Critique: Tel Aviv On Fire

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Réalisation Sameh Zoabi
Scénario Dan Kleinman, Sameh Zoabi
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau du Luxembourg LuxembourgDrapeau de la France FranceDrapeau d’Israël IsraëlDrapeau de la Belgique Belgique
Genre drame
Durée 97 minutes
Sortie 3 avril 2019

Salam, 30 ans, vit à Jérusalem. Il est Palestinien et stagiaire sur le tournage de la série arabe à succès Tel Aviv on Fire ! Tous les matins, il traverse le même check-point pour aller travailler à Ramallah.  Un jour, Salam se fait arrêter par un officier israélien Assi, fan de la série, et pour s’en sortir, il prétend en être le scénariste. Pris à son propre piège, Salam va se voir imposer par Assi un nouveau scénario. Evidemment, rien ne se passera comme prévu.

Le troisième film de Sameh Zoabi, cinéaste israélien, s’intéresse à un jeune scénariste de TV Palestinien débutant, Salam,  qui se retrouve obligé par un officier israélien à suivre ses conseils pour l’écriture de la série préférée de sa femme. Très drôle la première moitié, le film s’enlise un peu dans son procédé. Toutefois, la qualité de l’écriture est à souligner tout comme le personnage impayable de l’officier israélien. Le cinéaste choisit de pointer l’absurdité des tensions israélo-palestiniennes sans désigner de coupables; comme il le dit lui-même, les gags font autant rire les deux publics auxquels il a pu montrer son film.

3.5

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Critique Dvd: L’insulte

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Réalisation Ziad Doueiri
Scénario Ziad Doueiri
Joelle Touma
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France FranceDrapeau du Liban Liban
Genre dramatique
Durée 112 minutes
Sortie 2017

LE FILM:

4.5

A Beyrouth, de nos jours, une insulte qui dégénère conduit Toni (chrétien libanais) et Yasser (réfugié palestinien) devant les tribunaux. De blessures secrètes en révélations, l’affrontement des avocats porte le Liban au bord de l’explosion sociale mais oblige ces deux hommes à se regarder en face.

Une goutte d’eau qui met le feu aux poudres! C’est en effet une histoire de gouttière qui provoque une tension et une insulte entre un Libanais et un réfugié palestinien. L’affaire finit au tribunal et divise le pays! Ce qui débute comme une farce caustique devient donc film de prétoire réveillant les fantômes du passé (le massacre de Damour durant lequel des centaines de Chrétiens furent assassinés par des milices palestiniennes! Ziad Doueiri, évitant tout manichéisme, démonte habilement les rouages du mécanisme de la violence et de la guerre, avec notamment un duo d’interprètes époustouflant! Aussi brillant qu’utile!

TECHNIQUE:

4.5

Impeccable!

BONUS:

4.5

On trouve ici des scènes coupées, un making of et une interview du réalisateur!

VERDICT:

4.5

Un réquisitoire brillant contre la violence et la haine!

Disponible en DVD (19.99 euros) chez DIAPHANA

Jeu Concours: 3 DVD de « The Honourable Woman » à gagner (jeu terminé)

81-e1YofJbL._SL1500_A l’occasion de la sortie en vidéo de la série « The Honourable Woman » le 22 juillet, CINEDINGUE et FRANCETV DISTRIBUTION sont heureux de vous offrir 3 DVD. Pour gagner, il vous suffit de répondre correctement aux questions avant le 4 août; un tirage au sort désignera les gagnants parmi les bonnes réponses.

Critique bluray: The Honourable Woman

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  • Série de suspense (2014)
  • Titre original :
    The Honourable Woman
  • Durée :
    0h52mn
  • 1 saison(s) / 9 episodes

LA SERIE:

4.5

A la mort de son père, marchand d’armes, Nessa Stein reprend en mains la multinationale familiale en la transformant en une fondation agissant pour la paix au Proche Orient. Mais cette évolution militante dérange certains intérêts politiques et financiers, et met rapidement sa vie en danger…

Diffusée par la BBC en Angleterre et en France sur Canal Plus, cette mini-série (9 épisodes) vaut largement le coup d’oeil. A travers l’histoire de Nessa Stein, femme d’affaires aux ambitions pacifistes, le réalisateur entend aborder la difficile question du conflit israélo-palestinien; pari risqué mais réussi haut la main, la série ne sombrant jamais dans le manichéisme. Le récit dense et complexe, de nombreux flash-backs donnant quelques pistes pour résoudre le puzzle, la mise en scène inspirée et surtout l’interprétation surpuissante de Maggie Gyllenhall (sans parler du reste du casting et notamment Lubna Azabal!) font de cette série une oeuvre indispensable!

TECHNIQUE:

5

La perfection!

BONUS:

Pas de bonus à se mettre sous la dent, dommage…

VERDICT:

4.5

La série à ne pas rater!

