Critique bluray: the Voices

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  • Date de sortie salles:
    11 mars 2015
  • Réalisé par :
    Marjane Satrapi
  • Avec :
    Ryan Reynolds, Anna Kendrick, Gemma Arterton…
  • Durée :
    1h47min
  • Pays de production :
    américano-allemand
  • Année de production :  2014
  • Titre original : The Voices
  • Distributeur :
    Le Pacte

LE FILM:

3

 

Jerry est amoureux de la comptable de son travail. Il va se confier à ses animaux de compagnie qui ont la faculté de parler : un chat qui le pousse à commettre des meurtres en série et un chien affable.

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On pouvait se demander ce qui avait bien pu attirer Marjane Satrapi dans la réalisation d’un thriller américain sur un schisophrène psychopathe. On comprend très vite! Jerry, sous ses allures d’idiot du village, ne prend plus son traitement contre ses troubles mentaux au grand dam de sa psy. Résultat: il entend ses animaux lui parler et des visions récurrentes lui font voir sa collègue dotée d’ailes ou entourée de jolis papillons roses. Cela donne lieu à beaucoup de scènes vraiment très drôles et décalées et cela fonctionne vraiment très bien mais malheureusement pas sur toute la durée du film. Au bout d’une heure de film, le procédé s’évente et le soufflé retombe complètement pour laisser place à l’ennui alors que les cadavres s’empilent jusqu’à un final assez réjouissant!

Si le film de Marjane Satrapi évoque l’esprit de Serial Mother de John Waters, celle-ci semble un peu perdre le contrôle mais le casting sauve l’entreprise avec notamment un  Ryan Reynolds surprenant , à la fois grotesque et effrayant! Une semi-réussite!

TECHNIQUE:

5

 

Un écrin pour la photo très colorée du film!

BONUS:

3

 

Quelques featurettes promo sans grand intérêt exceptée une version karaoké de la chanson finale du film!

VERDICT:

3

 

Une comédie horrifique originale sans être complètement réussie.

Disponible en DVD (14.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez FranceTV Distribution dès le 22 juillet

CRITIQUE: REPULSION (1965)

 Une jeune manucure belge, Carole, travaille et vit à Londres avec sa sœur Hélène. Carole, introvertie, a des problèmes relationnels avec les hommes. Elle repousse Colin, qui la courtise et n’apprécie pas Michael, l’amant de sa sœur. Quand celle-ci part avec Michael, Carole sombre progressivement dans la névrose. Recluse, elle bascule dans la schizophrénie, et devient hantée par des bruits…

Coup de maître pour Polanski avec son deuxième long métrage (juste après « un couteau dans l’eau »), qui restera d’ailleurs comme l’un de ses meilleurs films et l’un des plus grands rôles de Catherine Deneuve. Polanski nous plonge dans la folie de son héroïne qui, d’abord simplement timide en apparence, adopte un comportement de plus en plus bizarre jusqu’à la folie la plus complète. A travers un magnifique travail sur l’image et le son, la mise en scène du jeune cinéaste tchèque immerge le spectateur dans cette schizophrénie et pose en quelque sorte les bases d’une trilogie que j’appellerais « trilogie de l’appartement » dont les deux autres volets seraient « Rosemary’s baby » et « le locataire ».

Passionnant, envoûtant, angoissant avec une Catherine Deneuve hallucinante!