Critique: Quelques Minutes Après Minuit

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Titre original A Monster Calls
Réalisation Juan Antonio Bayona
Scénario Patrick Ness
Acteurs principaux
Sociétés de production Apaches Entertainment
La Trini
Participant Media
River Road Entertainment
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau de l'Espagne Espagne
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau du Canada Canada
Genre fantastique
Durée 108 minutes
Sortie 4 Janvier 2017

Conor a de plus en plus de difficultés à faire face à la maladie de sa mère, à l’intimidation de ses camarades et à la fermeté de sa grand-mère. Chaque nuit, pour fuir son quotidien, il s’échappe dans un monde imaginaire peuplé de créatures extraordinaires. Mais c’est pourtant là qu’il va apprendre le courage, la valeur du chagrin et surtout affronter la vérité…

Alors que l’on attend de le voir aux commandes du Jurassic World 2, l’Espagnol Juan Antonio Bayona nous offre ici son troisième long métrage. Après « l’Orphelinat », film de fantômes sur les traces d’Amenabar et « The Impossible », grosse production internationale sur le tsunami de 2004, tour de force de mise en scène que certains qualifieront de chantage émotionnel, Bayona se lance ici dans le conte fantastique. Avec l’adaptation d’un roman de Patrick Ness, Bayona entend nous montrer le deuil et la séparation à travers les yeux d’un enfant. Alors que sa mère est mourante, le jeune Conor voit un monstre lui rendre visite le soir, toujours à la même heure, quelques minutes après minuit, pour lui raconter des histoires et lui montrer le chemin vers l’acceptation de son destin. Le film fait évidemment penser au BGG de Spielberg mais sans tomber dans les travers du film de Spielbey, à savoir la mièvrerie, les bons sentiments et surtout avec un vrai fond. Mêlant habilement l’intime et le spectaculaire, le film s’appuie aussi bien sur des effets spéciaux réussis que sur une histoire solide et des personnages pleins. Les scènes faisant appel à l’animation (les histoires du monstre) sont un régal visuel et poétique, l’interprétation est parfaite avec notamment une excellente Sigourney Weaver en grand-mère sévère mais aimante et l’émotion est comme jamais au rendez-vous! N’oubliez pas les mouchoirs! On tient là l’un des grands films de 2017!

4.5

 

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Critique Bluray: Chappie

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  • Date de sortie salles :
    04 mars 2015
  • Réalisé par :
    Neill Blomkamp
  • Avec :
    Sharlto Copley, Dev Patel, Ninja…
  • Durée :
    1h54min
  • Pays de production :
    Etats-Unis
  • Année de production :  2015
  • Titre original : Chappie
  • Distributeur :
    Sony Pictures Releasing France

LE FILM:

2

Dans un futur proche, la population, opprimée par une police entièrement robotisée, commence à se rebeller. Chappie, l’un de ces droïdes policiers, est kidnappé. Reprogrammé, il devient le premier robot capable de penser et ressentir par lui-même. Mais des forces puissantes, destructrices, considèrent Chappie comme un danger pour l’humanité et l’ordre établi. Elles vont tout faire pour maintenir le statu quo et s’assurer qu’il soit le premier, et le dernier, de son espèce.

Après le très prometteur « District 9 », on attendait beaucoup du Sud-Africain Neil Blomkamp! La déception fut grande avec le balourd « Elysium » et l’on attend d’autant plus de ce « Chappie ». Malheureusement, on ne retrouve toujours pas le talent entrevu lors du premier opus. Blomkamp tente ici un retour aux sources en situant son action en Afrique du Sud mais semble perdu entre les standards hollywoodiens et l’underground! Le film peine à trouver un ton, un style, à la fois ultra-violent et cucul la praline et surtout croule sous ses sources d’inspiration: on pense inévitablement à A.I. et bien sûr à Robocop. Côté interprétation, la bonne idée est d’avoir confié le rôle du méchant à Hugh Jackman; Sigourney Weaver, elle, cachetonne comme dans « Elysium » et le duo de rockers sud-africains fait peine à voir! Ca passe le temps mais bon…

TECHNIQUE:

4.5

Un bluray de démo!

BONUS:

5

Scènes coupées, interviews, galerie photos et long making of, que demander de plus?

