Critique Dvd: Hitchcock Truffaut

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LE FILM:

4.5

En 1962, Hitchcock et Truffaut s’enferment pendant une semaine à Hollywood pour mettre à jour les secrets de la mise en scène au cinéma. A partir des enregistrements de cette rencontre qui servirent à élaborer le livre mythique « Hitchcock/Truffaut », le film de Kent Jones met en image la plus grande et la plus éclairante leçon de cinéma de tous les temps, et nous plonge dans l’univers de l’auteur de Psychose, Les Oiseaux et Sueurs froides.

Livre de chevet de tout cinéphile qui se respecte, « Hitchcock Truffaut » s’appuyait sur des heures d’enregistrements d’entretiens entre le cinéaste français et le roi du suspense. Quelle merveilleuse idée de réutiliser ces pépites pour donner la parole aux meilleurs cinéastes contemporains! En effet Scorsese, Assayas, James Gray ou David Fincher se livrent sur Hitchcock et analysent son travail et son oeuvre dans la même unanimité. Passionnant et jubilatoire!

TECHNIQUE:

4

Sans problème, les seuls défauts résidant dans les extraits de films anciens.

BONUS:

4

On trouve 45 minutes d’entretiens coupés avec les cinéastes.

VERDICT:

4.5

A l’image du livre: indispensable!

Disponible en DVD (19.99 euros) dès le 20 novembre chez ARTE Editions

Critique Bluray: Gone Girl

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  • Réalisé par :
    David Fincher
  • Avec :
    Ben AffleckRosamund PikeNeil Patrick Harris
  • Durée :
    2h29min
  • Pays de production :
    Etats-Unis
  • Année de production :  2014
  • Titre original : Gone Girl
  • Distributeur :
    20th Century Fox

LE FILM:

4.5

 

Amy et Nick forment en apparence un couple modèle. Mais le jour de leur 5ème anniversaire de mariage, Amy disparaît et Nick retrouve leur maison saccagée. Lors de l’enquête tout semble accuser Nick. Celui-ci décide, de son côté, de tout faire pour savoir ce qui est arrivé à Amy et découvre qu’elle lui dissimulait beaucoup de choses.

Ce qui n’aurait pu être qu’un simple thriller comme on en voit tant, se transforme, entre les mains de David Fincher, en une oeuvre aux multiples axes de lecture. Au cours de ses deux heures trente de film, Fincher dresse non seulement une analyse pessimiste du couple mais aussi une critique de la société américaine et des médias. S’il prend son temps pour déployer les pièces de son puzzle, Fincher maintient une tension de plus en plus forte en s’appuyant sur un Ben Affleck qu’on a rarement vu aussi convaincant et une magistrale Rosamund Pike.

TECHNIQUE:

5

 

Une définition et des contrastes saisissants. Magnifique copie!

BONUS:

0.5

 

Un commentaire audio de David Fincher, c’est bien mais tellement peu…

VERDICT:

4.5

 

Un thriller haut de gamme!

Disponible en DVD (14.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez Fox

 



CRITIQUE BLU-RAY: MILLENIUM

LE FILM: 9/10

Mikael Blomkvist, brillant journaliste d’investigation, est engagé par un des plus puissants industriels de Suède, Henrik Vanger, pour enquêter sur la disparition de sa nièce, Harriet, survenue des années auparavant. Vanger est convaincu qu’elle a été assassinée par un membre de sa propre famille. Lisbeth Salander, jeune femme rebelle mais enquêtrice exceptionnelle, est chargée de se renseigner sur Blomkvist, ce qui va finalement la conduire à travailler avec lui. Entre la jeune femme perturbée qui se méfie de tout le monde et le journaliste tenace, un lien de confiance fragile va se nouer tandis qu’ils suivent la piste de plusieurs meurtres. Ils se retrouvent bientôt plongés au cœur des secrets et des haines familiales, des scandales financiers et des crimes les plus barbares…

