Critique Bluray: Utu

613GBrKpBOL._SL1000_

LE FILM:

4

Nouvelle-Zélande, 1870. Te Wheke, un éclaireur des troupes coloniales, retrouve sa tribu massacrée par l’armée pour laquelle il travaille. Trahi et fou de douleur, il jure de se venger et d’infliger le même châtiment – UTU – aux Pakehas (les Néo-Zélandais d’origine européenne). 

Bien avant Jane Campion et sa Leçon de piano, Utu était le premier film néo-zélandais sélectionné au Festival de Cannes, en 1983. Réalisé par Geoff Murphy, à qui l’on doit d’innommables nanars tels que « Freejack », « Piège à grande vitesse » ou « Fortress 2 », on visionne ce film avec d’inévitables à priori! Le choc n’en est que plus grand!

Si « Utu » n’est pas un chef d’oeuvre, sa puissance et sa noirceur laissent des traces dans les rétines. Utu, ça signifie « Vengeance » en Maori. Quand Te Wheke s’aperçoit que les Colons ont assassiné et brûlé tout son village, il n’a que Utu en tête et va lancer une véritable révolution contre l’oppresseur. Dans sa quête de vengeance, il va précipiter son pays dans la violence la plus totale. Ce western maori, reposant sur un scénario des plus basiques, captive par la force de ses images, le charisme de son héros, esprit vengeur au regard de fou et ses montées de violence aussi subites que sans concession. Une curiosité qui mérite d’être découverte!

TECHNIQUE:

4.5

Une copie très propre et efficace!

BONUS:

3.5

On trouve ici un making of de 45 minutes.

VERDICT:

4

Un western maori choc, à découvrir!

Disponible en Combo Bluray/Dvd (24.99 euros) dès le 7 mars chez La Rabbia

Critique: Dunkerque

266314.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

Titre original Dunkirk
Réalisation Christopher Nolan
Scénario Christopher Nolan
Acteurs principaux
Sociétés de production Syncopy Films
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau de la France France
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
Genre guerre
Durée 106 minutes1
Sortie 19 juillet 2017

Le récit de la fameuse évacuation des troupes alliées de Dunkerque en mai 1940.

Pour son neuvième long métrage, Christopher Nolan délaisse la science-fiction (Inception, Interstellar) ou « Batman » pour son premier film historique. Avec « Dunkerque », il s’intéresse en effet à l’opération Dynamo , l’évacuation de près de 300 000 soldats du piège dans lequel ils se retrouvaient pris, à Dunkerque, acculés par l’armée allemande sur terre ou dans les airs. Loin d’être un film de guerre classique, didactique, « Dunkerque » est presque un survival, quasiment dépourvu de dialogues. On suit trois histoires distinctes: une heure dans un chasseur avec un pilote anglais (Tom Hardy), une journée dans un bateau civil réquisitionné pour aller chercher des militaires à Dunkerque et une semaine avec des soldats en attente d’évacuation, entre la plage et la jetée. La musique d’Hans Zimmer, organique et puissante, remplace les dialogues, seulement secondée par le son de la guerre (avions, bombes, torpilles, balles…). Durant 1h45 (film le plus court de son réalisateur!), le spectateur est jeté au coeur de l’action comme rarement depuis « le Soldat Ryan » de Spielberg, sans effusions de sang (le film est tous publics) mais une réelle immersion! On ressort bluffé par la mise en scène époustouflante de Nolan et rassuré qu’à l’air du tout numérique, un cinéaste assure le spectacle, à l’ancienne! L’UN si ce n’est LE grand film de l’année!

5