Critique: D’après une Histoire Vraie

4120741.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

Réalisation Roman Polanski
Scénario Roman Polanski
Olivier Assayas
Acteurs principaux
Sociétés de production Wy Productions
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de la Belgique Belgique
Genre thriller
Durée 110 minutes
Sortie 1er Novembre 2017

Delphine est l’auteur d’un roman intime et consacré à sa mère devenu best-seller.
Déjà éreintée par les sollicitations multiples et fragilisée par le souvenir, Delphine est bientôt tourmentée par des lettres anonymes l’accusant d’avoir livré sa famille en pâture au public.
La romancière est en panne, tétanisée à l’idée de devoir se remettre à écrire.
Son chemin croise alors celui de Elle. La jeune femme est séduisante, intelligente, intuitive. Elle comprend Delphine mieux que personne. Delphine s’attache à Elle, se confie, s’abandonne.
Alors qu’Elle s’installe à demeure chez la romancière, leur amitié prend une tournure inquiétante. Est-elle venue combler un vide ou lui voler sa vie ?

Fraîchement accueilli lors de sa présentation au dernier Festival de Cannes, le dernier long métrage de Roman Polanski, adapté du roman de Delphine de Vigan, sort sur les écrans. Emmanuelle Seigner y incarne une romancière en mal d’inspiration qui va rencontrer « sa plus grande fan », incarnée par Eva Green, qui va prendre de plus en plus de place. Si l’on comprend aisément ce qui a pu séduire Polanski dans cette histoire, des thèmes comme les affres de la création artistique, l’obsession, , la schizophrenie…, on reste perplexe devant la forme. La mise en scène si peu inventive nous donne l’impression d’assister à un téléfilm quelconque; les dialogues, quant à eux, sont d’un niveau affligeant et arrachent même quelques sourires gênés. Pour couronner le tout, l’interprétation laisse franchement à désirer, ça sonne souvent faux et c’est même franchement ridicule notamment la prestation d’Eva Green qui nous la joue comme chez Tim Burton! Et puis cette thématique de la création littéraire, juste quelques semaines après le flop « Mother », on a l’impression d’avoir fait le tour! L’avantage, c’est qu’on a vite envie de revoir « The Ghost Writer »!

1

Publicités

CRITIQUE BLU-RAY: LA VENUS A LA FOURRURE

1540-1

LE FILM: 8/10

La critique est ici

TECHNIQUE: 9/10

Très belle copie, régal de définition et de couleurs!

BONUS: 0/10

Rien, pas même une bande annonce!

VERDICT: 8/10

Un très bon Polanski à savourer malgré l’absence regrettable de bonus!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (24.99 euros) chez TF1 Vidéo dans les magasins Fnac et Fnac.com

CRITIQUE BLU-RAY: LE BAL DES VAMPIRES

61+pdnv4ySL._SL1000_

LE FILM: 8.5/10

Un vieux savant fantaisiste, aidé de son jeune assistant, sont invités à passer la nuit au château du Comte Krolock. Parviendront-ils à sortir indemnes de ce lieu peuplé de créatures étranges, mais aux préoccupations pourtant bien terrestres, ou serviront-ils, ainsi que la jolie villageoise qui les accompagne, de tendres desserts au repas vampiresque du bal annuel ?…

Après le Couteau dans l’Eau, Répulsion et Cul-de-sac, Le Bal des Vampires (1967) est le premier film en couleurs de Polanski et aussi son plus gros budget. Avec Gérard Brach, son compère d’écriture depuis Répulsion, ils entreprennent de rendre hommage tout en les parodiant aux films de vampires de la Hammer. Roman Polanski interprète Alfred le frêle assistant du Professeur Abronsius ( Jack McGowran) et la regrettée Sharon Tate apporte la touche sexy au film dans le rôle Sarah Shagall, la fille de l’aubergiste qui fait tourner les têtes du comte Von Krolock.

Le-bal-des-vampires

Polanski réussit à créer un vrai climat d’angoisse comme à la grande époque tout en apportant un second degré assez réjouissant notamment avec des personnages complètement décalés comme le fils du Comte aux penchants homosexuels ou Koukol, le domestique aux allures de Quasimodo.

