Critique Dvd: Hitchcock Truffaut

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LE FILM:

4.5

En 1962, Hitchcock et Truffaut s’enferment pendant une semaine à Hollywood pour mettre à jour les secrets de la mise en scène au cinéma. A partir des enregistrements de cette rencontre qui servirent à élaborer le livre mythique « Hitchcock/Truffaut », le film de Kent Jones met en image la plus grande et la plus éclairante leçon de cinéma de tous les temps, et nous plonge dans l’univers de l’auteur de Psychose, Les Oiseaux et Sueurs froides.

Livre de chevet de tout cinéphile qui se respecte, « Hitchcock Truffaut » s’appuyait sur des heures d’enregistrements d’entretiens entre le cinéaste français et le roi du suspense. Quelle merveilleuse idée de réutiliser ces pépites pour donner la parole aux meilleurs cinéastes contemporains! En effet Scorsese, Assayas, James Gray ou David Fincher se livrent sur Hitchcock et analysent son travail et son oeuvre dans la même unanimité. Passionnant et jubilatoire!

TECHNIQUE:

4

Sans problème, les seuls défauts résidant dans les extraits de films anciens.

BONUS:

4

On trouve 45 minutes d’entretiens coupés avec les cinéastes.

VERDICT:

4.5

A l’image du livre: indispensable!

Disponible en DVD (19.99 euros) dès le 20 novembre chez ARTE Editions

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Jeu concours: 5 codes pour visionner « Sils Maria » à gagner (jeu terminé)

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A l’occasion de la sortie en VOD de « Sils Maria » le 3 février, CINEDINGUE et UNIVERSCINE sont heureux de vous offrir 5 codes pour le visionner. Pour gagner, il vous suffit de répondre correctement aux questions avant le 10 février; un tirage au sort désignera les gagnants parmi les bonnes réponses.

Critique: Sils Maria

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  • Date de sortie :
    20 août 2014
  • Réalisé par :
    Olivier Assayas
  • Avec :
    Juliette Binoche,Kristen Stewart,Chloë Grace Moretz…
  • Durée :
    2h3min
  • Pays de production :
    France
  • Année de production :  2014
  • Titre original : Clouds of Sils Maria
  • Distributeur :
    Les Films du Losange

À dix-huit ans, Maria Enders a connu le succès au théâtre en incarnant Sigrid, jeune fille ambitieuse et au charme trouble qui conduit au suicide une femme plus mûre, Helena. Vingt ans plus tard on lui propose de reprendre cette pièce, mais cette fois de l’autre côté du miroir, dans le rôle d’Helena…

Quinzième long métrage d’Olivier Assayas, Sils Maria est sûrement l’un des plus riches et aboutis du cinéaste. S’il s’est souvent intéressé à la jeunesse, comme dans son précédent film, Après Mai, Assayas s’interroge ici sur le temps qui passe à travers le portrait d’une actrice confrontée à l’âge. Comme un symbole, elle se prépare à interpréter le rôle à qui elle donnait la réplique 20 ans avant, celui d’une femme mûre manipulée par une jeune femme. On la suit dans toute sa solitude; en plein divorce, elle ne vit qu’avec son assistante, jeune fille très intelligente. Elle est également en plein décalage avec cette nouvelle génération d’actrices (superbe Chloé Grace Moretz), plus présente dans les page people que sur l’écran. Construit comme un livre et ses chapitres, ce récit est empreint de nostalgie et d’une certaine poésie, avec ce serpent de Maloja, phénomène nuageux aussi rare que fascinant. Fascinant et envoûtant, c’est aussi ce qu’est ce nouveau film d’Assayas, avec une Juliette Binoche comme toujours exceptionnelle!