VERDICT:

2.5

Blomkamp déçoit encore mais l’édition est parfaite!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (24.99 euros) chez Sony Pictures Entertainment

CRITIQUE DVD: IDENTITE SECRETE

LE FILM:

Nathan Harper, jeune lycéen plutôt beau gosse, vit une vie comme les autres garçons de son âge, entre cours, flirts et premières soirées. Dans le cadre d’un devoir de classe sur Internet qu’il prépare avec sa voisine Karen, il tombe sur un site d’enfants disparus. Gros problème: il trouve une photo de lui, enfant. Mais s’il a disparu étant enfant, alors qui sont les deux personnes avec qui il vit et qu’il pensait être ses parents ? Les ennuis vont commencer pour nathan et Karen…

Mais où est passé le prometteur réalisateur de « Boyz’n the hood » ? Depuis son intéressant premier film, John Singleton se complaît dans des productions de commande sans grand intérêt, voire médiocres comme « 2 fast, 2 furious », « Quatre frères » ou encore « Shaft ». Ici, Singleton se lance dans un « Teen Movie » d’action et c’est sa seule originalité, ce genre de film lorgnant habituellement vers la comédie type « American Pie » ou le fantastique (Scream, Twilight…). Le scénario sans aucune surprise et de surcroît peu regardant côté vraisemblance, ne vise qu’à mettre en valeur le sourire et la musculature avantageuse de Taylor Lautner. Quelques guest stars comme Sigourney Weaver et Maria Bello viennent apporter un peu de cachet à l’entreprise mais même si le film se laisse regarder, il séduira avant tout les moins de 16 ans, ce qui après tout, est bien l’objectif.

Le DVD représente le top au niveau de l’image et du son (préférer la VO !) de ce qu’on peut voir sur ce support!

LES BONUS:

On trouve outre les bandes d’annonce d’usage, un making of langue de bois habituel sur ce genre de films, une interview de Taylor Lautner donnée lors de son passage à Paris (où il fait clairement comprendre que tourner dans Twilight n’est pas très intéressant!), une évocation du tournage par le comédien sous forme de journal assez sympa, un doc sur les cascades et un bêtisier! Complet!

VERDICT:

Un DVD de belle tenue pour un film qui ravira les ados!

– Découvrez d’autres films sur Cinetrafic dans la catégorie Film d’action et la catégorie Film 2011.
 
En DVD (19,99 euros) et Blu-Ray(24,99 euros)dès le 1er février chez Metropolitan Filmexport !

ALIEN L’ANTHOLOGIE

Ca y est! Le Papa Noël est passé et il m’a gâté! Entre autres beaux cadeaux, il m’a apporté le coffret blu ray dont je rêvais: Alien l’anthologie! Une fois visionnée, je m’en vais donc vous donner mon avis sur les 4 films.

UFD

 Le vaisseau commercial Nostromo et son équipage, sept hommes et femmes, rentrent sur Terre avec une importante cargaison de minerai. Mais lors d’un arrêt forcé sur une planète déserte, l’officier Kane se fait agresser par une forme de vie inconnue, une arachnide qui étouffe son visage.
Après que le docteur de bord lui retire le spécimen, l’équipage retrouve le sourire et dîne ensemble. Jusqu’à ce que Kane, pris de convulsions, voit son abdomen perforé par un corps étranger vivant, qui s’échappe dans les couloirs du vaisseau…

En 1979, Ridley Scott réalise ce qui restera comme l’un des plus grands films de science-fiction de l’histoire du Cinéma. C’est un huis-clos étouffant qui distille son suspense intenable à un rythme lent, envoutant. Les personnages, tellement humains, sont très attachants, et ce, grâce à un casting parfait, avec une débutante dans le rôle de Ripley, l’époustouflante Sigourney Weaver. A ses côtés, Tom Skerrit dans le rôle de Dallas, John Hurt, Yaphet Kotto, Ian Holm, Harry Dean Stanton et Veronica Cartwright. En plus d’un film à suspense, Scott réalise un film à charge contre les dérives du capitalisme, incarnées par le seul personnage de Ian Holm dont je ne dévoilerai rien pour ceux qui n’auraient pas vu le film.

Absolument incontournable!

