Critique: Jurassic World, Fallen Kingdom

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Réalisation Juan Antonio Bayona
Scénario Derek Connolly
Colin Trevorrow
Acteurs principaux
Sociétés de production Amblin Entertainment
Apaches Entertainment
Legendary Pictures
Universal Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Science-fiction
Durée 128 minutes
Sortie 2018

Cela fait maintenant trois ans que les dinosaures se sont échappés de leurs enclos et ont détruit le parc à thème et complexe de luxe Jurassic World. Isla Nublar a été abandonnée par les humains alors que les dinosaures survivants sont livrés à eux-mêmes dans la jungle. Lorsque le volcan inactif de l’île commence à rugir, Owen et Claire s’organisent pour sauver les dinosaures restants de l’extinction.  Owen se fait un devoir de retrouver Blue, son principal raptor qui a disparu dans la nature, alors que Claire, qui a maintenant un véritable respect pour ces créatures, s’en fait une mission. Arrivant sur l’île instable alors que la lave commence à pleuvoir, leur expédition découvre une conspiration qui pourrait ramener toute notre planète à un ordre périlleux jamais vu depuis la préhistoire.

Après le film de fantômes (« l’Orphelinat »), le film catastrophe (« The Impossible ») le conte fantastique (« Quelques Minutes Après Minuit »), le cinéaste espagnol  Juan Antonio Bayona est appelé pour mettre en scène le cinquième film de la saga Jurassic Park intitulé « Jurassic World, Fallen Kingdom »! Ce nouveau volet éveillait donc notre curiosité, à juste titre?

Dur de se réjouir franchement même si le film possède quelques qualités notamment au niveau de la mise en scène, efficace, offrant quelques scènes plutôt bien troussées. On apprécie aussi la place donnée aux animatroniques comme dans les premiers volets. Le principal écueil tient évidemment au scénario ô combien prévisible et bancal. La première partie du film sur l’île d’Isla Nubar est en effet expédiée en raison d’une éruption volcanique et de l’évacuation des principales espèces de dinosaures, mis à part un pauvre brachiosaure qui fera pleurer dans les chaumières. Tout le reste du film se déroule dans un manoir gothique avec des dinosaures captifs!!! On comprend maintenant que le terrain était parfaitement balisé pour Bayona qui avait déjà prouvé son savoir-faire niveau grandes maisons sinistres! Intrigue prévisible, personnages caricaturaux (on repère à la seconde qui seront les « méchants » de l’histoire) font qu’on ne tremble malheureusement pas et qu’on trouve le temps un peu long (près de 2h10, ça fait une bonne vingtaine de minutes en trop!). Après coup, on se dit que si Bayona avait bénéficié d’un scénario solide, ce nouveau volet aurait pu relancer sérieusement cette saga qui, si l’on en croit le final, devrait voir un troisième volet qu’on espère plus tendu, méchant et sanguinolent!

2

 

Critique: Quelques Minutes Après Minuit

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Titre original A Monster Calls
Réalisation Juan Antonio Bayona
Scénario Patrick Ness
Acteurs principaux
Sociétés de production Apaches Entertainment
La Trini
Participant Media
River Road Entertainment
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau de l'Espagne Espagne
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau du Canada Canada
Genre fantastique
Durée 108 minutes
Sortie 4 Janvier 2017

Conor a de plus en plus de difficultés à faire face à la maladie de sa mère, à l’intimidation de ses camarades et à la fermeté de sa grand-mère. Chaque nuit, pour fuir son quotidien, il s’échappe dans un monde imaginaire peuplé de créatures extraordinaires. Mais c’est pourtant là qu’il va apprendre le courage, la valeur du chagrin et surtout affronter la vérité…

Alors que l’on attend de le voir aux commandes du Jurassic World 2, l’Espagnol Juan Antonio Bayona nous offre ici son troisième long métrage. Après « l’Orphelinat », film de fantômes sur les traces d’Amenabar et « The Impossible », grosse production internationale sur le tsunami de 2004, tour de force de mise en scène que certains qualifieront de chantage émotionnel, Bayona se lance ici dans le conte fantastique. Avec l’adaptation d’un roman de Patrick Ness, Bayona entend nous montrer le deuil et la séparation à travers les yeux d’un enfant. Alors que sa mère est mourante, le jeune Conor voit un monstre lui rendre visite le soir, toujours à la même heure, quelques minutes après minuit, pour lui raconter des histoires et lui montrer le chemin vers l’acceptation de son destin. Le film fait évidemment penser au BGG de Spielberg mais sans tomber dans les travers du film de Spielbey, à savoir la mièvrerie, les bons sentiments et surtout avec un vrai fond. Mêlant habilement l’intime et le spectaculaire, le film s’appuie aussi bien sur des effets spéciaux réussis que sur une histoire solide et des personnages pleins. Les scènes faisant appel à l’animation (les histoires du monstre) sont un régal visuel et poétique, l’interprétation est parfaite avec notamment une excellente Sigourney Weaver en grand-mère sévère mais aimante et l’émotion est comme jamais au rendez-vous! N’oubliez pas les mouchoirs! On tient là l’un des grands films de 2017!

4.5