CRITIQUE DVD: SONG OF FREEDOM

un film de J. ELDER WILLS (1936)
avec Paul Robeson, Elisabeth Welch…

Au 17ème siècle, en Afrique, l’héritière du Roi est contrainte à l’exil. Vers 1930, à Londres, Singa est docker, anglais, noir et doté d’une voix de baryton si intense qu’un impresario le remarque et en fait un ténor d’Opéra. Mais Zinga porte depuis toujours un médaillon qui un jour lui révèle sa descendance des plus grands rois africains. Zinga choisit de quitter gloire et fortune pour retrouver ses origines…

Après une première partie assez classique sous forme de success story, le film vire au manifeste colonialiste quand le héros rejoint son île d’origine et tente d’apporter le bien-être de la civilisation aux siens, très proches du primate. Le film vaut surtout pour ce mélange original entre comédie musicale et film d’aventures et son héros Paul Robeson, qui fut l’un des plus grands chanteurs noirs de sa génération. A part ça pas grand chose…

Pour un film de cette époque, la copie est plus que correcte aussi bien au niveau de l’image que du son!

Disponible en DVD dans la collection Vintage Classics dès le 25 janvier chez Wild Side Video (9,99 euros)

CRITIQUE: MILLENIUM, LES HOMMES QUI N’AIMAIENT PAS LES FEMMES

Mikael Blomkvist, brillant journaliste d’investigation, est engagé par un des plus puissants industriels de Suède, Henrik Vanger, pour enquêter sur la disparition de sa nièce, Harriet, survenue des années auparavant. Vanger est convaincu qu’elle a été assassinée par un membre de sa propre famille.
Lisbeth Salander, jeune femme rebelle mais enquêtrice exceptionnelle, est chargée de se renseigner sur Blomkvist, ce qui va finalement la conduire à travailler avec lui.
Entre la jeune femme perturbée qui se méfie de tout le monde et le journaliste tenace, un lien de confiance fragile va se nouer tandis qu’ils suivent la piste de plusieurs meurtres. Ils se retrouvent bientôt plongés au cœur des secrets et des haines familiales, des scandales financiers et des crimes les plus barbares…

Après une générique esthétiquement superbe qu’on croirait tiré d’un James Bond, David Fincher distribue très vite les pièces du puzzle. Après un début un peu délicat lorsque, comme moi, on n’a ni lu le livre ni vu la première adaptation, et qu’on réussit à situer les nombreux personnages aux noms suédois, très vite, c’est le régal! Astucieux mélange entre le climat poisseux et malsain de « Seven » et l’enquête minutieuse façon « Zodiac », « Millenium » nous embarque pour deux  heures trente passionnantes. Grâce à une mise en scène au cordeau et à un montage énergique, Fincher réussit à nous faire passer cette intrigue au demeurant très bavarde en un éclair. Pour ce film, Fincher a, après  » The Social Network », de nouveau fait appel à Jeff Cronenweth pour une superbe photo aux tonalités glaciales, et à Trent Reznor, qui signe un magnifique score omniprésent aux accents métalliques. Quand de surcroît la csting réunit un Daniel Craig convaincant, les excellents Christopher Plummer et Stellan Skarsgard et l’inoubliable Ronney Mara dans le rôle de Lisbeth Salander, vous obtenez un thriller envoûtant et sulfureux que vous aurez envie de revoir sitôt sorti! Fincher est un grand!