Critique Bluray: Utu

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LE FILM:

4

Nouvelle-Zélande, 1870. Te Wheke, un éclaireur des troupes coloniales, retrouve sa tribu massacrée par l’armée pour laquelle il travaille. Trahi et fou de douleur, il jure de se venger et d’infliger le même châtiment – UTU – aux Pakehas (les Néo-Zélandais d’origine européenne). 

Bien avant Jane Campion et sa Leçon de piano, Utu était le premier film néo-zélandais sélectionné au Festival de Cannes, en 1983. Réalisé par Geoff Murphy, à qui l’on doit d’innommables nanars tels que « Freejack », « Piège à grande vitesse » ou « Fortress 2 », on visionne ce film avec d’inévitables à priori! Le choc n’en est que plus grand!

Si « Utu » n’est pas un chef d’oeuvre, sa puissance et sa noirceur laissent des traces dans les rétines. Utu, ça signifie « Vengeance » en Maori. Quand Te Wheke s’aperçoit que les Colons ont assassiné et brûlé tout son village, il n’a que Utu en tête et va lancer une véritable révolution contre l’oppresseur. Dans sa quête de vengeance, il va précipiter son pays dans la violence la plus totale. Ce western maori, reposant sur un scénario des plus basiques, captive par la force de ses images, le charisme de son héros, esprit vengeur au regard de fou et ses montées de violence aussi subites que sans concession. Une curiosité qui mérite d’être découverte!

TECHNIQUE:

4.5

Une copie très propre et efficace!

BONUS:

3.5

On trouve ici un making of de 45 minutes.

VERDICT:

4

Un western maori choc, à découvrir!

Disponible en Combo Bluray/Dvd (24.99 euros) dès le 7 mars chez La Rabbia

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Critique Bluray: Darkman

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Titre original Darkman
Réalisation Sam Raimi
Acteurs principaux
Sociétés de production Universal Studios
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Fantastique
Horreur
Durée 96 minutes
Sortie 14 novembre 1990

LE FILM:

4

Peyton Westlake, brillant gênéticien, vient de réaliser la synthèse des cellules de la peau. Sa femme, avocate, a pour client un constructeur immobilier, Louis Strack Jr, dont un document confidentiel vient de lui révèler les agissements douteux. Elle cache le document dans le laboratoire de son mari. Louis Strack Jr envoie des tueurs pour récupérer son bien. Le professeur est laissé pour mort mais il survit a ses horribles blessures. Defiguré, il réussit à se recomposer un visage, mais qui ne tient qu’une heure, afin d’assouvir sa vengeance.

Je vous annonçais il y a quelques semaines la sortie d’une édition ultime de Darkman par l’Atelier d’Images à travers une opération de financement participatif qui rencontra un franc succès! C’est chose faite, le 7 novembre sortira cette édition comprenant 2 bluray (avec les trois volets), un dvd et une BD! L’occasion de revenir sur le quatrième film de Sam Raimi devenu culte pour des millions de fans. Après avoir réalisé les deux premiers « Evil Dead » et la comédie horrifique « Mort sur le grill », Raimi rêve de réaliser un film de super-héros que les studios lui refuseront. Il décide alors avec son frère de créer le sien; ce sera Darkman, un scientifique défiguré et laissé pour mort par une bande de gangsters. Ayant réussi à recréer la peau humaine, il s’amuse alors à changer de visages afin d’assouvir sa soif de vengeance. Rendant hommage aux films de monstres de la Universal, façon « le fantôme de l’Opéra »,mais aussi à l’univers Comics,  Raimi concentre ici toute la quintessence de son Cinéma: effets optiques à foison, zooms ultra-rapides comme dans les Evil Dead, noirceur, humour et cerise sur le gâteau, la  partition expressionniste de Danny Elfman. Fun et jubilatoire, « Darkman » donna suite à deux films, réalisés par un tâcheron, Bradford May,  qui atterrirent directement à la case vidéoclub en France, et on comprend vite pourquoi!

TECHNIQUE:

4.5

Une copie sublime pour ce premier volet, les deux autres étant corrects mais ne présentant aucun intérêt!

BONUS:

5

Composée de documents d’aujourd’hui et d’hier, l’interactivité de cette édition côtoie les sommets. On retrouve des interviews et making of d’époque mais aussi des interviews de toute l’équipe et de journalistes qui reviennent sur la genèse et le tournage d’un film qui changea leur carrière à tous!

VERDICT:

4.5

Une édition magistrale pour un film culte!