NOTE: 9/10

 

CRITIQUE: APRES MAI, FILM D’OUVERTURE DU FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM INDEPENDANT DE BORDEAUX

Région parisienne, début des années 70. Jeune lycéen, Gilles est pris dans l’effervescence politique et créatrice de son temps. Comme ses camarades, il est tiraillé entre un engagement radical et des aspirations plus personnelles. De rencontres amoureuses en découvertes artistiques, qui les conduiront en Italie, puis jusqu’à Londres, Gilles et ses amis devront faire des choix décisifs pour trouver leur place dans une époque tumultueuse.

Quel choix judicieux pour ouvrir ce Festival du Film Independant que ce film sur une époque révolue où un vent de liberté soufflait dans les cheveux longs de la jeunesse de France ! Même si Olivier Assayas n’entre pas dans le cadre du cinéaste débutant, son film est le petit cousin de deux de ses premiers longs métrages, « Désordre » et « l’Eau Froide », qui brossaient déjà le portrait d’une certaine adolescence, en quête d’indépendance et d’accomplissement, mais lorgne également du côté de « Carlos » pour l’aspect politique. Sauf qu’ici, Assayas livre une oeuvre quasi-autobiographique avec ce Gilles, son alter ego,  dont l’engagement politique n’est concurrencé que par une farouche envie de faire du Cinéma, mais vraiment de l’art, au contraire de son père, scénariste de séries pour la télé, destinées à la petite bourgeoisie!

 

Non seulement Olivier Assayas nous raconte sa jeunesse, loin de celle d’aujourd’hui qui n’a malheureusement que peu d’utopies, mais à travers ce film semble résumer toute son oeuvre. Outre le fait que ses deux personnages principaux portent les mêmes prénoms que ceux de « l’Eau froide », « Après mai » multiplie les citations. On y retrouve l’omniprésence de l’art comme dans « Désordre », « Irma Vep », « Clean » ou encore « l’Heure d’Eté » et la scène de la fête nous rappelle étrangement celles de « l’Eau froide » ou de « l’Heure d’Eté ». Même si « Après mai » ne fait pas partie des oeuvres majeures d’Assayas en raison de quelques baisses de rythme et de l’interprétation parfois limite de certains jeunes comédiens (à l’exception de Lola Créton toujours lumineuse et qui dégage décidément une sensualité rare!), il s’inscrit dans l’oeuvre à la fois hétérogène et cohérente de l’un des cinéastes français les plus intéressants.

LA NOTE: 7.5/10

Sortie le 14 novembre 2012.

CRITIQUE DVD: FIN AOUT DEBUT SEPTEMBRE

Jenny et Gabriel se séparent après des années de vie commune. Il faut revendre  l’appartement, régler des tas de petites choses… et trouver un juste équilibre  avec les amis communs ! Et puis un ami très proche du couple, Adrien, se révèle  très malade. Il a besoin du soutien de ses proches. Une crise nouvelle que vont  devoir affronter Gabriel et Jenny.

Avec Fin Août Début Septembre, Assayas s’essaie au film choral avec une floppée de personnages qui se croisent et s’entrecroisent sur une durée assez courte (1 an) au gré des aventures sentimentales, des ruptures, des amitiés et des aléas du destin! En privilégiant le réalisme, caméra à l’épaule et photo granuleuse, Assayas avait besoin d’un casting convaincant et c’est là le gros point fort du film! Mathieu Amalric, Jeanne Balibar, Virginie Ledoyen, François Cluzet et tous les seconds rôles dont Eric Elmosnino ou Mia Hansen-Love (la future réalisatrice des formidables « le Père de mes Enfants » et « Un Amour de jeunesse » ) sont tous parfaits! Malgré tout le film souffre de quelques longueurs et semble parfois un peu patiner. Malgré ses personnages très attachants, « Fin août début septembre » est  plutôt plaisant mais reste toutefois un film mineur!

Techniquement, le DVD offre une copie tout à fait convenable malgré un grain très important mais volontaire!

Pas de bonus sur cette édition dvd!

NOTE: 7/10

Disponible en DVD (12,99 euros) chez mk2.

