Critique Bluray: Little Big Man

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Titre original Little Big Man
Réalisation Arthur Penn
Scénario Calder Willingham
Acteurs principaux
Pays d’origine États-Unis
Durée 139 à 149 minutes selon les versions
Sortie 15 juillet 1971

LE FILM:

5

À 121 ans, Jack Crab se souvient de son enfance où des Cheyennes l’ont recueilli après un terrible massacre…

Septième film d’Arthur Penn, « Little Big Man », est un western hors norme. A cheval entre le récit picaresque et le récit d’initiation, le film de Penn est construit comme un immense flash-back à travers lequel Jack Crab, 121 ans, raconte à un journaliste sa vie, entre le mode des Blancs et celui des Indiens. Bourré d’humour, le film démystifie les grandes figures de l’Ouest américain comme le Général Custer, et érige en héros un personnage pleutre et maladroit. Si le film est souvent drôle, il contient malgré tout quelques scènes très noires comme le massacre du village indien par l’armée US, tout ceci somptueusement réalisé par un Arthur Penn des plus inspirés et interprété par un grand Dustin Hoffman. Un très grand film!

TECHNIQUE:

4.5

Somptueuse copie très bien définie et aux couleurs éclatantes!

BONUS:

1

Outre la présentation du film par Philippe Rouyer, aucun bonus à se mettre sous la dent! Ceux qui souhaiteraient en savoir plus peuvent se procurer la très belle édition Ultra Collector avec le joli livre « Penser la spontanéité » richement illustré et enrichi d’une excellente interview d’Arthur Penn!

VERDICT:

5

Un classique forcément indispensable!

Disponible en Bluray (19.99 euros) et édition Ultra Collector (49.99 euros) chez Carlotta Films dès le 19 octobre

 

Critique: Les 7 Mercenaires

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Titre original The Magnificent Seven
Réalisation Antoine Fuqua
Scénario John Lee Hancock
Nic Pizzolatto
Sociétés de production Metro-Goldwyn-Mayer
Sony Pictures Entertainment
Village Roadshow Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre western
Sortie 28 septembre 2016

L’industriel Bartholomew Bogue règne en maître sur la petite ville de Rose Creek. Pour mettre fin au despotisme de l’homme d’affaires, les habitants, désespérés, engagent sept hors-la-loi, chasseurs de primes, joueurs et tueurs à gages – Sam Chisolm, Josh Farraday, Goodnight Robicheaux, Jack Horne, Billy Rocks, Vasquez, et Red Harvest. Alors qu’ils se préparent pour ce qui s’annonce comme une confrontation sans pitié, ces sept mercenaires prennent conscience qu’ils se battent pour bien autre chose que l’argent…

En 1954, Akira Kurosawa réalise le chef d’oeuvre « les Sept Samouraïs« . En 1960, John Sturges en réalise un remake façon western avec « les Sept Mercenaires » et c’est à nouveau un chef d’oeuvre! Jusqu’à aujourd’hui, un nombre incalculable de films fut calqué sur le même modèle (recrutement d’une équipe, préparation du plan, attaque) et voilà qu’Antoine Fuqua nous sort un remake du remake. A quoi bon me direz-vous! Après avoir vu le film, on se pose encore la question! Pourtant, tout n’est pas à jeter, loin de là. Si la première partie (le recrutement de l’équipe) est exagérément longue, la suite est un peu plus réjouissante grâce à la mise en scène efficace de Fuqua, avec de beaux extérieurs et des scènes d’action bien troussées. Le casting est plutôt bien avec un Denzel Washington qui fait le boulot, mais surtout les excellents Ethan Hawke et Vincent d’Onofrio, les personnages les plus intéressants. Le méchant Peter Sarsgaard en fait des caisses, suant à grosses gouttes d’un bout à l’autre et Chris Pratt cabotine un tantinet. Dans l’ensemble, le film constitue un divertissement efficace, à l’ancienne,  sans surprise… mais efficace!

3