Disponible en édition ultime (49.99 euros) chez l’Atelier d’Images dès le 7 novembre

 

Critique Dvd: Marqué au fer rouge

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LE FILM:

3

Au terme de onze années de chasse au bison, Jonas Trapp rentre chez lui, auprès de sa femme Jessie. Non loin de sa ville de destination, Coldiron au Texas, trois hommes l’interceptent et, sous prétexte de vol de bétail, le marquent au fer rouge, puis volent les 17.000 $ qu’il a accumulés au fil des années. Gravement blessé, puis soigné par le vieil Hanley, Jonas Trapp survit. Se croyant veuve, Jessie s’engage bientôt à épouser un autre homme, l’un des agresseur de son mari justement, un banquier. Désormais remis sur pied, le chasseur de bison entreprend de retrouver ceux qui vont vite regretter de ne pas l’avoir achevé…

Si l’on n’est pas ici face à l’un des joyaux de la collection Western, ce « Marqué au fer rouge » n’est pourtant pas le moins intéressant. Réalisé par Bernard McEveety, plutôt habitué de la télévision, ce western est surprenant par sa forme. Le film débute dans le présent ( années 60 ) avec un journaliste qui questionne le patron d’un bar sur l’Histoire de la ville. Cette histoire est donc racontée sous la forme d’un flashback et au sein de celui-ci, un autre flashback prendra place pour nous raconter le passé du personnage principal, Jonas Trapp! Cette histoire de vengeance d’un homme que tout le monde croyait mort n’est pas des plus originales mais la prestation de Chuck Connors est plutôt convaincante. Sur la forme, la mise en scène de McEveety tient plus d’une production télé que d’un vrai film de cinéma; on voit d’ailleurs très peu d’extérieurs. Toutefois, le récit est assez tenu et l’on passe un assez bon moment.

TECHNIQUE:

4

Une copie assez propre, à tous les niveaux.

BONUS:

3.5

On trouve ici la traditionnelle présentation de Patrick Brion ainsi qu’un documentaire sur l’Histoire du Western.

VERDICT:

3

Un western sans éclat mais plutôt agréable.

Disponible en DVD (16.99 euros) chez SIDONIS

 

 

Critique Bluray: l’Agression

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LE FILM:

3

Un homme se consacre à venger sa femme et sa fille qui ont été violées et assassinées par un groupe de motards sur l’autoroute des vacances.

Si Gérard Pirès s’est fait connaître du grand public avec « Taxi » en 1998, il a toutefois commencé sa carrière de réalisateur en 1968 avec « Erotissimo ». C’est en 1974 qu’il réalise son quatrième film, « l’agression » avec un trio d’acteurs de gros calibre: Jean-Louis Trintignant, Catherine Deneuve et Claude Brasseur. Si le scénario ne vole pas bien haut, frôlant même parfois le ridicule, le film sort en pleine mode des Vigilante Movies façon « Justicier de Minuit » où un individu se venge par le sang, généralement d’un crime qui l’a privé de sa femme et/ou de ses enfants. C’est le cas ici du personnage incarné par Trintignant qui va chercher à éliminer ceux qu’il croit coupables du meurtre et du viol de sa femme et sa fille. A voir pour les performances de Trintignant en justicier, Deneuve en belle-soeur coquine et Brasseur en serveur facho; accessoirement pour rire du rôle ridicule de Charlebois!

TECHNIQUE:

3.5

Une copie correcte avec un grain assez prononcé.

BONUS:

0.5

Seul bonus, une courte interview d’époque de Trintignant sur le plateau.

VERDICT:

3

Un vigilante movie à la Française!  Curieux…

Disponible en Bluray (12.99) chez Gaumont dès le 24 février

Critique Dvd: Blue Ruin

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  • Date de sortie :
    09 juillet 2014
  • Réalisé par :
    Jeremy Saulnier
  • Avec :
    Macon Blair, Devin Ratray, Amy HARGREAVES…
  • Durée :
    1h32min
  • Pays de production :
    Etats-Unis
  • Année de production :  2013
  • Distributeur :
    Le Pacte / Wild Side

LE FILM: 

4.5

Un vagabond solitaire voit sa vie bouleversée lorsqu’il retourne à sa maison d’enfance pour accomplir une vieille vengeance. Se faisant assassin amateur, il est entraîné dans un conflit brutal pour protéger sa famille qui lui est étrangère.

Derrière un revenge movie bien noir façon frères Coen, avec un héros un peu poissard, Jeremy Saulnier signe un second film qui navigue habilement entre humour grotesque et violence bien glauque. Mais surtout, il dresse un constat assez sombre sur la circulation des armes aux Etats-Unis qui facilite la loi du talion. Cerise sur le gâteau, l’interprétation hallucinante de Macon Blair! Une des pépites de l’année!

TECHNIQUE:

4.5

Un DVD sans faute de goût!

BONUS:

4

On trouve ici un making of ainsi que deux scènes coupées commentées par le réalisateur et les bandes annonces d’usage!