Disponible en DVD (24.99 euros) et bluray (24.99 euros) chez FranceTV Distribution dès le 22 juillet

Critique: Rendez-vous à Atlit

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  • Date de sortie :
    21 janvier 2015
  • Réalisé par :
    Shirel Amitay
  • Avec :
    Géraldine NakacheJudith ChemlaYaël Abecassis
  • Durée :
    1h30min
  • Pays de production :
    France
  • Année de production :  2014
  • Titre original : Atlit
  • Distributeur :
    Ad Vitam

Israël, 1995, la paix est enfin tangible. Dans la petite ville d’Atlit, Cali retrouve ses deux sœurs, Darel et Asia, pour vendre la maison héritée de leurs parents. Entre complicité et fous rires réapparaissent les doutes et les vieilles querelles, ainsi que d’étranges convives qui sèment un joyeux bordel. Le 4 novembre, Yitzhak Rabin est assassiné, le processus de paix est anéanti mais les trois sœurs refusent d’abandonner l’espoir.

Dans ce premier film de la réalisatrice Shirel Amitay, il est d’abord question d’héritage à travers trois soeurs qui se retrouvent pour vendre la maison des parents. Jusqu’ici rien de neuf; chacune est différente, chacune a eu sa propre relation avec ses parents et chacune a maintenant sa propre vie. Là où le film de Shirel Amitay prend toute son originalité, c’est non seulement par l’apparition fantômatique des parents et d’un enfant palestinien mais surtout par sa capacité à aborder la Grande Histoire, l’assassinat d’Yitzhak Rabin, mais en en faisant plus qu’un élément de décor. En effet, les soeurs vivent ces quelques jours en cherchant chacune à sa manière à solder le passé; paradoxalement, la mort de Rabin les aidera à trouver leur voie et une certaine harmonie. La réalisation, pleine de poésie et le jeu des trois comédiennes, toutes parfaites, font de ce « rendez-vous à Atlit » un message de paix des plus salutaires.

4

 

CRITIQUE: INCH’ALLAH

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Dans un camp de réfugiés palestiniens en Cisjordanie, Chloé, jeune sage femme québécoise accompagne les femmes enceintes. Entre les check points et le mur de séparation, Chloé rencontre la guerre et ceux qui la portent de chaque côté : Rand, une patiente avec qui elle va rapidement se lier d’amitié et Ava, jeune militaire, voisine de palier en Israël. A leur contact, Chloé va progressivement remettre ses repères en question.
Certains voyages font voler en éclats toutes certitudes. Pour Chloé, Inch’Allah est de ces voyages-là.

En prenant pour héroïne une jeune québecoise qui fait quotidiennement la navette entre Israël et un camp palestinien, la réalisatrice Anaïs Barbeau-Lavalette nous donne son point de vue, celui d’une personne étrangère au conflit. Et l’on suit ce personnage de sage-femme qui s’enfonce inexorablement dans cette situation sans issue. Elle tente de ne diaboliser aucun des protagonistes et simplement de montrer l’absurdité de la situation. Entre la jeune militaire israëlienne qui vit très mal son rôle au check point et ces Palestiniens à bout de leur condition misérable, obligés de trier les décharges pour subsister, personne n’est gagnant. Sous une forme très réaliste, quasi-documentaire, la réalisatrice signe un film qui vous noue les tripes comme rarement et ce, en grande partie grâce à ses comédiennes, Evelyne Brochu et surtout Sabrina Ouazani, qui dégage toujours une présence assez incroyable. Quant à la scène dans laquelle le frère de Rand tente d’attendrir un soldat israëlien en lui parlant foot pour qu’il laisse passer sa sœur, en train d’accoucher, elle restera comme l’une des scènes fortes de l’année cinéma. Bravo!

NOTE: 8/10

 

CRITIQUE BLU-RAY: LE FILS DE L’AUTRE

LE FILM: 6.5/10

Alors qu il s apprête à intégrer l armée israélienne pour effectuer son service militaire, Joseph découvre qu il n est pas le fils biologique de ses parents et qu il a été interverti par erreur à la naissance avec Yacine, l enfant d une famille palestinienne de Cisjordanie. La vie de ces deux familles est brutalement bouleversée par cette révélation, qui les oblige à reconsidérer leurs identités respectives, leurs valeurs, leurs convictions…

Sur un postulat de départ qui rappelle « la Vie est un long fleuve tranquille », à savoir l’échange accidentel à la maternité de deux enfants, la réalisatrice Lorraine Lévy (oui, la soeur de Marc!) choisit plutôt que d’en rire de mener une réflexion sur le conflit israelo-palestinien. Même si elle parvient à échapper à la stigmatisation de l’une ou l’autre communauté, elle ne parvient pas à insuffler un peu de tripes à son film lui donnant souvent des allures de téléfilm et c’est bien dommage étant donnée la force de son sujet. Restent deux portraits de famille intéressants et deux très belles interprétations de Pascal Elbé et Emmanuelle Devos. Même si le film manque un peu de passion, « le Fils de l’Autre » s’en tire plutôt bien sur un sujet très casse-gueule!

La copie proposée sur ce blu-ray est de toute beauté! Même si l’apport HD au niveau du son reste mineur, l’image est splendide!

LES BONUS: 9/10

Outre la bande-annonce, on trouve un making-of (journal de bord) passionnant d’une trentaine de minutes insistant sur la difficulté de tourner sur place ce genre de films, un bêtisier et quatre scènes coupées. Complet et de qualité!

VERDICT: 7.5/10

Un excellent blu-ray pour un film sympathique!

Disponible en DVD (19,99 euros) et blu-ray (24,99 euros) chez France Télévisions Distribution.