Critique: Supernova

RéalisationHarry Macqueen
ScénarioHarry Macqueen
MusiqueKeaton Henson
Acteurs principauxColin Firth
Stanley Tucci
Sociétés de productionBBC Films
British Film Institute
Quiddity Films
The Bureau
Pays d’origine Royaume-Uni
GenreDrame
Durée 95 minutes
Sortie8 septembre 2021

Sam et Tusker s’aiment depuis 20 ans. À bord de leur vieux camping-car, ils rendent visite à leurs amis et famille et retournent sur les lieux de leur jeunesse. Depuis que Tusker est atteint d’une grave maladie, tous leurs projets ont été suspendus. Le temps est compté et être ensemble est désormais la chose la plus précieuse. Cependant, ce dernier voyage va mettre leur amour à rude épreuve.

Premier long métrage de l’Anglais Harry McQueen, « Supernova » nous emmène sur les routes avec le couple composé de Sam et Tusker, deux quinquagénaires qui partent s’aérer en camping car. Tusker, écrivain à succès, souffre d’une maladie qui, si elle n’est pas nommée, semble s’apparenter à Alzheimer. Ce dernier voyage sera lourd de conséquences pour le couple…

Le vrai thème de cet émouvant premier film n’est pas l’homosexualité mais l’amour mis à l’épreuve de la fin de vie. L’histoire entre Sam et Tusker aurait tout aussi bien pu être celle d’un homme et une femme. Jamais dans le pathos, « Supernova » est surtout l’occasion d’assister à la superbe prestation de deux acteurs en état de grâce, Stanley Tucci et Colin Firth. A voir absolument!

Critique: Lui

RéalisationGuillaume Canet
ScénarioGuillaume Canet
Acteurs principauxGuillaume Canet
Mathieu Kassovitz
Laetitia Casta
Virginie Efira
Nathalie Baye
Sociétés de productionTrésor Films
Artémis Productions
Caneo Films
Pathé
Pays d’origine France
Genredrame
Sortie27 octobre 2021

Un compositeur en mal d’inspiration, qui vient de quitter femme et enfants, pense trouver refuge dans une vieille maison à flanc de falaise, sur une île bretonne déserte. Dans ce lieu étrange et isolé, il ne va trouver qu’un piano désaccordé et des visiteurs bien décidés à ne pas le laisser en paix.

Deux ans après une très dispensable suite aux Petits Mouchoirs et quelques mois avant la sortie de son Astérix, Guillaume Canet a profité de son confinement pour écrire un film plus intimiste en trois semaines et tourné en 4 semaines. Fort d’un casting VIP (outre lui-même, on retrouve Viginie Efira, Laetitia Casta, Mathieu Kassovitz, Nathalie Baye et Patrick Chesnais), ce « lui » s’avérait assez excitant sur le papier. Malheureusement le produit fini laisse songeur et prouve que le confinement n’a pas eu que du bon… Le personnage principal, un compositeur en panne d’inspiration, débarque sur une île, seul, pour retrouver la flamme alors que sa vie privée semble prendre l’eau, partagé entre sa famille et sa maîtresse. Les premières minutes, assez prometteuses, installent une atmosphère un peu sombre grâce au décor mélancolique à souhait et quelques personnages sinistres et inquiétants qu’on soupçonne plein d’enjeux pour la suite mais que l’on ne reverra malheureusement jamais. Puis tout à coup, l’absurde surgit avec l’apparition de la femme, de la maîtresse, du meilleur ami, du fils ou des parents, illustrant le désordre mental du personnage principal, le tout à la manière du Cinéma de Bertrand Blier, auquel on ne peut cesser de penser durant 90 minutes. Sauf que Blier est l’inventeur de ce Cinéma de l’absurde et s’est imposé comme un maître des dialogues, ce que n’est pas Canet. La souffrance de l’artiste et la vie de couple d’un quadra, deux thèmes traités ici sans réels enjeux. Le personnage principal ne suscite aucune empathie et le film semble sans intérêt si ce n’est le simple exercice de style. Extrêmement personnel selon Canet, ce « lui » est un ratage complet, ce qui est regrettable tant la carrière de Canet réalisateur est guidée par une véritable envie et une passion indéniable…