Critique: The Lost City of Z

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Réalisation James Gray
Scénario James Gray
Sociétés de production MICA Entertainment
MadRiver Pictures
Paramount Pictures
Plan B Entertainment
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre aventure
Durée 140 minutes
Sortie 15 mars 2017

L’histoire vraie de Percival Harrison Fawcett, un des plus grands explorateurs du XXe siècle.
Percy Fawcett est un colonel britannique reconnu et un mari aimant. En 1906, alors qu’il s’apprête à devenir père, la Société géographique royale d’Angleterre lui propose de partir en Amazonie afin de cartographier les frontières entre le Brésil et la Bolivie. Sur place, l’homme se prend de passion pour l’exploration et découvre des traces de ce qu’il pense être une cité perdue très ancienne. De retour en Angleterre, Fawcett n’a de cesse de penser à cette mystérieuse civilisation, tiraillé entre son amour pour sa famille et sa soif d’exploration et de gloire…

Sixième film de James Gray, « The Lost City of Z » est sans doute le film de sa vie tant le projet fut compliqué à mettre sur pieds. L’Histoire de Fawcett l’explorateur pourrait même s’apparenter à la sienne, tentant de réaliser son rêve cinématographique. L’Anglais passa en effet toute sa vie à chercher la Cité perdue de Z, sacrifiant tout, se heurtant aux réticences des hautes autorités ou aux soubresauts de l’Histoire. Si le nouveau film de Gray semble différent sur la forme que les films précédents de son auteur, on s’aperçoit que finalement, il s’inscrit dans la continuité, reprenant une fois de plus le thème de la Famille et de son héritage. Le fils de Fawcett, après s’être opposé à son père, finira par le suivre dans l’accomplissement de ses rêves. Sur la forme, « The Lost City of Z » est sans doute ce que le Cinéma Américain nous a offert de plus beau et grandiose depuis longtemps, quelque part entre Coppola, Herzog et Mallick! Sublime!

5

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Critique Bluray: N.W.A Straight Outta Compton

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Titre original Straight Outta IDBA
Réalisation F. Gary Gray
Scénario Andrea Berloff
Jonathan Herman
S. Leigh Savidge
Sheldon Turner
Alan Wenkus
Sociétés de production Circle of Confusion
Cube Vision
Legendary Pictures
Genre biopic
Durée 147 minutes
Sortie 16 septembre 2015

LE FILM:

4

En 1987, cinq jeunes hommes, à coup de rimes aussi franches que des uppercuts et des beats hardcore ont su canaliser la haine de leur quotidien des bas quartiers de Los Angeles. Leurs frustrations communes allaient être le carburant qui nourrirait leur art et donner à la communauté ce dont elle avait besoin : une voix pour mettre le feu. N.W.A est né de cette démarche rebelle. Une révolution sociale est en marche.

Produit par Ice Cube et Dr Dre et réalisé par F. Gary Gray, N.W.A. est un biopic de 2 h30 qui entend revenir sur l’histoire du gangsta rap et notamment de trois de leurs principaux artisans, Dr Dre, Ice Cube et Eazy E. La mise en scène de Gray s’avère des plus efficaces et inspirée et le film en lui-même permettra aux novices d’en savoir plus sur un courant musical majeur des années 80 et 90 tout en éclairant une page de l’histoire des Etats-Unis. Toutefois, et l’identité des producteurs n’y est pas étrangère, N.W.A., bien que montrant bien les combats d’ego entre les membres du groupe et les conflits d’intérêts notamment financiers, n’écorne jamais les icônes. Le comportement violent de Dre envers la gent féminine n’est par exemple jamais évoqué. Le film choc est donc ici finalement remplacé par un biopic hollywoodien efficace et agréable.

TECHNIQUE:

4.5

Une copie assez fabuleuse à tous points de vue!

BONUS:

3

Outre quelques scènes coupées, on trouve plusieurs featurettes qui permettent de voir les « vrais » Dre ou Cube. Très promo tout ça…

VERDICT:

4

Un biopic plaisant bien que propre sur lui!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez Universal Pictures

Critique Dvd: Hitchcock Truffaut

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LE FILM:

4.5

En 1962, Hitchcock et Truffaut s’enferment pendant une semaine à Hollywood pour mettre à jour les secrets de la mise en scène au cinéma. A partir des enregistrements de cette rencontre qui servirent à élaborer le livre mythique « Hitchcock/Truffaut », le film de Kent Jones met en image la plus grande et la plus éclairante leçon de cinéma de tous les temps, et nous plonge dans l’univers de l’auteur de Psychose, Les Oiseaux et Sueurs froides.

Livre de chevet de tout cinéphile qui se respecte, « Hitchcock Truffaut » s’appuyait sur des heures d’enregistrements d’entretiens entre le cinéaste français et le roi du suspense. Quelle merveilleuse idée de réutiliser ces pépites pour donner la parole aux meilleurs cinéastes contemporains! En effet Scorsese, Assayas, James Gray ou David Fincher se livrent sur Hitchcock et analysent son travail et son oeuvre dans la même unanimité. Passionnant et jubilatoire!

TECHNIQUE:

4

Sans problème, les seuls défauts résidant dans les extraits de films anciens.

BONUS:

4

On trouve 45 minutes d’entretiens coupés avec les cinéastes.

VERDICT:

4.5

A l’image du livre: indispensable!