20th Century Fox

Après 57 ans de dérive dans l’espace, Ellen Ripley est secourue par la corporation Weyland-Yutani. Malgré son rapport concernant l’incident survenu sur le Nostromo, elle n’est pas prise au sérieux par les militaires quant à la présence de xénomorphes sur la planète LV-426 où se posa son équipage… planète où plusieurs familles de colons ont été envoyés en mission de « terraformage ». Après la disparition de ces derniers, Ripley décide d’accompagner une escouade de marines dans leur mission de sauvetage… et d’affronter à nouveau la Bête.

Sept ans après le premier volet, la suite voit le jour grâce à James Cameron qui vient tout juste de se faire remarquer avec son « Terminator ». Le style, a l’opposé du huis-clos lent de Ridley Scott, est lui, plus proche du film d’action. Mais sans autant en oublier le suspense. Au niveau de la mise en scène, on ne peut que se rendre à l’évidence que Cameron est un grand! Le film se déroule à un rythme échevelé et ça défourraille à tout va et Cameron n’économise pas les munitions.

Une réplique restera dans les annales à tout jamais, lors de l’affrontement final entre Ripley et l’alien et qu’elle lui balance: « get away from her, you bitch! » Et le personnage du droïde Bishop incarné par Lance Henriksen restera comme l’un des favoris des fans de la saga.

Seule survivante d’un carnage sur une planète lointaine, Ripley s’échoue sur Fiorina 161, planète oubliée de l’univers, balayée par des vents puissants. Une communauté d’une vingtaine d’hommes y vit. Violeurs, assassins, infanticides, ce sont les plus dangereux détenus de droits communs de l’univers. L’arrivée de Ripley va les confronter à un danger qui sera plus fort qu’eux.

En 1992, sort sur les écrans ce 3ème volet qui faillit ne jamais voir le jour, tant le scénario a été modifié et les prétendants à la réalisation se sont succédés. C’est finalement l’inconnu David Fincher qui s’y colle fort d’une expérience dans la réalisation de films publicitaires. Maintenant qu’on connaît mieux le bonhomme, on s’aperçoit que le film porte déjà sa patte, en particulier avec son atmosphère sombre, glauque et poisseuse qu’on retrouve par exemple dans Seven.

Le scénario comporte malheureusement  quelques baisses de régime mais le gros point faible est que l’on ne s’attache que très peu aux personnages. Très nombreux, ils sont en plus tous violeurs ou assassins, ce qui rend difficile le rapprochement avec le spectateur. La bonne idée par contre est de clore la trilogie avec la mort de son personnage principal.

Un peu en dessous des deux volets précedents mais intéressant!

Deux cents ans après la mort de l’officier Ripley, une équipe de généticiens ressuscite la jeune femme en croisant son ADN avec celui d’un Alien. Le cauchemar reprend. A bord de la station Auriga, Ripley donne naissance à un alien qui lui est aussitot enlevé. Prisonnière, elle s’efforce de renouer avec son lointain passé humain. Bientôt un autre vaisseau rejoint l’Auriga. Parmi l’équipage composé de brutes et de mercenaires, Ripley decouvre une belle jeune femme, Call, avec laquelle elle ne tarde pas a se lier d’amitié.

Fort du succès des précédents volets, la Fox décide de lancer un quatrième volet et trouve donc le moyen de ressuciter Ripley. Elle confie le bébé à Jean-Pierre Jeunet, qui sort d’un succès avec « la cité des enfants perdus ». Ce volet est pour moi un vrai ratage! l »humour noir de Jeunet nuit totalement au suspense et à l’esprit de la saga et les personnages secondaires sont pour moi soit mal interprétés soit par des acteurs pas à leur place comme Dominique Pinon, à l’accent anglais catastrophique, ou le simiesque Ron Perlman (une réplique = une vanne!).

On distingue bien le style Jeunet mais pour moi ça ne colle pas: triste fin.

Concernant l’édition blu ray dont je vous parle, elle vaut surtout pour les deux premiers volets, mes préférés, qui bénéficient d’une qualité d’image et de son hallucinantes! Au niveau des bonus, c’est le nirvana! Je n’en ai pas visionné encore 1/10ème tant ils sont nombreux et passionnants: 2 blu-ray entiers! Un beau cadeau!