La direction artistique n’est pas en reste avec des décors éblouissants! Une des belles réussites de la carrière du cinéaste.

TECHNIQUE: 8/10

Une belle copie exempte de défauts majeurs.

BONUS: 8/10

On trouve ici une interview passionnante de Polanski (25 mins) ainsi qu’une de son producteur. Dans le coffret, un joli livret et le magnet du film sont également disponibles.

VERDICT: 8.5/10

Une très belle édition!

Disponible en coffret Ultimate DVD+blu-ray (29.99 euros) chez Warner Bros

CRITIQUE: LA VENUS A LA FOURRURE

20541851_20130930175039697_jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

Seul dans un théâtre parisien après une journée passée à auditionner des comédiennes pour la pièce qu’il s’apprête à mettre en scène, Thomas se lamente au téléphone sur la piètre performance des candidates. Pas une n’a l’envergure requise pour tenir le rôle principal et il se prépare à partir lorsque Vanda surgit, véritable tourbillon d’énergie aussi débridée que délurée. Vanda incarne tout ce que Thomas déteste. Elle est vulgaire, écervelée, et ne reculerait devant rien pour obtenir le rôle. Mais un peu contraint et forcé, Thomas la laisse tenter sa chance et c’est avec stupéfaction qu’il voit Vanda se métamorphoser. Non seulement elle s’est procuré des accessoires et des costumes, mais elle comprend parfaitement le personnage (dont elle porte par ailleurs le prénom) et connaît toutes les répliques par cœur. Alors que l’« audition » se prolonge et redouble d’intensité, l’attraction de Thomas se mue en obsession…

Juste après Carnage, Roman Polanski revient à l’adaptation d’une pièce de théâtre et à nouveau un huis-clos. Pour la quatrième fois, il retrouve son épouse Emmanuelle Seigner et pour lui donner la réplique, c’est Mathieu Amalric qu’il a choisi. Il n’est rien d’étonnant à ce que Polanski se soit approprié ce projet tant il transpire de tout ce qui fait l’oeuvre du cinéaste: un huis-clos, une atmosphère étrange, le sado-masochisme (Emmanuelle Seigner retrouve un rôle très proche de celui qu’elle tenait dans Lune De Fiel) et bien sûr l’occasion d ‘un vrai défi de mise en scène!

Et le pari est réussi: les deux comédiens sont prodigieux et la réflexion sur l’art et le rapport entre le créateur et les artistes vraiment fascinant! Après un coup de moins bien, revoilà Polanski!

NOTE: 8/10

 

LE FIFIB 2EME EDITION, C’EST PARTI!

CMJN de base

Pour sa deuxième édition, le Festival International du Film Indépendant de Bordeaux, communément appelé FIFIB a mis les petits plats dans les grands! En effet, trois invités de marque ponctueront le festival à leur manière.

Abdellatif Kechiche viendra présenter en ouverture sa Palme d’Or, la Vie d’Adèle dès ce soir. Roman Polanski honorera le festival de sa présence dans le cadre d’une rétrospective et offrira en plus de la présentation de la Vénus à la Fourrure en clôture, une masterclass. Enfin, Abel Ferrara viendra à la rencontre de ses fans dans le cadre d’un Ferrara VS Pasolini qui permettra de voir certains films de ces deux cinéastes aux multiples points communs!

Pour en venir à la compétition, le jury composé d’Anne Parillaud (Présidente), Julie Depardieu, Santiago Amigorena, Vimukhti Jayasundara et Jonathan Caouette devra faire un choix entre les huit films en compétition:

Mister John  de Joe Lawlor et Christine Molloy

Die Welt d’Alex Pitstra

Nina d’Elisa Fuksas

Tonnerre de Guillaume Brac

Blue Ruin de Jeremy Saulnier

Les Interdits d’Anne Weil et Philippe Kotlarski

12 O’Clock Boys de Lofty Nathan

Marussia d’Eva Pervolovici

Le FIFIB proposera également une compétition de courts-métrages, un focus sur la Grèce, un autre sur le Japonais Katsuya Tomita, des séances spéciales, des ateliers et plein d’autres choses. Jusqu’au 9 octobre, Bordeaux va donc vivre de belles émotions cinéphiles.