Disponible en DVD (19.99 euros) dès le 20 novembre chez ARTE Editions

Jeu Concours: 3 Dvd de « The Immigrant » à gagner (jeu terminé)

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A l’occasion de la sortie en vidéo de « The Immigrant », CINEDINGUE et WILD SIDE VIDEO sont heureux de vous offrir 3 DVD du film! Pour gagner, il vous suffit de répondre correctement aux questions avant le 12 avril; un tirage au sort désignera les gagnants parmi les bonnes réponses. Ceux qui me suivent sur Facebook et/ou Twitter augmentent leurs chances!

 Le rêve américain vu par James Gray » en DVD, Blu-Ray combo et Vod dès le 02/04

1921. Ewa et sa soeur Magda quittent leur Pologne natale pour la terre promise, New York. Mais en débarquant à Ellis Island, Magda, atteinte de tuberculose, est placée en quarantaine. Seule et désemparée, Ewa tombe dans les filets de Bruno, un proxénète sans scrupules…

CRITIQUE BLU-RAY: THE IMMIGRANT

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  • Réalisé par :
    James Gray
  • Avec :
    Marion Cotillard, Joaquin Phoenix, Jeremy Renner…
  • Durée :
    1h57min
  • Pays de production :
     Etats-Unis
  • Année de production :  2013
  • Titre original : The immigrant
  • Distributeur :
    Wild Bunch

LE FILM: 8.5/10

1921. Ewa et sa soeur Magda quittent leur Pologne natale pour la terre promise, New York. Arrivées à Ellis Island, Magda, atteinte de tuberculose, est placée en quarantaine. Ewa, seule et désemparée, tombe dans les filets de Bruno, un souteneur sans scrupules. Pour sauver sa soeur, elle est prête à tous les sacrifices et se livre, résignée, à la prostitution. L’arrivée d’Orlando, illusionniste et cousin de Bruno, lui redonne confiance et l’espoir de jours meilleurs. Mais c’est sans compter sur la jalousie de Bruno…

The Immigrant confirme après Two Lovers que James Gray a bien mis le polar de côté pour cette fois sans doute son film le plus personnel puisqu’il traîte de l’arrivée aux Etats-Unis de deux soeurs polonaises dans les années 20. Bien que très différent des films précédents du cinéaste, on y retrouve ses thématiques habituelles comme la famille ou la filiation. Aidé du directeur photo Darius Khondji et de son remarquable travail, Gray nous offre ici un grand film formellement magnifique, entre tragédie et romanesque. Les personnages, passionnants, bénéficient de la remarquable interprétation de Marion Cotillard qui prouve qu’elle est à la hauteur d’un vrai premier rôle dans le cinéma américain (n’en déplaise aux adeptes du bashing systématique depuis Batman, elle est magnifique!), de Joaquin Phoenix sobre comme jamais et de Jeremy Renner. Quant à la relation entre Ewa et Bruno, elle surprend par sa complexité qui voit finalement les deux protagonistes s’élever: elle devient plus forte à mesure qu’elle subit les humiliations et lui, gagne en humanité de par l’amour qu’il lui porte.

Un grand film passé malheureusement un peu inaperçu l’an dernier!

 

TECHNIQUE: 10/10

De toute beauté, avec des couleurs à tomber!

BONUS: 8/10

Outre les bandes-annonces, on trouve deux interviews passionnantes du cinéaste et de son chef opérateur et un petit module qui montre l’apport surprenant des effets spéciaux!

VERDICT: 9/10

Un grand film dans un bluray éblouissant!

Disponible en DVD (19.99 euros) et combo dvd/bluray ( 24.99 euros) chez Wild Side Vidéo



CRITIQUE: JEWISH CONNECTION (2010)

Mercredi, avant de rentrer de Deauville, il me restait un film à voir, le film de Kevin Asch, »Holy Rollers » (Jewish connection en français). Sam Gold, 20 ans, est juif issu d’une famille très pratiquante; il travaille pour son père qui vend du tissu et son avenir est tout tracé: il se mariera avec la femme qu’on aura choisi pour lui et sera rabbin. Mais il ne l’entend pas de cette oreille; ce qu’il veut c’est gagner de l’argent. Justement, son ami Yossef lui propose un boulot simple et bien payé: transporter des médicaments entre New-York et Amsterdam. Il accepte jusqu’à ce qu’il s’aperçoive que ces médicaments ne sont autre que des pilules d’ecstasy. Après une phase de questionnement, il va finir par prendre goût à cette nouvelle vie et entrer dans un engrenage dangereux…

En compétition, le film a déjà été présenté au dernier festival de Sundance. Asch, dont c’est le premier long métrage, s’est inspiré ici de faits réels. Il livre à mon goût le film le plus intéressant et le plus abouti de ceux que j’ai pu voir durant ce festival. Il s’agit d’un film sur la foi mais sur fond de polar urbain dans un style qui m’a beaucoup fait penser à James Gray, ce qui n’est pas rien. Le scénario est très bien ficelé, très documenté et très bien écrit. Concernant l’interprétation, le rôle principal est incarné par le jeune Jesse Einsenberg dont on reparlera sûrement puisqu’il est le créateur de Facebook dans « the social network », le prochain David Fincher. Pour finir, le film est porté par une excellente bande originale. Magnifique film en salles le 23 février prochain.