CRITIQUE: INCH’ALLAH

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Dans un camp de réfugiés palestiniens en Cisjordanie, Chloé, jeune sage femme québécoise accompagne les femmes enceintes. Entre les check points et le mur de séparation, Chloé rencontre la guerre et ceux qui la portent de chaque côté : Rand, une patiente avec qui elle va rapidement se lier d’amitié et Ava, jeune militaire, voisine de palier en Israël. A leur contact, Chloé va progressivement remettre ses repères en question.
Certains voyages font voler en éclats toutes certitudes. Pour Chloé, Inch’Allah est de ces voyages-là.

En prenant pour héroïne une jeune québecoise qui fait quotidiennement la navette entre Israël et un camp palestinien, la réalisatrice Anaïs Barbeau-Lavalette nous donne son point de vue, celui d’une personne étrangère au conflit. Et l’on suit ce personnage de sage-femme qui s’enfonce inexorablement dans cette situation sans issue. Elle tente de ne diaboliser aucun des protagonistes et simplement de montrer l’absurdité de la situation. Entre la jeune militaire israëlienne qui vit très mal son rôle au check point et ces Palestiniens à bout de leur condition misérable, obligés de trier les décharges pour subsister, personne n’est gagnant. Sous une forme très réaliste, quasi-documentaire, la réalisatrice signe un film qui vous noue les tripes comme rarement et ce, en grande partie grâce à ses comédiennes, Evelyne Brochu et surtout Sabrina Ouazani, qui dégage toujours une présence assez incroyable. Quant à la scène dans laquelle le frère de Rand tente d’attendrir un soldat israëlien en lui parlant foot pour qu’il laisse passer sa sœur, en train d’accoucher, elle restera comme l’une des scènes fortes de l’année cinéma. Bravo!

NOTE: 8/10

 

CRITIQUE DVD: LA SOURCE DES FEMMES

LE FILM:

Cela se passe de nos jours dans un petit village, quelque part entre l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient. Les femmes vont chercher l’eau à la source, en haut de la montagne, sous un soleil de plomb, et ce depuis la nuit des temps. Leila, jeune mariée, propose aux femmes de faire la grève de l’amour : plus de câlins, plus de sexe tant que les hommes n’apportent pas l’eau au village.

Après deux films plutôt réussis, « Train de Vie » et « Va, Vis, Deviens », Mihaileanu s’était planté dans les grandes largeurs avec « le Concert« ! Avec un sujet à prori intéressant comme celui de « la source des femmes », la curiosité était grande de savoir si la faillite du précedent film était bien un accident! Que nenni! Le propos de son nouveau film, si louable soit-il, n’est distillé qu’à coups de clichés, de manichéisme d’une naïveté rare! Restent les actrices qui donnent le meilleur, Leïla Bekhti, Hafisa Herzi, Sabrina Ouazani et Biyouna et de belles images! C’est bien mais pas suffisant…

Côté technique, des lumières et des couleurs éclatantes et un son parfait, rien à dire!

LES BONUS:

Sur un deuxième disque, on trouve un making of (27 mins), des interviews du réalisateur et de Leila Bekhti, un module sur la condition féminine au Maghreb, des scènes coupées, des petits modules sur les chants, les danses, la langue arabe, un bêtisier et un diaporama! La totale!

VERDICT:

Une édition de grande classe pour les fans du film( dont je ne fais hélas pas partie!)!

Disponible en double DVD (19,99 euros) et Blu-ray (24,99 euros) chez France Télévision Distribution dès le 7 mars!