CRITIQUE BLU-RAY: REPULSION

LE FILM:

Une jeune manucure belge, Carole, travaille et vit à Londres avec sa sœur Hélène. Carole, introvertie, a des problèmes relationnels avec les hommes. Elle repousse Colin, qui la courtise et n’apprécie pas Michael, l’amant de sa sœur. Quand celle-ci part avec Michael, Carole sombre progressivement dans la névrose. Recluse, elle bascule dans la schizophrénie, et devient hantée par des bruits…

Coup de maître pour Polanski avec son deuxième long métrage (juste après “un couteau dans l’eau”), qui restera d’ailleurs comme l’un de ses meilleurs films et l’un des plus grands rôles de Catherine Deneuve. Polanski nous plonge dans la folie de son héroïne qui, d’abord simplement timide en apparence, adopte un comportement de plus en plus bizarre jusqu’à la folie la plus complète. A travers un magnifique travail sur l’image et le son, la mise en scène du jeune cinéaste tchèque immerge le spectateur dans cette schizophrénie et pose en quelque sorte les bases d’une trilogie que j’appellerais “trilogie de l’appartement” dont les deux autres volets seraient “Rosemary’s baby” et “le locataire”.

Passionnant, envoûtant, angoissant avec une Catherine Deneuve hallucinante!

La copie proposée sur ce blu-ray, est un peu décevante la faute à un grain très présent et à une luminosité un peu faible dans certaines scènes. Beaucoup mieux toutefois que celle de Cul-de-sac!

LES BONUS:

Outre une galerie photos, on trouve l’excellent documentaire « repulsion, un film d’horreur britannique » qui donne la parole à Polanski et ses collaborateurs, un commentaire audio de Catherine Deneuve et Roman Polanski et une interview audio du Professeur Richard L. Gregory!

VERDICT:

Une édition Bluray intéressante pour le film et ses bonus même si la copie est en-deçà de nos espérances.

Disponible en DVD (14,99 euros) et Blu-ray (19,99 euros) chez Aventi


CRITIQUE BLU-RAY: CUL-DE-SAC

LE FILM:

George ( Donald Pleasance) et Teresa (Françoise Dorléac) vivent seuls sur une île dans une grande demeure et la route s’arrête chez eux, formant un cul-de-sac. Un jour, deux gangsters blessés, dont l’un grièvement débarquent. Le plus valide (Lionel Stander) les prend en otage pendant quelques jours…

Pour son troisième film après « le Couteau dans l’eau » et « Répulsion », Polanski filme à nouveau un huis-clos et met en contact un homme d’âge mûr assez aisé et dont le courage n’est pas la première qualité, sa femme à la sexualité débordante qui n’attend qu’un peu de fantaisie et un gangster, brute épaisse à la voix rocailleuse. Ces trois personnages vont devoir cohabiter quelques temps sans que l’on sache quelle sera l’issue! Quand un groupe d’amis s’invite à l’improviste, la situation va se décanter…

Brillamment mis en scène, « Cul-de-sac » emprunte beaucoup au film Noir des années 40 tout en gardantle goût de l’absurde très prisé par Polanski, comme dans cette scène où le gangster resté dans la voiture se trouve pris par la marée montante! En beaucoup moins violent, le film de Polanski ressemble beaucoup au film de Peckinpah qui sortira quelques années plus tard, « les Chiens de paille ». C’est en tout cas l’un des films majeurs de Polanski qu’il nous est permis de (re)découvrir dans une copie malheureusement assez mauvaise (grain excessif, points blancs, rayures et sautes dans la luminosité)!

LES BONUS:

Outre une galerie photos et la bande-annonce, on trouve l’excellent documentaire « deux gangsters et une île » où Polanski revient, sans langue de bois, entre autres sur le comportement très limite du comédien Lionel Stander sur le tournage!

VERDICT:

Malgré une copie très mauvaise, un grand film accompagné d’un doc passionnant!

Disponible en DVD (14,99 euros) et en Blu-ray(19,99 euros) chez FILMEDIA dès le 17 avril!