Critique: Supernova

RéalisationHarry Macqueen
ScénarioHarry Macqueen
MusiqueKeaton Henson
Acteurs principauxColin Firth
Stanley Tucci
Sociétés de productionBBC Films
British Film Institute
Quiddity Films
The Bureau
Pays d’origine Royaume-Uni
GenreDrame
Durée 95 minutes
Sortie8 septembre 2021

Sam et Tusker s’aiment depuis 20 ans. À bord de leur vieux camping-car, ils rendent visite à leurs amis et famille et retournent sur les lieux de leur jeunesse. Depuis que Tusker est atteint d’une grave maladie, tous leurs projets ont été suspendus. Le temps est compté et être ensemble est désormais la chose la plus précieuse. Cependant, ce dernier voyage va mettre leur amour à rude épreuve.

Premier long métrage de l’Anglais Harry McQueen, « Supernova » nous emmène sur les routes avec le couple composé de Sam et Tusker, deux quinquagénaires qui partent s’aérer en camping car. Tusker, écrivain à succès, souffre d’une maladie qui, si elle n’est pas nommée, semble s’apparenter à Alzheimer. Ce dernier voyage sera lourd de conséquences pour le couple…

Le vrai thème de cet émouvant premier film n’est pas l’homosexualité mais l’amour mis à l’épreuve de la fin de vie. L’histoire entre Sam et Tusker aurait tout aussi bien pu être celle d’un homme et une femme. Jamais dans le pathos, « Supernova » est surtout l’occasion d’assister à la superbe prestation de deux acteurs en état de grâce, Stanley Tucci et Colin Firth. A voir absolument!

Critique: L’Animale (les Arcs Film Festival – Compétition)

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Katharina Mückstein

Autriche

2018 / 96’ / VO : Allemand
Sortie le 9 novembre 2018 en E-Cinema

Mati, dure à cuire, s’apprête à passer son bac, mais préfère traîner avec sa clique de mecs plutôt que de réviser. Sur leurs motos, les adolescents sèment le trouble dans la région et rendent la vie dure aux filles. Lorsque Mati fait la connaissance de Carla, une fille pleine d’assurance bien différente d’elle, l’équilibre de ce microcosme se met à chanceler : Sebastian, le meilleur ami de Mati, en veut soudain plus, et un secret bien gardé entre Gabriele et Paul refait parallèlement surface.

Mati, jeune fille qui peine à trouver son identité, traîne avec une bande de jeunes motards qui s’éclatent à semer le désordre. L’une de leurs victimes, Carla, ne la laisse pas insensible. Le père de Mati, quant à lui, se découvre également des attirances homosexuelles, qui pourraient mettre en péril son couple. Si le film de Katharina Mückstein fait preuve d’une réelle envie de cinéma avec une mise en scène plutôt maîtrisée et une très belle photo, la réalisatrice semble avoir du mal à équilibrer son film et lui donner une cohérence. Les deux histoires du père et de la fille semblent posées là sans réel lien (il n’y a d’ailleurs qu’une courte scène entre le père et la fille) et une scène de comédie musicale arrive comme un cheveu sur la soupe. Restent la prestation remarquable de la jeune Sophie Stockinger et l’importance du thème choisi, la difficulté d’assumer ses orientations sexuelles lorsqu’elle sortent de la norme.

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