Après une générique esthétiquement superbe qu’on croirait tiré d’un James Bond, David Fincher distribue très vite les pièces du puzzle. Après un début un peu délicat lorsque, comme moi, on n’a ni lu le livre ni vu la première adaptation, et qu’on réussit à situer les nombreux personnages aux noms suédois, très vite, c’est le régal! Astucieux mélange entre le climat poisseux et malsain de “Seven” et l’enquête minutieuse façon “Zodiac”, “Millenium” nous embarque pour deux  heures trente passionnantes. Grâce à une mise en scène au cordeau et à un montage énergique, Fincher réussit à nous faire passer cette intrigue au demeurant très bavarde en un éclair. Pour ce film, Fincher a, après ” The Social Network”, de nouveau fait appel à Jeff Cronenweth pour une superbe photo aux tonalités glaciales, et à Trent Reznor, qui signe un magnifique score omniprésent aux accents métalliques. Quand de surcroît la csting réunit un Daniel Craig convaincant, les excellents Christopher Plummer et Stellan Skarsgard et l’inoubliable Ronney Mara dans le rôle de Lisbeth Salander, vous obtenez un thriller envoûtant et sulfureux que vous aurez envie de revoir sitôt sorti! Fincher est un grand!

Côté technique, ce blu-ray est incontestablement un must du support! Que ce soit au niveau de l’image, respectant parfaitement la magnifique photo du film, que du son, totalement immersif, c’est absolument parfait!

LES BONUS: 10/10

Entièrement en HD, Sony nous offre pléthore de bonus! On a droit à un commentaire audio du réalisateur, un documentaire en 5 parties sur le tournage en Suède (49 mins), un doc en 7 parties sur le tournage en studio à Hollywood (49 mins),  des modules sur la post-production, le montage, la post-synchronisation, les effets spéciaux et une analyse du générique du début! Sans oublier une galerie photos ainsi qu’une section promo et le tout sous-titré et ce, pour une durée de 7 heures! A noter que les bonus sont réunis sur un second blu-ray!

VERDICT: 9,5/10

Un grand film dans une édition blu-ray d’une exigence rare! Bravo!

Disponible en DVD (19,99 euros) et Blu-ray (24,99 euros) chez Sony Pictures


 

CRITIQUE: MILLENIUM, LES HOMMES QUI N’AIMAIENT PAS LES FEMMES

Mikael Blomkvist, brillant journaliste d’investigation, est engagé par un des plus puissants industriels de Suède, Henrik Vanger, pour enquêter sur la disparition de sa nièce, Harriet, survenue des années auparavant. Vanger est convaincu qu’elle a été assassinée par un membre de sa propre famille.
Lisbeth Salander, jeune femme rebelle mais enquêtrice exceptionnelle, est chargée de se renseigner sur Blomkvist, ce qui va finalement la conduire à travailler avec lui.
Entre la jeune femme perturbée qui se méfie de tout le monde et le journaliste tenace, un lien de confiance fragile va se nouer tandis qu’ils suivent la piste de plusieurs meurtres. Ils se retrouvent bientôt plongés au cœur des secrets et des haines familiales, des scandales financiers et des crimes les plus barbares…

Après une générique esthétiquement superbe qu’on croirait tiré d’un James Bond, David Fincher distribue très vite les pièces du puzzle. Après un début un peu délicat lorsque, comme moi, on n’a ni lu le livre ni vu la première adaptation, et qu’on réussit à situer les nombreux personnages aux noms suédois, très vite, c’est le régal! Astucieux mélange entre le climat poisseux et malsain de « Seven » et l’enquête minutieuse façon « Zodiac », « Millenium » nous embarque pour deux  heures trente passionnantes. Grâce à une mise en scène au cordeau et à un montage énergique, Fincher réussit à nous faire passer cette intrigue au demeurant très bavarde en un éclair. Pour ce film, Fincher a, après  » The Social Network », de nouveau fait appel à Jeff Cronenweth pour une superbe photo aux tonalités glaciales, et à Trent Reznor, qui signe un magnifique score omniprésent aux accents métalliques. Quand de surcroît la csting réunit un Daniel Craig convaincant, les excellents Christopher Plummer et Stellan Skarsgard et l’inoubliable Ronney Mara dans le rôle de Lisbeth Salander, vous obtenez un thriller envoûtant et sulfureux que vous aurez envie de revoir sitôt sorti! Fincher est un grand!

THE SOCIAL NETWORK (2010)

Alors que les affaires concernant Facebook se multiplient ces derniers temps, le dernier film de David Fincher tombe à point nommé pour nous conter la genèse du célèbre site de réseau social.

