CRITIQUE DVD: LOCKED (2009)

Grâce à CINETRAFIC, je vais pouvoir vous parler d’une sortie vidéo chez M6 Video, un inédit avec Val Kilmer, LOCKED.


LE FILM:

Un professeur d’université enlève six personnes et les enferme ensemble dans un sauna. Il veut ainsi prouver que face au réchauffement climatique, les hommes vont se battre pour survivre. Il demande ensuite à un détective de faire publier ses théories sur la une du journal local, en échange de la libération des otages.

A priori, on pouvait s’attendre au pire: un thriller inédit en salles d’un réalisateur français inconnu au bataillon avec en guise de casting un rassemblement de seconds rôles hollywoodiens sur le retour (Val Kilmer, Eric Roberts et Armand Assante)! Et bien pas tout à fait! Certes, le scénario, très brouillon, parsemé de dialogues pas toujours au top, ne restera pas dans les annales. Certes, le jeu des comédiens n’est pas toujours transcendent (Val Kilmer livre un numéro de barjot quand même proche du cabotinage!). Malgré tout, la réalisation pas inintéressante du frenchie nous tient en éveil jusqu’au bout dans ce petit thriller qui reste un bon petit film du samedi soir. Et après tout, avait-il une autre ambition?

Techniquement, RAS côté image et son tout ce qu’il y a de plus correct!

LES BONUS:

Rien de transcendent non plus côté bonus à l’image du film! Outre la bande annonce, on trouve un making-of de 8 mins , plutôt composé d’interventions du casting que d’images du tournage. On y trouve également une section d’interviews (une quarantaine de minutes) pas vraiment passionnantes!

EN CONCLUSION:

Un petit nanar à regarder le samedi soir sous la couette! Aussi vite vu, aussi vite oublié!
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Locked (the steam
experience),
un film de Philippe Martinez, des éditions M6
Video Actuellement en DVD

CRITIQUE: LA PIEL QUE HABITO

Depuis que sa femme a été victime de brûlures dans un accident de voiture, le docteur Robert Ledgard, éminent chirurgien esthétique, se consacre à la création d’une nouvelle peau, grâce à laquelle il aurait pu sauver son épouse. Douze ans après le drame, il réussit dans son laboratoire privé à cultiver cette peau : sensible aux caresses, elle constitue néanmoins une véritable cuirasse contre toute agression, tant externe qu’interne, dont est victime l’organe le plus étendu de notre corps. Pour y parvenir, le chirurgien a recours aux possibilités qu’offre la thérapie cellulaire. Outre les années de recherche et d’expérimentation, il faut aussi à Robert une femme cobaye, un complice et une absence totale de scrupules. Les scrupules ne l’ont jamais étouffé, il en est tout simplement dénué. Marilia, la femme qui s’est occupée de Robert depuis le jour où il est né, est la plus fidèle des complices. Quant à la femme
cobaye…

Deux ans après le magnifique « étreintes brisées » et pour son dix-huitième long-métrage, Pedro Almodovar se lance dans le thriller. Ici point de décors et de costumes aux couleurs bigarées et de l’humour à toute petite dose; place à une certaine sobriété que ce soit dans la mise en scène, la photo ou le jeu des comédiens. Le style Almodovar est présent comme souvent à travers un scénario à surprises, succession de flash-backs et de flash-forwards jusqu’au dénouement qui en traumatisera beaucoup. Le génial réalisateur espagnol se permet au passage de citer Hitchcock, notamment Rebecca avec sa gouvernante ou encore Georges Franju et ses « yeux sans visage » à travers le sujet même du film. La mise en scène, brillante, est un merveilleux écrin pour l’interprétation de Banderas qu’on pensait perdu pour le Cinéma et de Marisa Paredes excellente dans le rôle de la gouvernante. Et comme d’habitude, Almodovar filme ses comédiennes comme personne notamment la très belle Elea Anaya qu’on avait déjà vue dans « parle avec elle ». Et tout ça sur une superbe bande originale d’ Alberto Iglesias.

Brillant, angoissant, horrifiant, un très grand Almodovar!