CRITIQUE: L’ENFANT D’EN HAUT

Simon, 12 ans, emprunte l’hiver venu la petite télécabine qui relie la plaine industrielle où il vit seul avec sa sœur Louise, à l’opulente station de ski qui la surplombe.
Là-haut, il vole les skis et l’équipement des riches touristes qu’il revend ensuite aux enfants de son immeuble pour en tirer de petits mais réguliers bénéfices.
Louise, qui vient de perdre son travail, profite des trafics de Simon qui prennent de l’ampleur et devient de plus en plus dépendante de lui…

Pour son deuxième film après « Home », Ursula Meier choisit à nouveau le thème de la famille. Elle nous propose ici de suivre une famille un peu bancale. Les parents sont absents et la grande soeur passe de missions d’intérim au chômage et enchaîne les petits copains qu’on différencie à la marque de leur voiture. Elle n’assume pas du tout la situation et se comporte plutôt comme une adolescente. Le petit frère, lui, n’a pour seule occupation que le vol et la revente d’équipements de ski et s’occupe de faire tourner la maison. Il fait les courses, la lessive et veille à ce que sa grande soeur ne fasse pas n’importe quoi!

Quand il va « en haut », il quitte la grisaille de sa tour HLM « d’en bas » et fréquente la bourgeoisie qui s’amuse, comme une métaphore amusante. Il peut même se permettre de déjeuner en terrasse assis sur une banquette  recouverte de peau de bête.

Entre la chronique sociale et le conte, « l’Enfant d’en Haut » rappelle souvent le cinéma des frères Dardenne notamment « le Gamin au vélo ». Porté par deux comédiens magnifiques, Léa Seydoux et le jeune Kacey Mottet Klein parfait dans ce rôle d’enfant en manque d’amour maternel, le film d’Ursula Meier est un petit bijou qui vous broiera le coeur.

 

CRITIQUE DVD: WE WANT SEX EQUALITY

Le 22 Novembre prochain sort le DVD de « We want sex equality » chez ARP Sélection au prix très attractif de 12.99 euros!

LE FILM:

Au printemps 68 en Angleterre, une ouvrière découvre que, dans son usine, les hommes sont mieux payés que les femmes. En se battant pour elle et ses copines, elle va tout simplement changer le monde…

Le film relate des faits réels qui ont vus 183 femmes faire grève pour la première fois et tenir tête au géant américain Ford ainsi qu’à leurs maris, pénalisés par l’arrêt de la production.

« We want sex equality » est une comédie sociale dans la lignée de « Full Monty » ou des « Virtuoses » comme seuls les Anglais savent les faire. Non seulement le film est une reconstitution fidèle de l’Angleterre des années 60 et de son contexte socio-économique mais sa réussite tient surtout à sa troupe de comédienne menée par la très bonne Sally Hawkins, sans oublier le trop rare Bob Hoskins et la géniale Mirand Richardson dans le rôle de la ministre du travail. Habilement réalisé par Nigel Cole (Calendar Girls), « We want sex equality’ est une comédie sociale réussie bien rythmée même si quelques intrigues secondaires parasitent quelque peu l’ensemble mais l’essentiel est là: parler avec légèreté d’un thème très peu traiter au Cinéma. Le happy End nous ferait presque oublier que le combat est loin d’être gagné!

LES BONUS:

Outre quelques bandes-annonces, un court making-of (13 mins) sans grand intérêt qui aurait pu être accompagné d’un doc sur les faits qui ont inspiré le film! Dommage!

VERDICT:

Une comédie sociale fort sympathique sur un sujet très original pour un DVD dont il serait dommage de se priver même si les bonus sont légers!