Octobre 2003, au cours d’une soirée bien arrosée, Mark Zuckerberg, un étudiant qui vient de se faire plaquer, pirate le système informatique de Harvard pour créer une base de données de toutes les filles du campus: c’est la naissance de « Facemash » qui permet de voter pour la fille la plus « canon ». Avec 20 000 connexions en deux heures, le succès est instantané, à tel point que le système informatique de l’uiversité explose. Peu de temps après, Zuckerberg crée « the Facebook », qui se répand comme une traînée de poudre au sein d’Harvard, puis de toutes les universités américaines, avant de gagner le monde entier. Cette invention révolutionnaire engendre des conflits passionnés quant à la vraie paternité du projet. Comment une des idées phares du XXIème siècle va faire exploser l’amitié de ses créateurs et déclencher des affrontements aux enjeux colossaux…

Adaptation du livre de Ben Mezrich « the accidental billionaires », « la revanche d’un solitaire » en Français, le sujet du film de David Fincher n’a à priori rien de très cinégénique et réussir un film de deux heures sur un Nerd qui crée un site internet tient de l’exploit. Mais le parti pris de nous narrer, sous forme de flash backs lors d’une confrontation juridique entre Zuckerberg et ses ex-acolytes floués, la création du phénomène facebook est gagnant.

Zuckerberg est décrit comme un étudiant presque asocial, solitaire, en permanence devant son ordinateur et qui ne quitte jamais ses sandales de piscine (avec ou sans chaussettes!). Chaque contrariété ou colère génère la création d’un nouveau site ou d’une nouvelle fonctionnalité, tout ce qui se passe autour de lui le ramène à son projet. La rencontre avec Sean Parker, le créateur de Napster, son idole, le fera s’écarter définitivement du seul ami qu’il avait, Eduardo Saverin. Le trio d’acteurs est formidable, Jesse Eisenberg en tête. Connu en France pour son rôle dans « Bienvenue à Zombieland », son talent éclaboussera à nouveau les écrans en février avec « holy rollers », film éblouissant présenté à Deauville. Justin Timberlake confirme qu’en plus de vendre des disques, il est un comédien remarquable et l’on découvre Andrew Garfield dans le rôle de Saverin qui devrait faire à nouveau parler de lui.

Le scénario, absolument remarquable, tant par son rythme que par la qualité de ses dialogues, est l’oeuvre de Aaron Sorkin, à qui l’on doit outre les séries « entourages » et « à la maison blanche », les films « des hommes d’honneur » ou encore « la guerre selon Charlie Wilson » qui faisaient déjà montre des mêmes qualités. Fincher, avec sa mise en scène au scalpel, s’affirme comme l’un des réalisateurs les plus inspirés du moment (Seven, Fight Club, Zodiac, Benjamin Button…) et livre ici un thriller passionnant et par-là même l’un des films majeurs de cette année 2010.

ALIEN L’ANTHOLOGIE

Ca y est! Le Papa Noël est passé et il m’a gâté! Entre autres beaux cadeaux, il m’a apporté le coffret blu ray dont je rêvais: Alien l’anthologie! Une fois visionnée, je m’en vais donc vous donner mon avis sur les 4 films.

UFD

 Le vaisseau commercial Nostromo et son équipage, sept hommes et femmes, rentrent sur Terre avec une importante cargaison de minerai. Mais lors d’un arrêt forcé sur une planète déserte, l’officier Kane se fait agresser par une forme de vie inconnue, une arachnide qui étouffe son visage.
Après que le docteur de bord lui retire le spécimen, l’équipage retrouve le sourire et dîne ensemble. Jusqu’à ce que Kane, pris de convulsions, voit son abdomen perforé par un corps étranger vivant, qui s’échappe dans les couloirs du vaisseau…

En 1979, Ridley Scott réalise ce qui restera comme l’un des plus grands films de science-fiction de l’histoire du Cinéma. C’est un huis-clos étouffant qui distille son suspense intenable à un rythme lent, envoutant. Les personnages, tellement humains, sont très attachants, et ce, grâce à un casting parfait, avec une débutante dans le rôle de Ripley, l’époustouflante Sigourney Weaver. A ses côtés, Tom Skerrit dans le rôle de Dallas, John Hurt, Yaphet Kotto, Ian Holm, Harry Dean Stanton et Veronica Cartwright. En plus d’un film à suspense, Scott réalise un film à charge contre les dérives du capitalisme, incarnées par le seul personnage de Ian Holm dont je ne dévoilerai rien pour ceux qui n’auraient pas vu le film.

