraçant la vie de Rocky Balboa sont non seulement un souvenir d’enfance mais une certaine image du cinéma américain et s’il y a bien un personnage qui a fait ce qu’est devenu Sylvester Stallone, c’est bien celui-ci.