 

CRITIQUE DVD: IRMA VEP

LE FILM: 7,5/10

Le tournage des « Vampires » a commencé. Il s’agit d’un remake du célèbre film  réalisé par Louis Feuillade entre 1915 et 1916, la grande Musidora interprétant  à l’époque le personnage d’Irma Vep. L’énigmatique et ombrageux réalisateur René  Vidal a décidé de confier le rôle principal à Maggie, star du cinéma de Hong  Kong. Zoé accompagné Maggie dans un sex-shop afin de l’aider à choisir la  combinaison noire moulante qui fera d’elle la nouvelle Irma Vep…

Irma Vep, c’est le personnage d’un film de Feuillade, les Vampires dont c’est l’anagramme ! Olivier Assayas rend hommage à ce film et au Cinéma en général, nous plongeant dans le quotidien du tournage d’un film « d’auteur », à petit budget. On y découvre, grâce à une caméra virevoltante, toutes les coulisses d’une petite production avec sa désorganisation (l’actrice arrive de Hong-Kong sans personne pour l’attendre!), son metteur en scène maniaco-dépressif (inénarrable Jean-Pierre Léaud), son assistante aigrie… Sans réelle intrigue, le film serait presque un faux documentaire mais toujours très ludique. Et Maggie Cheung y est fabuleuse et donne vie à quelques séquences marquantes comme cette virée nocturne dans les couloirs de l’hôtel dans sa tenue de latex!

Une fantaisie très réussie avec une fabuleuse interprète! La copie souffre malheureusement d’une définition pas exemplaire et d’un grain prononcé!

LES BONUS: 9/10

On y trouve un court-métrage muet tout à la gloire de Maggie Cheung, les rushes de la séquence finale, des interviews de Maggie Cheung et Nathalie Richard, ainsi que d’Olivier Assayas et Charles Tesson dans laquelle il est question de cinéma asiatique! Excellent!

VERDICT: 8/10

Une fantaisie à découvrir en DVD!

Disponible en DVD (12,99 euros) chez MK2

 


CRITIQUE DVD: L’EAU FROIDE

LE FILM: 9/10

1972, près de Paris, Christine et Gilles sont élèves de la même classe. Enfants  de parents divorcés, ils sont livrés à eux-mêmes. Si Gilles s’en sort grâce à  ses divers trafics, Christine, elle, est écartelée entre sa mère scientologue,  et son père, honnête quincailler. Elle voudrait retrouver l’équilibre et aimer  Gilles, mais elle sent que le garçon n’est pas assez fort…

Cinquième film d’Olivier Assayas, « L’eau froide » est sans doute l’un des meilleurs films traîtant de la révolte adolescente. Situé au début des années 70, le film d’Assayas dresse le portrait d’un jeune couple d’ados animés de la même rage que les personnages de « Désordre », premier film du réalisateur. Un peu marginaux, Gilles tout en rébellion et Christine, en vraie souffrance psychologique ne trouvent le réconfort qu’ensemble. Ni la société qui les exclue (internat ou hôpital psychiatrique) ni leurs parents (divorcés, scientologues) ne peut les intégrer. Porté par un couple d’acteurs débutants épatants, Virginie Ledoyen et Cyprien Fouquet et une bande originale 70’s absolument géniale, le film d’Assayas n’a pas pris une ride tant la souffrance des ados reste toujours la même. En prime, un plan séquence merveilleux pendant lequel Virginie Ledoyen se coupe les cheveux sur la musique de Janis Joplin! Fabuleux!

Rien à dire sur ce DVD de qualité!

LES BONUS: 9/10

Outre une bande annonce, on trouve les essais des comédiens, et une interview des deux comédiens principaux qui révèle une Virginie Ledoyen vraiment passionnante!

VERDICT: 9/10

Indispensable!

Disponible en DVD (9,99 euros) chez MK2