Absolument incontournable!

20th Century Fox

Après 57 ans de dérive dans l’espace, Ellen Ripley est secourue par la corporation Weyland-Yutani. Malgré son rapport concernant l’incident survenu sur le Nostromo, elle n’est pas prise au sérieux par les militaires quant à la présence de xénomorphes sur la planète LV-426 où se posa son équipage… planète où plusieurs familles de colons ont été envoyés en mission de « terraformage ». Après la disparition de ces derniers, Ripley décide d’accompagner une escouade de marines dans leur mission de sauvetage… et d’affronter à nouveau la Bête.

Sept ans après le premier volet, la suite voit le jour grâce à James Cameron qui vient tout juste de se faire remarquer avec son « Terminator ». Le style, a l’opposé du huis-clos lent de Ridley Scott, est lui, plus proche du film d’action. Mais sans autant en oublier le suspense. Au niveau de la mise en scène, on ne peut que se rendre à l’évidence que Cameron est un grand! Le film se déroule à un rythme échevelé et ça défourraille à tout va et Cameron n’économise pas les munitions.

Une réplique restera dans les annales à tout jamais, lors de l’affrontement final entre Ripley et l’alien et qu’elle lui balance: « get away from her, you bitch! » Et le personnage du droïde Bishop incarné par Lance Henriksen restera comme l’un des favoris des fans de la saga.

Seule survivante d’un carnage sur une planète lointaine, Ripley s’échoue sur Fiorina 161, planète oubliée de l’univers, balayée par des vents puissants. Une communauté d’une vingtaine d’hommes y vit. Violeurs, assassins, infanticides, ce sont les plus dangereux détenus de droits communs de l’univers. L’arrivée de Ripley va les confronter à un danger qui sera plus fort qu’eux.

En 1992, sort sur les écrans ce 3ème volet qui faillit ne jamais voir le jour, tant le scénario a été modifié et les prétendants à la réalisation se sont succédés. C’est finalement l’inconnu David Fincher qui s’y colle fort d’une expérience dans la réalisation de films publicitaires. Maintenant qu’on connaît mieux le bonhomme, on s’aperçoit que le film porte déjà sa patte, en particulier avec son atmosphère sombre, glauque et poisseuse qu’on retrouve par exemple dans Seven.

Le scénario comporte malheureusement  quelques baisses de régime mais le gros point faible est que l’on ne s’attache que très peu aux personnages. Très nombreux, ils sont en plus tous violeurs ou assassins, ce qui rend difficile le rapprochement avec le spectateur. La bonne idée par contre est de clore la trilogie avec la mort de son personnage principal.

Un peu en dessous des deux volets précedents mais intéressant!

Deux cents ans après la mort de l’officier Ripley, une équipe de généticiens ressuscite la jeune femme en croisant son ADN avec celui d’un Alien. Le cauchemar reprend. A bord de la station Auriga, Ripley donne naissance à un alien qui lui est aussitot enlevé. Prisonnière, elle s’efforce de renouer avec son lointain passé humain. Bientôt un autre vaisseau rejoint l’Auriga. Parmi l’équipage composé de brutes et de mercenaires, Ripley decouvre une belle jeune femme, Call, avec laquelle elle ne tarde pas a se lier d’amitié.

Fort du succès des précédents volets, la Fox décide de lancer un quatrième volet et trouve donc le moyen de ressuciter Ripley. Elle confie le bébé à Jean-Pierre Jeunet, qui sort d’un succès avec « la cité des enfants perdus ». Ce volet est pour moi un vrai ratage! l »humour noir de Jeunet nuit totalement au suspense et à l’esprit de la saga et les personnages secondaires sont pour moi soit mal interprétés soit par des acteurs pas à leur place comme Dominique Pinon, à l’accent anglais catastrophique, ou le simiesque Ron Perlman (une réplique = une vanne!).

On distingue bien le style Jeunet mais pour moi ça ne colle pas: triste fin.

Concernant l’édition blu ray dont je vous parle, elle vaut surtout pour les deux premiers volets, mes préférés, qui bénéficient d’une qualité d’image et de son hallucinantes! Au niveau des bonus, c’est le nirvana! Je n’en ai pas visionné encore 1/10ème tant ils sont nombreux et passionnants: 2 blu-ray entiers! Un beau cadeau!