VERDICT:

4.5

Une petite bombe à découvrir d’urgence!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez Wild Side Vidéo


CRITIQUE BLU-RAY: ONLY GOD FORGIVES

518eMBBBpNLLE FILM: 8.5/10

À Bangkok, Julian, qui a fui la justice américaine, dirige un club de boxe thaïlandaise servant de couverture à son trafic de drogue. Sa mère, chef d’une vaste organisation criminelle, débarque des États-Unis afin de rapatrier le corps de son fils préféré, Billy : le frère de Julian vient en effet de se faire tuer pour avoir sauvagement massacré une jeune prostituée. Ivre de rage et de vengeance, elle exige de Julian la tête des meurtriers. Julian devra alors affronter Chang, un étrange policier à la retraite, adulé par les autres flics …

Quand il y a deux ans, Nicolas Winding Refn réalisa Drive, il livra son film le plus accessible et grand public et se fit connaître ainsi en dehors du cercle des cinéphiles qui le portaient aux nues depuis son premier film Pusher. Le revers de la médaille est que ce public qui fit également de Ryan Gosling une star s’attend avec Only God Forgives à voir la suite de Drive, un polar au rythme changeant et aux doux relents de romantisme. C’est ainsi que la déception est grande pour de nombreux spectateurs: Winding Refn a montré tout au long de sa courte carrière une énorme capacité à se renouveler et ce nouvel opus en est la meilleure preuve. OGF est un pur film de vengeance dont le scénario, mince comme une feuille de papier à cigarette, n’est qu’un point de départ pour le cinéaste pour offrir un trip hypnotisant d’une beauté formelle assez dingue. Mené sur un rythme très lent avec une caméra dont les mouvements sont limités au maximum, OGF multiplie les influences: outre la symétrie dans le cadrage totalement kubrickienne, on y retrouve tout aussi bien du Wong Kar Wai que du Gaspar Noé.

Ponctué de scènes ultra-violentes, OGF est un voyage dans le Bangkok underground envoûtant sublimé par la musique organique de Cliff Martinez. Une expérience de cinéma pur!

TECHNIQUE: 10/10

Du pur bonheur tant la sublime photo du film et la musique envoûtante sont à la fête! Parfait!

BONUS: 9/10

Outre des bandes annonces et le commentaire audio du réalisateur, on trouve le making of passionnant de trois scènes qui permet vraiment de voir le travail de NWR en matière de mise en scène et de direction d’acteurs, un module supplémentaire sur le tournage de scènes avec Ryan Gosling et un entretien de 12 mins avec le réalisateur. S’ils ne sont pas très long, les bonus sont d’une pertinence rare.

VERDICT: 9/10

Un excellent bluray pour l’une des expériences cinématographiques les plus extrêmes de l’année!

Disponible en DVD (19.99 euros) et blu-ray (24.99 euros) chez Wild Side Vidéo

 


CRITIQUE: ONLY GOD FORGIVES

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À Bangkok, Julian, qui a fui la justice américaine, dirige un club de boxe thaïlandaise servant de couverture à son trafic de drogue.
Sa mère, chef d’une vaste organisation criminelle, débarque des États-Unis afin de rapatrier le corps de son fils préféré, Billy : le frère de Julian vient en effet de se faire tuer pour avoir sauvagement massacré une jeune prostituée. Ivre de rage et de vengeance, elle exige de Julian la tête des meurtriers.
Julian devra alors affronter Chang, un étrange policier à la retraite, adulé par les autres flics …

Quand il y a deux ans, Nicolas Winding Refn réalisa Drive, il livra son film le plus accessible et grand public et se fit connaître ainsi en dehors du cercle des cinéphiles qui le portaient aux nues depuis son premier film Pusher. Le revers de la médaille est que ce public qui fit également de Ryan Gosling une star s’attend avec Only God Forgives à voir la suite de Drive, un polar au rythme changeant et aux doux relents de romantisme. C’est ainsi que la déception est grande pour de nombreux spectateurs: Winding Refn a montré tout au long de sa courte carrière une énorme capacité à se renouveler et ce nouvel opus en est la meilleure preuve. OGF est un pur film de vengeance dont le scénario, mince comme une feuille de papier à cigarette, n’est qu’un point de départ pour le cinéaste pour offrir un trip hypnotisant d’une beauté formelle assez dingue. Mené sur un rythme très lent avec une caméra dont les mouvements sont limités au maximum, OGF multiplie les influences: outre la symétrie dans le cadrage totalement kubrickienne, on y retrouve tout aussi bien du Wong Kar Wai que du Gaspar Noé.

Ponctué de scènes ultra-violentes, OGF est un voyage dans le Bangkok underground envoûtant sublimé par la musique organique de Cliff Martinez. Une expérience de cinéma pur!

NOTE: 8.5/10